La clef de la Kabane

Chapitre débuté par 恵美子

Chapitre concerne : KLAATU BARADA NIKTO, 当你太好奇时,以角色扮演的方式寻找信息。, 恵美子,

Ce texte vaut 24 bières !

Cette conversation gravée à vif dans son esprit, elle s'en souvenait comme si c'était hier.

La nuit tombait, et elle et Clayton, qu'elle ne connaissait encore que très peu, étaient assis sur la dépouille renversée d'un colosse de bois qui, malgré toute sa vigueur et sa robustesse, n'avait pas survécu aux affres d'une tempête plus forte que les autres. Le sommeil était difficile à trouver, car le lendemain, ils se lèveraient aux aurores pour rattraper Benben et mettre une fin définitive à ses exactions. Pour l'heure, le duo trompait le manque de sommeil avec quelques cigarettes et mots échangés.

Lui soutenait qu'il fallait attaquer Klaatu dès maintenant, ne pas prendre le moindre risque de les voir se développer, prendre en puissance et reprendre en confiance. Qu'il était inutile de prendre le moindre risque et qu'ils ne valaient pas mieux que Cypher, qu'ils méritaient de crever. Les arguments s'étaient enchaînés les uns aux autres. Pour beaucoup d'entre eux, elle les avait déjà entendus de la bouche d'autres de leurs compagnons de route.

Elle, soutenait que commettre un tel massacre ne ferait que leur attirer d'autres ennemis, qu'une bonne partie des occupants de ce lieu devaient être plus stupides que méchants, suffisamment crédules pour croire les mensonges et manipulations prononcés par leur défunt maître Cypher, et qu'ils ne méritaient pas forcément de mourir pour cela. Qu'une partie d'entre eux devaient bien trop tenir aux vies de leurs compagnons de survie pour faire les cons, mais que s'il avait raison, ils frapperaient fort. Très fort. Que les sans-nom feraient un exemple sanglant de la Kabane, les brisant quand ils s'imagineraient puissants et qu'ils recommenceraient à prendre de l'assurance.

Après, ce fut la meilleure partie de la soirée, ils avaient parlé musique, mais ça, elle était bien la seule que ça intéressait.


L'Asiatique secoua vivement la tête de gauche à droite, faisant flotter, l'espace d'un instant, ses longs cheveux noirs dans l'habitacle du Land Rover. Une dernière gorgée de whisky aussi pur que purement dégueulasse et elle fit tourner la clé de contact, laissant la machine ronronner. Ce jour était finalement arrivé, la seule issue qui leur donnait raison à tous les deux quant à l'avenir qui les attendait.

De tous les points scellant l'accord de paix entre les sans-nom et la Kabane, tous avaient été brisés, un à un.

La première est enclenchée et l'engin avance sous le brouillard, rapidement suivi par la seconde voiture.

Interdiction de s'aventurer sur leur territoire, cette règle n'avait pas tenu bien longtemps, mais c'était prévisible. Les sans-nom qui le savaient avaient fermé les yeux sans ébruiter l'affaire.

La seconde passe, le véhicule accélère, soulevant un nuage de sable dans son sillage.

La seconde, l'interdiction d'avoir des armes supérieures à la poudre noire avait semblé durer plus longtemps. Elle n'aurait su dire s'ils les avaient abandonnées au désert ou s'ils n'avaient pas eu la malchance d'en trouver rapidement, mais elle aussi avait fini par lâcher.

La troisième passe, l'engin motorisé délaisse les derniers grains de sable pour s'aventurer sur la plaine enherbée.

La troisième, ne pas posséder de véhicule à la motorisation plus évoluée que du charbon. Elle avait tenu longtemps, mais Lira était formelle, elle avait aperçu ces couillons pousser deux véhicules illégaux, les déplaçant silencieusement à travers la Kabane en espérant qu'elle ne les repère pas. La nouvelle en avait fait rire beaucoup, mais elle scellait définitivement le destin de la communauté.

La quatrième passe. Le véhicule s'élance de plus en plus vite, avalant les kilomètres jusqu'aux portes du monastère des satanistes.


Ah oui ! C'était ça qu'elle avait aussi dit à Clayton. Quelle que soit la suite des événements, elle en assumerait les conséquences et que son peuple savait faire preuve de plus de courage et d'honneur que les occidentaux. Elle aurait dû fermer sa gueule. C'est solide une porte de monastère ?
 

Le choc est violent, très violent, envoyant des morceaux de bois et des tôles arrachés à plusieurs mètres au-dessus du sol. Le véhicule s'arrête dans un dérapage au milieu de la cour du monastère. Pur coup de chance ou esprit gardien veillant sur la musicienne ? Chacun y croirait ce qu'il voulait. Elle peinait à reprendre ses esprits, mais le chemin était ouvert. La seconde voiture s'engouffra dans la cour pour s'y arrêter et offrir à ses occupants un couvert bien suffisant contre les calibres des défenseurs postés sur les remparts. C'est con, les créneaux ne protègent pas d'une attaque de l'intérieur.

