Le Requin - Moment choisi n°8

Chapitre débuté par Van Patten

Chapitre concerne : Van Patten,

Musique d’ambiance: https://www93.zippyshare.com/v/afuErd3L/file.html

Déjà tout petit, Lucas avait le sens aigu des affaires. On pouvait clairement dire que c’était une chose innée chez lui, comme une marque indélébile, héritée par une longue tradition et qui, progressivement et patiemment, fut développée sous l’œil amusé mais attentif de son père. C’est de cette manière-là d’ailleurs que son père le titilla, pour la toute première fois, en l’emmenant un jour dans la fameuse Boutique aux cartes de visite, alors qu’il n’avait que huit ans. Le souvenir impérissable de la Silian Rail, le marqua au fer rouge, de sa dorure et de sa lettrine intemporelle.

Très tôt, il avait commencé à dealer des "POGs" dans la cours de récré, dont certaines acquisitions valaient vraiment leur pesant d’or en carton et en plastique. Il s’improvisa donc apprenti négociant sur ses crédules petits camarades de classes. Plus tard, il arrivait aussi à troquer diverses cartes très rares, comme l’éminente Black Lotus en Limited Alpha Edition, tirée à seulement sept cent cinquante exemplaires. Une mine d’or à elle seule, qui valut l’admiration à peine cachée de son paternel à l’époque. Pour ce premier gros coup, il avait sorti toute une pseudo-armada pour l’acquérir; Une série limitée et complète de vieux timbres très rares de l’ère communiste, à l’effigie du patibulaire Joseph Staline. Une incroyable ironie lorsque l’on connaissait l’aversion certaine, que le Big Brother d’alors avait pour l’économie de marché. En réalité, un vieil album poussiéreux déniché dans une brocante pour quelques billets à peine. Une broutille au final. Très vite, Luca fut surnommé Banco.




Première rétrospection, à l’âge de l’innocence, dans la cours de récré.

-Les gars!! Hey Thomas, Frank, Ewan! Désolé pour hier au fait… j’ai eu mon BMX en rade…salop’rie… j’étais piéton les mecs… mon père est rentré tard, pas moyen qu’il répare…
-Haha, mec arrête de nous stitcher, on sait que c’sont tes vieux qui t’ont passé un savon…

-Fermez-la les gros nazes, bon on fait du business ou on joue au Polly Pocket avec Linda et ses copines, les gross'baltringues?
-Alors c’était quoi qu’tu nous mimais t’alleur en classe? Ouais, paraît que tu as trouvé un truc à nous dealer?
-Grave… j’ai réussi à avoir plusieurs stickers Les Crados… t’sais une collection très-très-très rare et qui vient de France… ’tin s’truc de ouf assez violent les mecs! Bon Thomas, je te les échange si tu me files ta collection POGs de Batman, celle en lologramme hein… je les veux tous. Tu me glisseras aussi ton one dollar U.S. de mille neuf cent dix-neuf… celui que tu as pris à l’aut’ con de Barry, contre ton Sega CD. Sur ce coup il t’a baisé mec… ton Sega CD quoi!! Y a Popful Mail qui sort le mois prochain gros bidon qu’t’es… T’as pas lu le "Joystick
" de c’mois ou merde? Ah oui p’tit prolo, toi t’es abonné à "Console Magazine " comme un gros plouc de pauv’ con…




