La possedee, la droguee et le degenere

Chapitre débuté par Magnus

Chapitre concerne : SUPRA POWER, Magnus,

Ce texte vaut 3 bières !
La possédée, la droguée et le dégénéré

Sortie...
Des sous-sols. Outre le froid, le vent, l'éclairage assassin du soleil pour les yeux, c'était désolant de... vide !
Du désert, plat, dévasté. Pas une seule bâtisse.
Par contre question bêtises il en entend Magnus. Il entend encore cette voix, cette sale petite bouche qui pestifère sur les ondes des survivants. Il est raconté qu'elle a onze ans !? Nan mais à d'autres quoi ! Il est tout simplement impossible qu'une fille de cet âge sorte des choses pareilles. Ca fait des jours et des jours qu'elle crache son venin, parle de mort, menace, provoque et...


Là, non loin de l'équipe que guide Magnus, elle se vente de pouvoir attaquer un groupe de survivants qu'il connait. Tout cela avec le concours d'une complice du nom de Shiva. La vérité est qu'elles se cachent derrière un seul survivant. Un gros bonhomme un peu spécial, fort selon les dires: Un certain Mario. Un Mario que le teinté sent comme... embarrassé. Qui ne le serait pas ? La vipère en question se nomme Mercredi et étrangement cette dernière s'en prend à lui, Magnus, sans réelle raison, sortant des trucs sans queue ni tête comme si ça venait d'une autre vie. Ca vaut combien sur l'échelle de Rotten Tomatoes ? C'était assez Strange cette affaire. C'est à ce moment là que le sportif essaye des fréquences pour tenter de joindre Mario. Il était temps de finir de lui ouvrir les yeux sur ce qu'il se passait.
Au bout d'un certain moment...
Le survivant y arrive. Il réalise ce que fait la possédée, ce qu'elle provoque, le sens des mots qu'elle gerbe sur les ondes.
Il fait le bon choix.

Le musicien amateur, menton levé, regarde au loin les PDD, musique aux oreilles. Il bouge la tête au rythme des beats de son groupe préféré.
Action ? Ouaiiiis heiiiiin !
Il retire ses écouteurs avec une décision prise.
 

"- Funky SHIT ! "

Magnus tient la main de sa sœur lorsqu'il progresse vers le groupe de la possédée, la droguée et le dégénéré qui les accompagnent. Mario s'en écarte, comme s'il mettait fin à un contrat moral. Les quatre amis et membres de l'équipe se regroupent pour écouter le plan... suivis des trois membres Pirates qui sont plus que des simples connaissances depuis les semaines partagées ensemble. Presque de la famille. Le Suisse explique la dangerosité des cas comme ceux là dans la survie. La leur déjà, celle du groupe de Xavier plus loin mais aussi pour tous les survivants que ces deux tarées croiseront, probablement avec la complicité du jeune gars à leur coté. Le meneur de survie caresse le chien à leurs cotés et lui dit:

" - Je sais que tu comprends compagnon...
Peux-tu couvrir notre flan avec Beth et Kao ? Moi et les miens allons tenter l'approche de cette Mercredi. Elle a l'air complétement folle ou possédée.
 
"

Magnus tente de rassurer les Hippies des Mers et fait signe à son équipe. Confiant en fait, qui ne le serait pas avec Donald à leurs cotés. C'est en petite foulée que l'athlète rejoint le groupement des trois PD-D (Possédée-Droguée-Dégénéré pour les intimes) Cible: Mercredi, pas jeudi. Lui faire taire sa diarrhée verbale sur les ondes sera déjà d'utilité public. Tant de haine dans un si petit corps, c'était louche. MAIS dès l'approche le visage de la soit disant gamine se déforme ! La vision en était effrayante. De suite le souvenir de la naine psychopathe qui se faisait passer pour une fillette dans les faits-divers d'avant-Crash refait surface dans la tête du teinté !

Les doutes s'estompent lorsque le groupe arrive à mettre la main dessus... on pouvait entendre d'étranges sons comme des voix venants de nulle part, une voix horrible qui criait "ANTISEMITES" ... " PEDOPHILES " ... "SORCIERES". Toute la haine de l'ancien monde. Est-ce une hallucination collective ou la réalité ? L'esprit de Finkie ? Magnus croit voir la tête de Mercredi tourner sur elle-même !

C'est cela, c'était une naine possédée et psychopathe !

SPLACH !

Le réflexe de Magnus ne se fait pas attendre... il balance sa masse en revers comme un Baseballeur faisant un Home Run !