Les engins de mort ne tardèrent pas à transformer le lieu autrefois saint en théâtre d'un orage assourdissant, les armes tonnant telle une tempête apte à abattre un colosse de bois plusieurs fois centenaire. Le plomb pleuvait, sifflant au vent, s'écrasant contre les épais murs de pierre, forçant les défenseurs à fuir vers l'extérieur des murs. Bien trop occupés à essayer de sauver leurs vies et trouver un couvert pour voir que l'équipe de Youri ne s'en prendrait finalement pas au groupe de Gonzo, mais bien à leur fief, venant refermer le piège tendu.
 

La mort frappait aux portes de la Kabane et elle frappait fort.

Ce texte vaut 5 bières !

Klaatu Barada Nitko et les Chinois du Nord ! la vision de Maëlys !


La première fois que nous avions rencontré les Sans Noms, c’était pour donner suite à un message “d’amour” de notre Gonzo national qui, après avoir picolé une fois de plus, insultait une Asiatique sur les ondes. Puis, quelques semaines plus tard, ils étaient devant nos portes, afin de venir tuer notre chef, Louis Cypher à cause d’une sombre histoire de consentement. Bref... Déjà, à cette époque, alors que nous nous défendions avec des bouts de bois et des chaînes, ils avaient trouvé des épées et des grosses armes, léger déséquilibre qui avait valu le sacrifice volontaire du chef des enfers.

 

Notre survie, outre un concert mémorable, se trouvait être à la merci des Chinois du Nord comme nous les avons nous-même, surnommé. Bérangère, la Chinoise du Nord Thaïlandaise, de son petit nom Xiao, nous avait offert un choix. Accepter un genre de réédition et accepter leurs lois. Il s’agissait donc de ne pas posséder des armes supérieures à la poudre, pas de voitures supérieures au charbon et accessoirement une interdiction de ramasser des trouvailles sur leurs terres. Oh et respecter les femmes et ne pas les violer ou cautionner le viol ! C’est d’ailleurs sur ce point précis que nous sommes appliqués à tenir à la lettre. Il a fallu, pour ce faire, expliquer le consentement aux habitants de Klaatu et je peux vous dire que cela n’a pas été chose aisée. Cela a même été tellement tendancieux que nous avons pris le parti de faire signer un formulaire de consentement afin de limiter les impairs.

 

Le formulaire était comme suit et signait par le sang du nouveau venu. Ainsi, pas de risque de ne pas suivre ce précepte cher aux cœurs des Chinois du Nord :

 

“Par la présente, moi ... Consens d'une façon libre et éclairée, à ce qu'en entrant dans la communauté de Klaatu Barada Nikto, je renonce à tous mes droits concernant mon propre corps. J'autorise les habitants à user de moi comme ils le voudront et à faire de même avec eux. Je consens à donner mon âme à Satan et à vivre dans la luxure en suivant les commandements de notre communauté bien-aimée. Le consentement est le maître-mot et ceux, jusqu'à ce que je décide librement de partir, ou que les membres du premier cercle décident de me sacrifier au nom de leurs croyances ultimes. Signé durant la ... lune.”

 

Ayant donc décidé de suivre la consigne du consentement plutôt que le reste, nous avons bien évidemment cherché les trouvailles autour de Klaatu dès le lendemain du départ de la troupe. Rapidement, nous avons trouvé des armes que nous avons cachées tout comme les munitions. Les véhicules ont été plus long et plus problématiques et nous avons continué à fanfaronner, nous pensant à l’abris. Nous étions la Capitale culturelle du Sud la plus au Nord après tout, il ne faut pas l’oublier...

 

Nous avons construit un garage, de toute manière, nous avions les armes, mais pas les munitions et les voitures, mais pas l’essence... Autant dire que ce n’était pas fameux ! Il nous fallait prendre des risques. Une expédition fut donc lancée pour aller chercher du pétrole en nous enfonçant impunément dans les terres des Sans Noms. Mais le manque de chance nous a fait croiser le groupe de Youri. Nous avons décidé de jouer les cons et de faire croire que nous étions là pour le charbon... Nous en avons peut-être fait un peu trop, ou alors nous les avons sous-estimés ? Possibles dans les deux cas, nous espérions que notre stratagème avait fonctionné, mais c’était sans compter sur une envoyée spéciale ! Une policière des Sans-nom du nom de Liara qui avait été envoyé afin de réaliser une inspection surprise.

 

Autant vous dire que ça a été la panique. Nous avions une arme à cacher ... Facile, Rose avait sa cave et personne de sain d’esprit - qui ne soit pas Klaatusien - ne l’aurait rejointe là-bas, surtout pas si la personne en question avait un balai dans le cul. Le pire était les deux véhicules sans essences pour les démarrer avec un camion bien trop loin pour parvenir à le ramener à temps et à cacher tout ça dedans, ce qui était tout de même le plan initial ! Bref... Après maintes discussions, il a été décidé de ne pas les détruire, après tout, nous avions des projets et nous espérions bien réussir, une fois de plus, à détourner l’attention des Chinois. Nous étions pris au piège, Liara, la flic, était déjà à nos portes et attendait qu’on lui ouvre... De là, un plan de génie - totalement débile est né dans mon esprit. Le fameux : plus c’est gros, plus ça passe ! Sur un malentendu...