-Arrêt’ tes conn’ries et pis ta gueule Lucas… JE-l'ai-baisé ce trou du cul à sa mère, ha ha ha… mais rêve pas trop Lucas, pour le dollar U.S... T’sais, ce billet, ça doit valoir au moins cinquante Livres, le prix d’une Sega CD justement et ça va prendre de la valeur… gros malin qu’t’es pas!
-Gros malin qu’t’es, t’sais même pas ce que ça veut dire prendre de la valeur… par contre attention, Les Crados c’est un truc que tu seras le seul à avoir et CA, ça prendra de la valeur. Y a plusieurs sous-collections; Les Animos, les Dégueulos… putain ceux-là c’est comme voir la chatte à la mère à Barry… Ha ha ha…
-Ha ha ha ha ha ha!
-Putain vos gueules les mecs, bon Lucas continue… y a quoi d’autre?
-Oui…y a aussi les Gravos et les Craignos…comme la famille à Thomas!
-Ha ha ha ha ha ha!
-‘Tain vos gueules j’ai dit! Allez putain… fais pas l’malin Lucas… je te file alors mes POGs Batman les brillants c’est ça? Envoie les stickers que je matte la marchandise… Ah ouais trop cool putain c’est violent! C’est pas interdit à la location au moins d’seize ans ou douze ans tes stickers, là?
-Je dirais seize ans p’tit con… si tes parents te chopent avec ça, tu sors mon nom je te défonce ta petite gueule compris… chui sérieux Thomas… c’est grave interdit ces images, pas envie d’aller en taule pour… déter..minant de mineur…  Et ouais, contre tes brillants… et on dit Lolo-gramme, tête de gland…



-Tiens mes POGs… J’deal direct’avec toi mon pote! File-moi tous tes stickers Crados-là… combien? Hum… dix-huit…dix-neuf et vingt stickers? Okay cool… Merci Lucas!
-Ouais! C’est Banco Thomas! Le plaisir était ravi de faire…toute affaire… de marchandise et de commerce… avec vous…monsieur …
-C’est même pas comme ça qu’on dit débile… Quand on deal, on dit: "Monsieur, agraire sont mes salutations stringuées et vous m’envoyez dans les enchantements" …un truc comme ça.
-Stringuée? Jamais entendu ça…
-T’sais c’est ma grande sœur une fois j’ai entendu son copain lui dire un truc tout bas, j’étais derrière l’fauteuil m’ont pas vu. Il lui disait si elle était stringuée…car il avait une tête de keum tout énervé... c'était bizarre, énervé mais pas vraiment... jamais vu sa tête comme ça... et après j’ai vu l’visage de ma sœur rougir discrètement. Sûr’ment une formule de très grande politesse, parc’que son copain il avait les yeux qui brillaient… tu peux pas comprendre les formules de respect' pauv’ crétin. 
-Ouais…ouais soit… et le mot "respectueux " tu l’places où? Il est où l’respect dans notre deal hein? P’tit pédé de ton père qu’t’es…ha ha ha.
-Ha ha ha ha ha ha!

L’avant-veille d’ailleurs, il avait regardé avec son père, le nouvel épisode qui clôtura la trilogie de l’excellente saga "Die Hard: Une journée en enfer"*. Il se souvint encore d’un passage, sur la morale et l’éducation mais sans en saisir encore toute la portée, qui allait devenir mythiquement culte par la suite; un John McLane déambulant tout nu dans Harlem, avec une pancarte raciste collée sur le torse et le cul.

-Salut Tonton! Hey r’garde ça! (Ils montrent un poste radio-CD)
-Quoi, il est neuf heure moins dix, vous n’êtes pas à l’école?
-Ouais c’est Tony qui veut qu’on vende s’te truc…
-Tony? Le type sans cou qu’on surnomme Batty…?
-Y dit qu’il a trouvé ça dans une décharge publique…
-C’est lui qui va se retrouver dans une décharge publique si il continue à voler son prochain… Allez ça suffit, passez-moi le journal (Il frappe avec un des deux à la tête). Ne vous laissez jamais manipuler. Vous vous baladez comme ça avec un objet volé, si vous vous faites attraper, c’est vous qui paierez les pots cassés. Lui il niera tout et vous laissera tomber.
-Tu veux dire qu’on doit rapporter ça à Tony?
-Non, j’irai rapporter ça à Tony…avec un message. Et maintenant où est-ce que vous allez?
-A l’école. -Pourquoi?  -Pour s’instruire. -Pourquoi? -Pour continuer des études.
-Et pourquoi est-ce si important? -Pour être respecté. -Respecté! -Quelles sont les pires racailles?
-Les racailles qui vendent de la drogue et ceux qui ont des flingues. -Qui sont les types biens?
-Nous…les autres… -Sur qui vous comptez? -Sur personne. -Sur qui vous comptez?
-On compte que sur nous-même. -Bien, maintenant filez à l’école…