CRAC

Yeaaaaaah ! Cris du public et applaudissements dans le stade ! Twiiiisty

" - Holy shit ! "

MERDE alors le résultat est assez dégueu lorsque le sportif se retourne après un tour sur lui même...

La tête de la naine est quasi arrachée, elle pendouille dans son dos alors que les genoux trouvent le sol. Comble de la scène, cette tête continue de bouger... les yeux, la bouche, le nez et même une oreille. C'était vraiment écœurant. On aurait dit qu'elle tentait encore de cracher son venin dans un gargouillis humide qui sortait de sa gorge arrachée. Impossible de survivre à cela... à l'image des mots et comportement qu'elle avait.

- S'il te plait Scarlett... peux-tu... peux-tu faire quelque chose pour... ça !?

Sa sœur l'ayant rejoint, le frère compte sur son soutien moral et... physique.
Le teinté était un peu perturbé devant cette scène immonde. Elle vivait encore.
Plus loin, Shiva termine son bad trip entre les crocs et mains de leurs amis. C'était pas joli joli.
Clou du spectacle, le jeune qui accompagnait les deux folles se met à attaquer. Action-réaction, il rejoint la folie du duo.
Ce texte vaut 3 bières !
Scarlett n'a fait qu'entendre des bribes, des paroles provocantes. Elle est d'accord avec son frère, aucun enfant ne peut réellement déblatérer avec autant d'aplomb des menaces telles que celles-ci. 
Ce qui la fait le plus tiquer, cependant, c'est cette histoire de harem. 
La brune observe les femmes qui les accompagnaient. Elles ne les a jamais vu comme de possibles rivales, et elle ne compte pas s'y mettre aujourd'hui. D'autant que Pietro a toujours eu un comportement irréprochable. 

Le sort de Mercredi est donc jeté.

Scarlett laisse Pietro donner le premier coup, et de toutes façons, il gagne toujours à la course. Lorsqu'elle le rejoint enfin, elle constate son boulot de cochon avec un sourire en coin.

Elle lui murmure tendrement : "Qu'est-ce que tu ferais sans ta  soeur pour ranger tes affaires, Pietro ?

Alors que le groupe attaqué agit sans aucune once de logique, la soeur de Pietro prend le temps d'embrasser la joue de son frère.

La droguée en plein voyage perturbé ne les gênera pas beaucoup. Mais le jeune s'approche, le regard noir, voulant en découdre. 
Elle ne s'inquiète pas, et préfère s'occuper de la blessée à la bouche sale d'insanités. Elle s'agenouille devant elle et plonge ses mains sur le sable. Impossible de voir les effluves rouges qui s'en dégagent de cette façon. 
Sous les pieds de Mercredi, un trou se creuse, et la naine enragée s'enfonce lentement, ses membres tremblottent et des crissements légers accompagnent sa descension. 
Scarlett la fixe avec une haine déraisonnable. 

Et ceux qui s'approchent trop près de la brune peuvent sentir à quel point sa colère est noire et toute dirigée vers le corps disloqué qui maintenant a presque disparu.
Le sable recouvre son crâne et ses cheveux. Si ce n'est quelques gouttes de sang qui teintent le sable, difficile de savoir qu'ici, est enterrée vivante Mercredi.

"Pourvu que ton âme s'enfonce et ne revienne pas." lui souhaite-t-elle, tout bas.
 
Ce texte vaut 2 bières !
Du sable, encore du sable, et toujours du sable. Et du vent. A perte de vue. Il en avait plein la truffe, mais aussi les oreilles et les coussinets. Ils avançait avec difficultés, dans les pas des supers bipèdes, avant que ceux-ci ne disparaissent. Derrière lui, deux bipèdes le suivait, encore plus perdu que lui dans cette immensité vide et creux.


Ces bipèdes il les avaient retrouver lors de son errances la veille, totalement déboussolés et cherchant leurs camarades. Ces bipèdes l’ayant bien assister dans les égouts, il avait décidé de les aider à retrouver leurs semblables.
Un chien qui commande des humains, ça n’a rien d’extraordinaire, car avec son odorat des plus développé et son instinct de survie il fait un excellent guide.
Un peu plus tôt dans la journée son groupe avait croisé la trace d’autres bipèdes, et leurs odeurs lui avait été très familière. Lui faisant confiance, les bipèdes l’avaient suivi et ils étaient tombé sur un groupe d’humain rencontré dans les souterrains. Ils avaient pris la décision de voyager ensemble.
Mais avant de reprendre leurs chemin ils avaient une mission des plus périlleuse à accomplir. Ni douce, ni facile, mais nécessaire pour le bien de tous.