 

Un stratagème se monte, il faut réussir à faire sortir quelques Klatusiens qui pousseraient les véhicules par la porte arrière tandis qu’on fait entrer Liara par la porte avant. Bon... Le léger souci de ce plan, c’est qu’on a laissé deux couillons avec les voitures et qu’ils ne pouvaient plus les pousser seuls. Ils ont donc dû passer plusieurs jours aux pieds des murailles, exposés à la vue de tout le monde avant qu’ils ne parviennent à entrer à nouveau sans – enfin, on l’espérait - se faire voir. Une voiture fut planquée dans la décharge, l’autre dans le bunker. La discrétion made in Klaatu. Nous n’avions aucune idée sur le fait que nos excuses pour le charbon ou nos mouvements de voitures à répétitions avaient été vu ou non. Et nous espérions avoir le temps de faire venir le camion jusqu’au Monastère...

 

C’est à ce moment que les portes ont volé en éclats et que les balles ont fusé de toute part. Nous avons résisté, mais nous n'étions pas prêts, pas aussi entraînés, pas aussi bien armé. Bref... Impossible de faire face à cet assaut d’une rare violence. Acculés, nous avons dû céder du terrain, puis le calme, un genre de silence étrange, irréel, nous avons posés notre regard tout autour de nous, Rose et moi étions les seules encore debout. J’ai hurlé des ordres pour que les habitants se mettent à l’abri, mais un autre groupe nous avait contournés et achevait déjà les blessés. Nonne, Jeannot, Soren, fraîchement arrivé, et Abel. Tous sont tombés sous nos yeux alors que de l’autre côté, à quelques lieux, le groupe d’artisan s’étonnait d’être encore en vie.

 

Nous avons fui, Cristina, stupide comme elle était, à tenter de pousser la voiture encore et encore et s’est pris une balle, Tintin, bien plus malin à tout lâché pour courir derrière nous comme Faustine. Personne n’avait prévu de paquetages de survie, nous n'étions pas prêts à subir une attaque surprise, sans doute trop sûre de nos conneries pour accepter de regarder la situation en face, nous avons joués, nous avons perdu, les pertes sont lourdes, mais Klaatu n’est pas mort, Klaatu est en chacun de nous et un jour, sans doute lors d’un spectacle ou d’un concert, Klaatu se relèvera de ses cendres !

To be continued !

Ce texte vaut une bière !
POV Kenneth

 

Le groupe de Ash n'avait été qu'une diversion. Même les singeries de bonobo coutumières de Gonzo n'avaient pas été suffisantes pour susciter une attaque sur leurs petits groupes de mineurs de charbon. Le ronin avait d'ailleurs coupé court à tout échange ; les provocations étaient inutiles et futiles, et répondre à l'invitation l'était tout autant. Après tout, lors de leur dernière rencontre, Bérangère avait déjà une force de frappe suffisante pour mettre à mal Klaatu et ses habitants.

Alors qu'il se tenait là, pelle à la main, se remémorant l'accord qui avait eu lieu avec les hautes sphères Klaatutiens et les Cent Noms leurs de leur première venue, un rugissement de moteur retentit puis le son sourd de la porte du monastère cédant s'ensuivit, et l'ultime tintamarre du dernier véhicule lui fit lâcher son outil.

Inutile de chercher comment ils en étaient arrivés la.Chaque action, chaque décision qu'ils avaient prise les avaient conduits, lui et les Klaatutiens, à cet instant précis. Le poids des choix malavisés se fit sentir dans ses épaules et dans la crispation de sa mâchoire. Le vent apportait l'odeur âcre de la fumée et de la terre retournée et les cris d'agonies des habitants qui n'eurent pas le temps de fuir, résonneraient comme le glas des erreurs de commandement passées, marquant ainsi un point de non-retour.

La radio crachota une voix familière celle de Maelys :  "Les Chinois du Nord nous ont attaqués, nous n’avons pas réussi à garder nos positions sur le Monastère, nous sommes en fuite. Il y a des morts. Il faut nous regrouper au nord.  "

Auraient ils tous la chance de pouvoir repartir une troisième fois de zéro ? Il y aurait probablement un nouvel accord ? Bérangère avait, elle attaquait sur un coup de dette ou avait elle ses raisons ? Tout en se mettant en route pour le nord, le merc opina pour lui-même il négocierait lui aussi avec le visage des cent noms, après tout la guerre elle ne mourrait jamais.
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POV BEYOND

Le géant balafré franchit enfin les portes de l'ancien monastère, sa démarche lourde et traînante soulevant comme toujours des nuages de poussière. Scrutant l'intérieur du monastère de son regard hagard, chaque détail l'emplissait d'une joie grandissante. Ce nouveau lieu était tellement vaste et les personnes endormies dans la peinture noirâtre semblaient avoir préparé leur arrivée avant de s'effondrer de fatigue dans la peinture !