Inéluctablement les requins engendraient des requins, cependant il n’avait jamais été question d’être un minable petit voleur ou un salopard de la pire espèce. Le vol était violemment condamné dans une famille aussi croyante, et l’arnaque, quelle qu’elle fut, était détestable en tout point. Tout ce qui était permis, c’était la libre entreprise, et surtout dans les affaires, garder une moralité irréprochable et ce, même lorsque l’on baignait abondamment en eaux sales et profondes. Toute la rhétorique que son père lui glissa ci et là, toute l’éducation qui lui inculqua çà et là, durant toute ces années, parlaient, en substance, de notion de Bien et de Mal. L’équilibre parfait avec l’amour dispendieux que sa douce mère, Cécilia, lui donnait.

Un peu plus tard, pour rentrer pleinement dans le monde des hommes, Lucas fit un saut qualitatif et passa très vite à la négociation de billets de banque du monde entier, qu’il échangea presque toujours à un taux de change qui l’avantageait. Mais le papier est capricieux et difficile à en évaluer sa juste valeur intrinsèque. Aussi, il se spécialisa surtout dans l’échange de pièces en argent, démonétisées et très recherchées –son père, David, en avait toute une collection qu’il hérita évidemment, pour parfaire son sens des affaires. Très jeune, il savait déjà calculer la prime de la pièce convoitée et le spot de l’once. Il commençait doucement à comprendre ce qui faisait la valeur d’une pièce; son offre et sa demande, sa rareté numismatique, qui était très délicate à déterminer et évidemment son état de conservation. Il fallait aussi qu’il se familiarisa avec le marché des commodités, là où se négociait toute les matières premières, mais surtout celle qui l’intéressait; l’argent brut.

Son père lui avait ouvert un petit compte à son nom, où il pouvait faire ses premières griffes, grandeur nature, et ainsi comprendre pleinement tous les rouages du système, en somme la technique, mais surtout les risques encourus. Dès lors, il en devint de plus en plus passionné, si bien qu’après ses cours au lycée, dès qu’il rentrait à la maison, il se précipitait directement sur son ordinateur pour étudier les courbes du marché de l’once d’argent; Le spot. C’est comme ça qu’il commença à se défaire de certaines pièces et d’en acquérir d’autres. L’étude et l’analyse chartiste des chandeliers japonais et du scalping, n’avaient presque plus de secret pour lui. Presque.  Au fond les affaires, c’était comme lorsqu’il perdit son pucelage de jouvenceau; Une petite main, quoique très experte, puis une bouche féminine bien charnue, et à la langue bien râpeuse, qui se posèrent sur son petit corps d’adolescent en pleine croissance, pour faire jaillir son lait caillé au goût âcre. Sa première copine avait trois ans de plus que lui, là encore il avait le sens des affaires. Ainsi, la bourse l’excita furieusement, à lui faire hérisser les poils et le duvet.

Deuxième rétrospective, à l’âge de la perte de l’innocence, dans les couloirs de la Fac.

-Je te dis que ce sont les Hercules de dix francs, qui n’ont plus vraiment d’intérêt actuellement… en terme numismatique déjà ce n’est pas top, puis surtout en terme de valeur de placement pur. Coco, les mecs qui ont les infos, sont déjà sur d’autres pièces d’investissements, réveille-toi... Des notions, de toute évidence, qui t’échappent on dirait. Je te dis, c’est plus vraiment une pièce intéressante. Sur ses vingt-cinq grammes, son poids fin est de vingt-deux grammes et demi… ce n’est même pas du neuf cent vingt-cinq millième… Bon. Donc tu me les échanges au prix du spot en cours… et augmenté de disons… une prime de deux Livres par pièce? Tu as combien sur toi de ces pièces, que même le premier clochard n’en voudrait même pas?