C’est ainsi qu’ils cheminaient tous, en fille indienne, direction plein sud. Il était encore à 200m de la cible qu’il sentait déjà les relents de drogues, de véhémence et d’orgueil malsaine. Non pas malsaine. c’était plus que ça, c’était démoniaque.
En s’approchant plus il pu observé la faune sauvage du groupe. Il ne fut pas déçus. Jamais il n’avait pu observer une telle concentration de dialecte offensant, de débauche, d’ignominie et de bonnes mœurs saccagés dans un groupe aussi restreint. Il les auraient bien observé plus longtemps, pour apprendre et comprendre mais Magnus ne lui en laisse pas le temps.



"- Je sais que tu comprends compagnon...
Peux-tu couvrir notre flan avec Beth et Kao ? Moi et les miens allons tenter l'approche de cette Mercredi. Elle a l'air complétement folle ou possédée. "

Bien sur qu’il le comprend. Et il le sait. Il acquiesce et fait un clin d’œil, avant de disparaître dans un fourré avec ses deux camarades bipèdes. Il allait contourner le camp, caché par les quelques cactus, et se positionner à l’arrière, afin de stopper les fuyards.
Leur point d’observation tombe directement sur une bipède totalement anéanti par la drogue. Une shootée que ça s’appelle apparemment. Pas beau. Elle se rend même pas compte de ce qui se passe sous ses yeux. Les autres bipèdes se tenaient à carreaux. Certains c’était même coucher au sol, dans un signe de soumission, regardant Mercredi disparaître sous le sable.


D’un coup un mouvement prés de lui l’alerte. C’est la shootée qui c’est réveillé et qui s'avance en zig-zag vers le groupe de super bipède avec un truc dans les mains. Va-t-elle se rendre ou les attaquer? Dans le doute, il doit agir vite.

Bipède ! Sonner l’attaque ! Autorisation de tuer !
A peine avait-il fini sa phrase qu’il fonce sur la shootée, lui saute dessus et lui mort violemment l’abdomen pendant que ses camarades sortent leurs armes et viennent à son renfort pour la mettre hors d’état de nuire.
 
Ce texte vaut 3 bières !
[HRP : Réponse de JD Shiva, RP post-mortem]


Shiva :



Aucune drogue dans l'équation. Nulle substance d'aucune sorte.
Juste une douce folie, résultant d'une bien sournoise maladie.

La jeune femme aux cheveux blonds n'est donc pas une droguée. Pas plus qu'elle ne représente le moindre danger. Il s'agit juste d'une âme perturbée. Perdue et absente. Livrée à elle-même dans un monde qui ne veut pas d'elle. Qui n'a jamais été pour elle.
Rien d'étonnant du coup, à ce qu'elle se soit inventé un univers bien à elle. Fait de créatures fabuleuses et inquiétantes. De couleurs chatoyantes et de sons enivrants.
Rien d'étonnant non plus à ce qu'elle soit particulièrement malléable et dépendante des autres. D'une naïveté touchante mais aussi troublante, une véritable ingénue. Si sensible aussi que ses émotions prennent souvent le pas sur les rares aspects raisonnables de sa psyché.

Des larmes aux rires. De la tristesse à la joie.
Il n'y a qu'une frontière très mince, que Shiva traverse sans retenue.



Ce soir-là, elle est plutôt calme. Reposée.
Elle a connu plusieurs crises dans la journée, mais rien de bien alarmant.
Ces dernières semblent liées aux interventions radiophoniques musicales d'un chanteur loupé de variété. Pour une raison parfaitement insaisissable, Shiva semble accorder une oreille plus qu'attentive à cette soupe auditive aux relents de rat crevé.
Il n'est pas rare qu'elle chantonne -d'une voix plutôt agréable- les refrains des quelques morceaux entendus, et accompagne parfois cela d'une danse un peu trop intense et inadapté. Mais cela la rend heureuse, et n'est-ce pas là l'essentiel?