Ayant mille questions en tête et une envie désespérée de nouer de nouvelles amitiés, Beyond s'approcha d'un des corps et posa une main tremblante sur son épaule. Il le secoua légèrement, mais aucun signe de réveil ne se manifesta. Ses onomatopées habituelles, teintées de frustration, résonnèrent dans le silence oppressant du monastère. Il se rappela alors les mots qu'il avait appris à la radio pour établir un contact courtois avec d'autres :

"FEMME A COUILLE ! ARBREUH ! FIDÈLE SUJET A COUILLE".

Malheureusement, même ces mots n'avaient aucun effet sur l'assoupi, peu être qu'il ne parlait pas assez fort ?

" FILS DE ARBREUH, COUILLE A SUJET "

Alors qu'il continuait de le secouer avec de plus en plus de force, un souvenir douloureux et profondément enfoui jaillit dans la mémoire du cosplayeur : sa meilleure amie, celle qui l'avait même construit pour être l'ami parfait, n'avait pas non plus réussi à se réveiller après le passage des bombes.

La peur et la panique s'emparèrent de Beyond alors qu'il se relevait et courait se mettre à l'abri. Pourquoi Xioxio et ses autres compagnons avaient-ils fait cela ? Étaient-ils tous punis pour avoir été de mauvais amis ? La pensée le hanta alors qu'il se réfugiait dans un coin sombre du monastère, se demandant s'il serait lui aussi puni un jour.
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" Je sais Milou ! Ouais, ceci dit, cela fait partie de notre job. Évidemment que nous avons l'air con à pousser cette putain de voiture autour des murs en pierre. Quoi ?! Sans déconner, le but n'était pas d'attirer l'attention . L'espèce de connasse stupide qui pousse l'autre voiture a dit qu'il fallait faire la chèvre pour attirer un... Pour attirer quelqu'un? Ouais, bon tu n'as pas plus compris que moi ! Elle est trop conne cette pétasse ! Il faudrait la tuer et l'empailler pour qu'elle devienne plus intelligente. Milou, tu dois vraiment arrêter d'écouter ce que Kao raconte. Elle est complètement folle la balafrée. Quoi ? Tu as aimé qu'on la baise ? Tsss... Ouais, bon, moi aussi, mais ne lui répète pas. Bien, allons cacher cette foutue voiture et laissons la paysanne se démerder, on va se planquer dans le bunker comme cela, nous serons un peu seuls tous les deux. Ouais, je sais Milou, arrête putain, je t'ai dit que je te ferais plus le cul depuis que j'ai dû te rembourrer avec les aiguilles de pins ! Tu n'avais cas pas perdre des morceaux, ferme ta geule maintenant. "

L'attaque le réveil en sursaut. Il se lève, regarde dehors, se planque. Milou sous le bras, il pousse la voiture en dehors du bunker pour attirer l'attention et se met à courir. La chef de comm et la clownesse courent toutes les deux à côté de lui. Il a tout lâché sans demander son reste. De toute manière, il venait juste d'arriver dans cette communauté de sataniste. Il n'a rien à voir avec les baiseurs de chèvres, les dégénérés, lui, il est sain d'esprit, il est tout ce qu'il y a de plus normal ! Mais alors pourquoi il court à leurs côtés et leur donne un coup de main ? Quel connard ! Il aurait dû rester et se rendre. Bon au moins ils se barrent tous vers là où se trouve Kao. Il va peut-être pouvoir la baiser de nouveau. Il va devoir trouver une histoire héroïque pour se faire mousser. Putain, mais que va-t-il pouvoir lui raconter ? Il se positionne à l'écart le temps de réfléchir à une technique d'approche.

" Milou ! Tu es un génie. Si la morue n'a pas envie de baiser. Je vais pouvoir tenter de séduire Maëlys, elle est célibataire maintenant. Ou Rosemary, elle bouge à peine, elle se laissera faire et tu pourras regarder. Cette attaque est une aubaine pour nous ! Quoi ? Ils repartent déjà . Mais non ! C'est encore de ta faute Milou tu m'as déconcentré. Pour Kao c'est fichu, on va tenter de se faire les deux autres. Il faut y aller précautionneusement. Milou tu vas devoir fermer ta gueule je te l'ai déjà dit ! S'ils apprennent que tu parles on est mort."
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J.E.S.S. se tenait au volant du second véhicule, ses yeux bioniques perçant l'épais brouillard qui enveloppait leur approche. Les phares découpaient le chemin sinueux, projetant des ombres grotesques sur le sol dévasté. Son visage, figé dans une expression de concentration froide, semblait une sculpture macabre, ses membres mécaniques répondant aux commandes avec une précision inhumaine.

Le moteur ronronnait sous elle, une vibration sourde qui se mêlait à l'adrénaline pulsant à travers ses veines synthétiques. Dans ce monde condamné, la vie humaine n'était qu'une note discordante, une illusion fragile prêt à se dissiper sous le souffle d'une violence inexorable.