-Lucas t’es pas sérieux… tu m’as déjà plumé sur les Hercules de cinquante francs il y a de ça deux mois, et Dieu merci j’avais gardé précieusement mes Turins de dix et vingt francs… Et là tu veux remettre le couvert avec les dix en Hercules? Mec putain t’es pas possible… Bon…on parle déjà de combien de Livres en tout? J’ai à peu près cent pièces. Tu proposes alors le spot, plus la prime de deux Livres l’unité…Hum ? Espèce de requin, tu sais que je veux m’en débarrasser car j’ai besoin de liquide là… Tu es un putain de serpent Lucas, tu le sais ça?

-Mec ce sont les affaires… et tu sais ce que notre prof d’économétrie nous avait dit au premier semestre; "Tu veux acheter un truc à huit francs et tu as neufs francs, tout va bien. Et même si tu avais huit francs, tout allait encore bien. Les problèmes commencent lorsque tu veux acheter un truc à huit francs mais que tu n’as que sept en poche." Adrien, tu es mon pote pas vrai, nos pères se connaissent depuis….piouf des lustres. C’est pour ça que je te fais une fleur en t’en offre autant, car je sais que ton train de vie t’a mis dans une impasse là...les sept francs dans ta poche… les trucs à huit francs que tu veux acheter… Et tu me traites de requin, de serpent même. Espèce de petit enfoiré ingrat (le langage était amical, malgré la petite tension certaine due à la transaction en cours), écoute-moi bien monsieur-de-la-Jet set, tu viendras m’en demander une Livre par pièce, et à ce moment-là, le spot sera de… trente pence et plus à quarante et des bananes… Alors réfléchis bien petit Madoff... Tu pourras toujours faire du lapping sur tes potes flambeurs et incultes, qui veulent débilement investir dans des obligations défensives à deux pourcents l’an… Hu hu! D’ailleurs plus sérieusement, tu foutais quoi avec eux au Casino l’autre soir, tu fais la mule pour ces fils de pute ou quoi?

-C’est toi l’enfoiré Van Patten… tu sais que tu me roules dans la farine là. Alors arrête ton putain de baratin…Bordel Lucas, sers tes salades aux blaireaux que ça intéressent et que tu plumes sans aucun scrupules, mais par pitié pas à moi…me sers pas tes foutaises. Et mes fréquentations elles t’emmerdent et ne te regardent pas… Si tu as un avis d’ami à me donner, ben tu le feras quand tu porteras ton short hawaïen, ça te rend plus amical, parce que là tu es engoncé dans ton complet de gros con… et j’ai pas envie de te parler de mes problèmes…là.

-À ton bon vouloir Adrien. C’est toi qui vois... Banco ou pas…

-Ok, ok, ok. Je vais te les donner ces putains d’Hercules de malheur. File-moi le liquide en cash, Putain… Bon bon… hmm ça fera alors neuf cent quatre-vingt-dix Livres, vite-fait de tête…


-Doucement papillon, je t’en donne même mille Livres. Cette somme rondelette sera dans ta poche, ce soir, à L’Artesian… Car tu viens, à l’Artesian, j’espère? Je sors avec Louise, la petite blonde qui est à la Fac de Droit… en ce moment je passe à autre chose. Tu sais, depuis ma rupture avec Cristina… bref… de toute manière mes parents pensaient que ce n’était vraiment pas une fille pour moi… surtout depuis qu’elle avait décroché des cours… mais moi je croyais en elle et… je l’aimais… je crois que c’est réciproque…mais….

