Quand le Club Med ferme ses portes...

Chapitre débuté par Jordi

Chapitre concerne : Une M.S.T parmi d'autres, Jordi,

Jordi venait de s'éveiller. Il ouvre un oeil et découvre Salomé, nue, endormie à ses côtés, allongée sur le ventre, sa chevelure flamboyante masquant son visage. A peine distingue-t-on sa bouche entrouverte. Il se relève sur un coude. Lui aussi est nu comme un vers. Lentement il laisse glisser ses doigts le long de sa colonne vertébrale, dessinant d'invisibles arabesques jusqu'à atteindre le sillon prometteur de ses fesses. Alors la princesse callypige émet un soupir et sans se réveiller, écarte ses longues jambes fuselées, offrant au regard son intimité. Il se penche pour venir humer les parfums qu'exhale cette fleur éclose, encore humide de la rosée de leurs derniers ébats. Alors qu'il sent renaître en son entrejambe le phénix de sa virilité, le bruit qui l'avait extirpé des bras de morphée pour le plonger entre les fesses de Salomé retentit à nouveau.

" Grzzzcrrr...Jordi...crrrrrzzzzz....déon....brrrrrrttttzzzz... chapiteau..."

Soudain les dernières brumes narcotiques sont chassées de son cerveau par le vent de la conscience. Il vient de reconnaitre cette voix que crachotte la radio. C'est celle du ce vieu fou de Gédéon. Meeeerde! Qu'est ce qu'il nous veut celui là?! La voix du vieux du Chapiteau a deux effets : il réveille Jordi qui se lève pour attraper le combiné et il rendort aussi sec popaul qui avait commencé à se réveiller. On ne vous la peut-être pas dit mais le Jordi n'est pas un as de la radio... pas que de la radio vous me direz. Jamais le titre de radio-amateur n'aura été aussi vrai!

"Gédéon? C'est Jordi! CRRRZZZZZT..."

On ne va pas détailler la conversation qui s'en suit et reste très décousue entre un dillettante de la radio et un vieux cinglé. Mais Jordi en comprend que les vacances au club med sont terminées. Il ne reste plus qu'à se rhabiller et trouver le patron du cru pour préparer le voyage retour. Le temps de se saper vite fait, il constate que la belle impudique dort toujours. Il hésite à déposer un baiser pas très chaste sur ses lèvres mais finalement, se contente de griffonner quelques mots sur un papier pour l'informer de la situation, avant de sortir.