J.E.S.S. ne ressentait ni pitié ni remords. La douleur constante de ses implants, une symphonie de souffrances métalliques, lui rappelait sans cesse sa transformation en une entité hybride, mi-humaine, mi-machine. Ses pensées, fragmenté et dissonantes, se concentraient sur une seule chose : la mission.

Elle suivait de près le véhicule de tête, ses capteurs captant chaque grain de sable soulevé par les roues avant. La silhouette sombre du monastère des satanistes se profilait à l'horizon, une forteresse de désespoir. Les accords de paix brisés, les trahisons et les conflits n'était que des murmures lointains, écrasés par le poids de la réalité brutale. Tout ce qui importait, c'était le présent, la destruction imminente.

Le véhicule de tête percuta la porte du monastère avec une force cataclysmique. Des éclats de bois et de métal volaient dans toutes les directions, comme des fragments d'un cauchemar éveillé. Le véhicule de J.E.S.S. dérapa dans la cour, s'arrêtant brusquement à côté de celui de la chef de bande. Le vacarme des armes de feu résonna immédiatement, transformant le sanctuaire en un théâtre d'horreur et de carnage.

J.E.S.S. sauta hors de son véhicule, un fusil mitrailleur en main, ses mouvements précis et létaux. Le plomb pleuvait autour d'elle, s'écrasant contre les murs de pierre, mais elle avançait implacablement, ses yeux bioniques analysant chaque cible, chaque menace. La douleur constante de ses implants se mêlait à l'excitation froide du combat, un rappel incessant de son existence déchiré.

Elle ne voyait plus que des silhouettes grotesques, des obstacles à éliminer. Les créneaux du monastère ne protégeait plus les défenseurs des attaques venant de l'intérieur. Les cris, les explosions, le chaos ambiant étaient une symphonie macabre, un écho lointain de sa propre folie.

J.E.S.S. avançait, laissant derrière elle un sillage de destruction et de terreur. Son fusil mitrailleur crachait des balles à une cadence infernale, fauchant les ennemis avec une précision impitoyable. Pourtant, aucune de ses balles n'était mortelle. Elle suivait le plan, forçant les défenseurs à se replier hors du monastère.

Les murs de pierre résonnaient des impacts non mortels, chaque tir calculé pour terroriser sans tuer, chaque cri de douleur orchestré pour pousser les ennemis vers la sortie. La terreur et la confusion qu'elle semait étaient ses armes les plus puissantes, transformant la forteresse en un piège infernal. La mort frappait aux portes de la Kabane, mais pour J.E.S.S., la mission n'était pas de prendre des vies aujourd'hui, mais de briser la volonté de leurs adversaires, de les expulser de leur refuge sacré.

Avec une efficacité glaciale, J.E.S.S. respectait chaque étape du plan, un automate de destruction, sa propre douleur se fondant dans celle qu'elle infligeait. La valeur de la vie humaine était une illusion cruelle, une flamme vacillante dans les ténèbres de l'apocalypse. Seule comptait la mission, la survie, et la terreur qui poussait leurs ennemis à la fuite, loin de la sécurité illusoire du monastère.

Lorsque la bande de Youri pénétra enfin dans la cour, transformant le chaos en une mêlée encore plus brutale, J.E.S.S. se désintéressa du combat. Sa tâche était accomplie. Elle recula lentement, observant d'un regard froid et détaché les assauts de ses camarades. Le fracas des armes et les hurlements des adversaires se fondaient en une cacophonie lointaine.

Elle laissa retomber son fusil mitrailleur en bandoulière, se désintéressant des dernières escarmouches. Ses pensées dérivaient déjà vers la prochaine mission, le prochain objectif. La destruction était une constante, une mélodie dissonante qui résonnait à travers chaque fibre de son être mutilé. La mission avait été un succès, et pour J.E.S.S., c'était tout ce qui comptait. Tandis que la cour du monastère se noyait dans le sang et les cris, elle s'éloigna, un spectre de métal et de douleur, prête à se fondre dans les ombres du monde condamné qu'elle arpentait sans fin.

Ce texte vaut 3 bières !
 

Tout s’est passé si vite, trop vite…

Rosemary était réfugiée dans sa cave avec Honoka et l’instant d’après la voici agonisante sur la banquette arrière d’un camion avec des bandages de fortune que ses plaies suintantes maculent abondamment de sang.

 

Tu m’avais promis un place de choix à tes cotés *kof* alors prépares toi à m’accueillir maître Cypher *kof* me voilà !

 

En tant que cheffe de la sécurité elle aurait due se trouver sur les remparts ou dans le mirador mais à l’image de la devise officieuse de Klaatu Rose ne doute de rien, se fout de tout et surtout elle se fait pas chier. 

Est-ce que cela aurait changé quelque chose ? Sans doute pas.

Elle avait accourue dès les premier cris d’alerte pour se jeter dans la bataille mais il était déjà trop tard.