-Hum? Quoi? Oui oui …je passe l’Artesian avec les copines…j’ai du cash ce soir!! Bon raconte avec Louise... quoi, la petite blonde aux yeux gris clairs? Ha ha ha mon salaud… Il me semblait que tu n’aimais que les brunes ardentes au corps de feu... Ta Louise là, ça fait fille très sage tout ça… Je paris qu’elle n’a jamais eu les mains attachées?! Ha ha ha…

-Ne parle pas d’elle comme ça abruti, et puis justement, tocard, j’essaie autre chose. A force d’être attiré par son alter ego féminin, un peu agressif et passionné, on tombe sur ses propres défauts… l’effet miroir qui nous revient en pleine figure. Au final, on se déteste soi-même lorsqu’on est confronté à nos propres contradictions…tu ne peux pas comprendre tout ça…

-Ouuh...monsieur Van Patten joue au fin psychologue avec des états d’âme, voyez-vous ça... Putain redescends sur terre imbécile, ou alors change d’option... Ici on est à la faculté des hautes études de commerce, tu te souviens? Tu vois quoi autour de toi? Des putains de requins mecs, et le grand requin blanc ici, beh c’est toi! Tu viens de me briser les reins, au calme, y a de cela à peine cinq putain de minutes! Et là tu me parles de blondeur et de petit cul laiteux à caresser?! Lucas… Cristina t’a brisé le cœur… et pour te venger, tu devrais briser des culs maintenant…c’est comme ça, sinon tu te feras balayer par la première connasse venue. Remarque…moi… j’ai toujours deux ou trois copines bien salopes sous la main hein… Hé hé. Mylène t’aime bien en plus… et tu le sais…

-Putain mais ferme ta gueule Adrien… tu me compares à toi? Toi le dégénéré, le cuck…s’il te plaît épargne-moi ce pathétique épisode… je n’ai pas été éduqué dans ça et tu le sais… Moi, contrairement à toi, je veux vivre ce que mes parents ont vécu comme idylle. Je n’ai pas toujours été d’accord avec mon paternel, mais lorsqu’il m’a dit qu’une femme était un petit trésor qu’il fallait chérir et aimer, je crois qu’un petit déclic s’est opéré en moi ce soir-là… Je te laisse avoir de vilaines opinions sur la gente féminine, moi, je camperai ma position, les concernant.

-Oulalala du calme… Toi tu es en manque de cul mon pote… Remarque, Cristina là… s’te grosse vilaine… quand tu me racontais vos jeux adultes… Piouf, je comprends que tu sois frustré là… Mais Louise ce n’est pas ce qu’il te faut… je pense que déjà la position du missionnaire c’est limite un film de boule pour elle! Ha ha ha…

-Adrien arrête putain, tu me saoules quand tu parles comme un abruti fini… et laisse-moi te dire un truc: toi tu n’aimes pas les femmes, tu les détestes, tu en suintes même la haine, et ça c’est éminemment détestable… et ne me sers pas le couplet sur le fait que tu couches tous les soirs avec une, deux, voire trois femmes de petite vertu… Regarde le train de vie que tu mènes; casinos, bars de strip-tease, pour ne pas dire autre chose, voitures de luxe et fréquentations assidues dans les grands hôtels avec tout le gratin, où tu claques des milliers de Livres en alcool… et Dieu seul sait quoi d’autre...


-Tu ne sais pas vivre c’est tout. L’argent c’est comme ça que je le domine; Je le flambe moi, petit prétentieux de bourgeois de mes deux. Et tu te dis que tu es mon ami? Je te rappelle que tu viens de m’entuber toutes mes foutues pièces d’argent petit enculé, alors ta morale, à d’autres!

-C’est parce que je suis ton ami, espèce de crétin sans cervelle, que je critique ta vie de dépravée… et tu ne t’en rends même pas compte. Tes putains de pièces, tu les aurais bradé à deux cent Livres… je t’ai rendu un service en te les prenant à ce prix, sombre connard… Bordel, tu sais quoi…à tout à l’heure à l’Artesian… là je sens que je vais commettre l’irréparable et je n’ai pas envie de regretter mon coup de sang irrévocable… Salut…

-Ouais ouais mec… salut. Et ramène mon fric! Seigneur…va baiser ça te calmera!

*[HRP: L’opus quatre et cinq n’existent pas...]