Ce soir-là donc, elle s'est un peu isolée.
Tout d'abord pour faire ses besoins, et aussi pour profiter de l'ambiance nocturne.
Il a plu dans la journée, et les nuages ont maintenant disparus. Un croissant de lune doré à point trône assez bas sur l'horizon, laissant donc la part belle à un ciel constellé de multiples éclat lumineux. Shiva se souvient. L'observation de la voute céleste lui rappelle toujours l'époque où elle était plus... normale.
Elle sait que la Lune est descendante, car son père lui a appris que cette ingénue est menteuse. Lorsqu'elle dessine un C, elle est Décroissante, et lorsqu'elle dessine un D, par logique contraire, elle est donc Croissante.
Elle reconnait aussi les constellations. Ursa Major, Ursa Minor évidemment. Orion et son épaule gauche, Beltegueuse. Elle aimerait en voir le chant du cygne. Son paternel lui disait que l'astre était à la fin de sa longue existence et qu'elle renaitrait tel un phénix dans une magnifique supernova. Il n'en fallait guère plus pour émerveiller une petite fille curieuse avec la tête mal accrochée aux concepts plus terre à terre.
Mais rien n'arrivait à la cheville de cette lointaine cousine à la robe ocre. Son monde, son royaume : Mars. Elle s'imaginait alors être celle qui foulerait son sol pour la première fois. En prendre possession et y régner en Reine magnanime et généreuse.
Oui, elle se souvient de tout cela. Même si ce soir, Mars est absente. Probablement trop basse sur l'horizon pour montrer son éclat rougeoyant.

Plongée sans ses pensées, ses souvenirs, ses rêves, elle n'a pas entendu ce qui se déroule non loin de là. Et c'est donc assez nonchalamment qu'elle revient doucement vers l'ersatz de campement qu'elle partage avec ses trois gentils compagnons.
La petite fille est un peu bizarre c'est vrai, elle ne sourit pas beaucoup. Cela attriste beaucoup Shiva. Elle veut voir le bonheur sur les visages. Ou des rires. Des émotions.
Le grand monsieur tout costaud ne parle pas beaucoup. Il fait la tête tout le temps et ne semble pas beaucoup s'amuser. C'est peut-être parce qu’il ne mange pas assez de champignons. Il ne parle que de ça.
Et puis le petit garçon qui vient d'arriver. Il a l'air triste lui aussi. Mais Shiva ne sait pas trop comment lui rendre le sourire. Avec les gens sérieux, c'est toujours compliqué.
Voilà les pensées qui la traverse alors qu'elle passe la butte qui donne sur le feu de camp. Un lieu en pleine effervescence. Due à la présence d'une troupe de convives surprises.
Elle n'a guère le temps de compter ou de distinguer de qui il peut bien s'agir, qu'une petite forme se dirige vers elle à vive allure. Lorsqu'elle comprend de quoi il s'agit, elle n'a le temps que de claquer dans ses mains et d'énoncer d'une voix amusée :

- Oh! Un petit chien! Oui, viens là le tou

Elle est coupée nette dans sa phrase par le bond et la morsure du roquet, qui referme puissamment sa mâchoire sur le coté de son abdomen. La surprise et la douleur se font vives. Elle pousse un cri strident qui ne laisse aucun doute sur l'efficacité de l'attaque.
C'est vainement qu'elle tente de décrocher l'animal en le saisissant maladroitement. Elle gigote fortement et déséquilibrée, tombe au sol, dans une position encore plus malcommode pour se défendre.

- LAAAACHE-MOI!
A l'AIIIIDE!

Lance t-elle sans se douter que personne ne viendra à son secours. Le destin est tracé.
La jeune Mercredi est surement déjà morte et Mario aura certainement déjà empoché sa récompense pour les avoir vendus aux pillards.

Deux silhouettes humaines rejoignent le canidé.
Ils sont armés et n'ont pas l'air de venir pour convaincre le molosse de lâcher prise.
Au contraire, ils abattent même leurs armes sur une pauvre Shiva totalement incapable de se protéger. Un coup lui ravage les cotes en lui perforant un poumon. Tandis qu'un autre la touche à la tête, la laissant aux frontières de l'évanouissement. Dans un état second où la douleur disparait mais où la conscience lui revient totalement. On dit qu'aux portes de la mort on revoit toute sa vie défiler? C'est faux. On est juste apeuré. On sombre dans un abysse de certitude. Celle de la fin inéluctable. De la vie qui s'échappe. Du froid glacial de la mort. Et que tout ce dont en quoi on croyait n'est plus qu'un rêve qui s'évapore, perdu pour toujours.

Alors dans ses derniers moments de vie, Shiva pleure.
Et supplie pour sa vie, en s'étouffant avec son propre sang.

- Pou-pourquoi...
pitié... p-pitié..
je... une... s-suis
...
gentille...

Elle ne saura probablement même pas pourquoi on lui a ôté la vie aussi froidement.
Le dernier souffle vient. Sa dernière parole sera la plus lucide.

- Papa...