C’était le chaos le plus total, le vacarme assourdissant des armes automatiques couvrait les hurlements en crachant des balles qui sifflaient de toute part. A peine elle eu le temps de décocher une flèche venue se planter lamentablement dans la portière d’un des véhicules de l’assaillant qui venait d’enfoncer les portes qu’une rafale la fauchait.

 

La suite n’est que confusion, la fuite une bouille d’images, des fragments de souvenirs…

 

Qui s’en était tiré ? Elle n’en avait pas la moindre idée.

Maëlys… elle s’était toutes deux entraidées pour s’extirper de ce bourbier et se traîner hors de l’enceinte. Elle l’avait soigné et la voici maintenant derrière le volant du semi-remorque.

La clown jette une oeil dans le rétroviseur, y croise le regard de Maëlys et devine sans qu’un mot ne soit prononcé… Abel !

 

On ne peut pas dire qu’entre Rose et Abel ce fut le grand amour, leurs incessantes prises de bec et chamailleries avait le don d’exaspérer Maëlys. Le genre de rivalité puérile que l’on retrouve entre frères et soeurs. Maelys en bonne cheffe de famille et avec beaucoup de patience arrivait à faire cohabiter tout ce petit monde, qui ne nous trompons pas tenait tous autant qu’ils sont les uns aux autres.

 

Maëlys est admirable, jusqu’au bout elle reste dévouée à cette famille ne ménageant jamais son abnégation. La voici déjà radio en main pour essayer de sauver ce qu’il reste à sauver retenant ses larmes et sa fureur pour négocier les termes de notre reddition.

 

De ce qu’elle en entend les conditions sont inacceptables pour la clown. Maelys s’en excuse à demi-mot sans effusion superflue. Elle reste digne malgré les circonstances. Rosemary rumine sa colère, elle n’a ni la force de protester ni le coeur de s’opposer aux efforts de Maëlys.

Elle se contente mâchoire serrée de jeter son regard embué au travers de la vitre crasseuse du camion qui les éloigne de Klaatu.

 

Ce texte vaut 3 bières !
Jusqu'au dernier moment nous avions hésité. Fumer ces branleurs sur la coline, ou nous rendre aux côtés de la troupe pour attaquer Klatu. J'avoue que si ça n'avait tenu qu'à moi, j'aurais fait bouffé sa queue à l'autre débile qui s'était amusé à la sortir non loin de nous pour nous provoquer, mais le message radio de Xiofen quelques heures avant l'attaque avait fini de nous décider à bouger. 

...

Une fois devant les portes totalement arrachées du monastère, je ne saurais dire ce qui me choc le plus. L'affolement général des habitants, les regards emprunts de aine de mes compagnons, ou bien les cris de peur ou d'agonis. Dans tous les cas, j'ai besoin de quelques secondes pour rassembler tout mon courage et me lancer dans l'attaque. Je suis incapable de comparer ce que nous nous apprétons à faire à ce que j'ai pu connaitre des nombreux combats auxquels j'ai pu participer par le passé. En revanche, je sais que cette expérience me servira à garder mon sang froid. Je sais que je ne tremblerais pas lorsque je devrais abattre quelqu'un, et je sais également qu'à ce stade ils ne sont plus que des cibles à abattre pour moi. 


Lorsque je m'élance dans le combat, je suis très vite prise à partie, mais je maitrise. Le premier gars n'est clairement pas difficile à abattre. D'une bale dans le coeur je l'élimine avant de passer à la suite. Dans mon esprit, j'ai clairement envie de la retrouver. Rosemary. Durant le trajet qui nous amenait à la Kabane j'y ai longuement réfléchi. Si nous devons mettre fin à ces habitants, je veux être la main qui s'abattra sur elle. Je veux qu'elle puisse partir dans le respect de quelqu'un qui a compté. Je sais qu'elle a énervé beaucoup de mes compagnons avec ses provocations, et ce serait pour moi comme une sorte de dernier élan d'amitié que de m'en occuper. Malheureusement, j'ai beau courir, chercher, fouiller, aucune trace d'elle. 

A la place, je dois me contenter d'un type que je ne connais pas jusqu'à ce qu'il prenne le temps de se prononcer. Abel. De toute évidence, à en juger par sa prestance je devine qu'il était important ici et que le tuer serait une victoire pour nous, mais je suis trop obnubilée par Rosemary pour être en mesure de l'attaquer d'emblée. D'ailleurs, je tente même de lui demander où elle se trouve. J'ai besoin de la retrouver, j'ai besoin de m'en occuper moi  avant qu'on le fasse à ma place, mais c'est lui qui m'y a forcé .. Lorsque le combat entre nous se termine, je prends le temps d'observer son corps inerte. Je prends le temps d'observer ce que j'ai fait. Ce trou dans la gorge que je viens de lui infliger et surtout les quelques sons d'agoni qui s'y accompagnent avant que le silence ne finisse par les remplacer. Je prends également le temps de sonder son regard. Je le vois disparaitre petit à petit pour laisser place à la mort, et pour la première fois, je comprends que j'ai changé. 




 
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Rapport d'inspection

Date : [Lune 38]
Lieu : [La Kabane]
Agent : [Lira]
Heure d'intervention : [14h30]
 

Objet : Inspection et observation de comportements suspects

1. Ouverture de la porte :

À mon arrivée sur les lieux, les suspects présents m'ont ouvert la porte pour procéder à l'inspection. Leur coopération initiale semblait volontaire, facilitant ainsi l'accès à l'intérieur des locaux.

2. Véhicules déplacés manuellement :

Au cours de mon inspection, j'ai observé plusieurs véhicules non autorisés être déplacés à la force des bras. Cette méthode, visiblement employée pour éviter le bruit des moteurs et échapper à toute détection sonore, suggère une tentative délibérée de dissimuler leurs activités.

3. Présence d'armes :

J'ai noté la présence de nombreuses armes à poudre noire sur les lieux. Bien qu'aucune arme illicite ne soit visible, je soupçonne fortement l'existence d'une cache d'armes, probablement située dans une cave fermée à clé. Cette cave n'a pas pu être inspectée en raison de l'opposition rencontrée sur place.

4. Opposition à l'autorité :

Une ferme opposition à l'autorité a été manifestée, particulièrement par les prétendues visiteuses nommées Eris, Charline, Hnoka et Sam. Leur comportement hostile et leur refus de coopérer pleinement avec les instructions policières nécessitent une attention particulière.

5. Recommandations :

En raison de l'attitude et des comportements observés, je recommande de considérer Eris, Charline, Hnoka et Sam comme des individus potentiellement dangereux et de les traiter comme des kabanaise. Un rappel à la loi doit leur être fait pour souligner l'importance de la coopération avec les forces de l'ordre et les conséquences de leur résistance.
 


Signature de l'agent :
[Lira]
[Inspectrice N°989]
[Service d'inspection sans nom]


Ce rapport a été rédigé pour documenter les événements observés lors de l'intervention et fournir des recommandations pour les actions futures à mener.

 



Rapport d'inspection

Date : [Lune 39]
Lieu : [La Kabane]
Agent : [Lira]
Heure d'intervention : [18h00]
 


Objet : Résultats de l'intervention et maîtrise des suspects

1. Succès de l'intervention :

L'intervention a été un succès. Le repaire des criminels est désormais sous le contrôle des autorités compétentes. Les responsables présents sur les lieux ont été soit maîtrisés, soit ont pris la fuite.

2. Utilisation de la force létale :

Au cours de l'opération, j'ai été contraint d'abattre un individu qui tentait de pousser seul une voiture dans le désert. Cet acte suspect nécessitera un rapport d'autopsie afin de déterminer si cet individu était sous l'emprise de substances psychotropes ou si son action était dictée par sa stupidité.

3. Surveillance et tirs de sommation :

Une partie des complices est restée sur place, probablement dans le but de surveiller les activités des autorités. Conformément à mes recommandations, des tirs de sommation ont été effectués pour dissuader toute tentative d'espionnage ou d'interférence.

4. Évacuation des lieux :

Le lieu est maintenant entièrement évacué de toute présence sataniste. Les suspects restants ont été dispersés, et il n'y a plus de menace immédiate sur le site.

5. Conclusion de la mission :

Ma mission en ce lieu semble achevée jusqu'à nouvel ordre. Le site est sécurisé et sous contrôle des autorités compétentes. Toute activité future sur le site nécessitera de nouvelles instructions.
 


Signature de l'agent :
[Lira]
[Inspectrice N°989]
[Service d'inspection sans nom]


Ce rapport documente les événements survenus lors de l'intervention, l'utilisation de la force létale, et les actions prises pour sécuriser les lieux.
Ce texte vaut 2 bières !

Nous y voilà, après des semaines d’attentes, le grand moment approche enfin. Pour être tout à fait franc, j’ai pendant longtemps cru que cette histoire n’allait jamais prendre fin, que Xiao n’allait jamais avoir le courage ou simplement l’envie de se lancer à l’assaut de ce foutu monastère et que ces occupants allaient continuer de jouer avec nos nerfs jusqu’à ce que l’on crève de soif au milieu du désert. Mais maintenant que je suis à l’intérieur de cette bagnole qui roule à vive allure en direction de cette immense porte, il est temps pour moi de me rendre à l’évidence. Xiao a enfin décidée de mettre un terme à cette histoire et putain que ça fait du bien de la voir enfin lâcher prise ! Même si j’avoue avoir de sérieux doutes en voyant cette porte se rapprocher de plus en plus et l’asiatique continuer d’enfoncer l’accélérateur comme-si elle était au volant d’un char d’assaut. Sauf que merde c’est pas un tank qu’elle à entre les mains mais un tas de ferrailles qu’on a eu du mal à faire démarrer !

« Xiao, si l’idée est d’nous fracasser la tronche contre la porte, j’vais peut-être profiter du spectacle depuis l’extérieur… Xiao ?… putain fait chier ! »

A l’image des autres occupants du véhicule, je m’accroche à ce que je peux et ferme même les yeux au moment où le Land Rover percute la porte à pleine vitesse, faisant exploser cette dernière et envoyant par la même occasion ma tête cogner contre un bout de la portière, me sonnant presque sur place… lorsque je retrouve mes esprits, une partie des assaillants sont déjà en train d’ouvrir le feu dans la cour du monastère, forçant une partie des défenseurs à prendre la fuite, tandis que d’autres cherchent désespérément à nous repousser. C’est d’ailleurs la flèche d’un des habitants qui vient ricocher contre la carrosserie du Rover au moment où j’abandonne celui-ci à mon tour, me faisant ainsi réaliser qu’ils sont finalement prêts à nous combattre. Est-ce qu’ils ont une chance ? Aucune… les premiers corps sans vie ne tardent d’ailleurs pas à joncher le sol, tandis que le groupe progresse plus ou moins rapidement, passant d’un bâtiment à un autre pour continuer de profiter de l’effet de surprise. Non, nous ne sommes pas d’anciens militaires, enfin pas tous et c’est dans ce genre de moment que l’on peut s’en rendre compte. Je n’ai d’ailleurs aucun doute sur le fait que s’il y avait des soldats dans les rangs ennemis, nous serions déjà tous morts… par chance, ce n’est pas le cas… Et c’est au milieu des cris et des coups de feu que j’accompagne le reste de mon groupe, éliminant les dernières poches de résistance. Tirant enfin un trait sur cette secte, comme j’ai pu le promettre à ce cher Benben il y a bien trop longtemps déjà.

Ce texte vaut 5 bières !
Dire qu'à la base, tu voulais juste retrouver un Five Guys, manger des burgers et t'envoyer en l'air avec Assane après avoir fumé un joint. Comment les choses ont-elles pu à ce point changer ? Rien ne te prédestinait à te retrouver là, le cul dans une voiture, une arme de guerre dans les mains et un ventre énorme avec tout ça. Même tes anciennes bravades envers les flics de LA n'avaient rien à voir avec ça... Pourtant, tout est devenu presque naturel, et quand tu jettes un oeil à Xiao à côté de toi, tu sais que ton amie à changer elle aussi.

Une bière avalée quasiment cul sec, tu charges ton arme avant de la sortir par la fenêtre du véhicule tandis que la brune accélère de plus en plus. L'adrénaline se répand crescendo dans tes veines, se mêlant à tes hormones déjà en bordel depuis quelques mois. Si Ass' pouvait vivre ça, il verrait à quel point c'est encore mieux que planer avec de l'herbe. Il n'y a qu'un bon orgasme qui soit au-dessus de ça. Ou peut-être un énorme burger. D'ailleurs ton estomac gronde, putain ce que tu as faim. Pourvu qu'il y ait à bouffer là dedans !

Les portes de la Kabane volent en éclat sous l'impact de la voiture, et tu fais pleuvoir les balles juste avant que n'arrivent la suite du groupe. C'est un déluge de tirs qui couvre les cris de joie d'un côté, de peur et de colère de l'autre. Ils n'auraient pas dû essayer de vous duper, alors que vous aviez accepté de leur donner une chance une fois passée le sacrifice de leur ancien chef. Mais c'est sans doute la nature humaine que de vouloir toujours plus et de transgresser les règles, ou la connerie pure, pour ce que ça change. En tout cas, l'odeur de sang se mêle bientôt à celui de la poussière, de la poudre et de l'essence, et tu sens ton estomac faire un salto arrière à cette agression soudaine. Sans plus attendre, tu ouvres la portière pour sortir de là et rendre ta bière près d'un pneu, avant de faire quelques pas dans la communauté attaquée. Une main sur ton ventre pour calmer le bébé qui s'agite, ton arme toujours dans l'autre, tu observes les lieux, ton nez se fronçant légèrement. 


J'ai faim bordel.

Il y a au moins des choses qui ne changeront jamais...
Ce texte vaut 3 bières !
Gnnni' ?
R'h ma's t' gu'l' p't'in !
!

De partout, des bruits de véhicule des balles qui sifflent. Heyoka ne sait pas très bien ce qui se passe.
Un vague souvenir d'avoir pris une cuite, une de plus. Ca doit probablement expliquer l'odeur infecte de ses cheveux collés et gluants, avec des petits morceaux de nourriture pré-digérés dedans.
En tout cas, ça l'air de chier des clous de feu dehors. D'un geste maladroit, elle attrape son arme, et enlève la sécurité. Elle s'asseoit à travers la fenetre ouverte de la BX et pointe son arme en direction de ....


Ah m'rd' .... 'n b'tt' qu' a'j'ur d'h'' ? hurle t-elle dans le vent.

Après tout, quel importance ? Heyoka ouvre le feu, tirant sur des silhouettes anonymes, partant du principe que ceux qui ne sont pas dans les véhicules doivent mourir. Ce postulat en vaut bien un autre ...