Welcome to Free Bird Island !

Chapitre débuté par Céleste Shab

Chapitre concerne : olegarlovski, octave, Liberty Harbor, Black Label Society, Céleste Shab,

Ce texte vaut 2 bières !

J'abandonne l'idée de me parler à moi-même. J'ai récupéré un vieux carnet où je peux tout poser sur le papier, quand j'ai le temps. C'est pas ça qui manque, depuis que j'ai conquis adroitement une ville. Enfin, j'aime assez l'idée de dire que je l'ai gagnée aux cartes. Une main divine est venue secouer la salière de la chance par dessus mon épaule. Pauvre Trump, il en était déconfit. Et a fini en confiture pour crocodile. On a retrouvé son fémur dans le ventre de l'un d'eux, hier matin. Je l'ai gardé, en souvenir.
 

Je dis on, car je ne suis pas toute seule, finalement. Comme un dragon sur un tas d'or, mais avec des nains aussi pour protéger la montagne. Enfin, ils ne sont pas si petits. Je ne m'en suis pas tapé un encore, j'attends de voir pour émettre un jugement définitif. Pas sur que je sois leur came. Enfin, c'est la vie, pas le paradis. Mais presque.
 

J'ai troqué mon bon Kazik, qui a préféré prendre la mer avec des donzelles surarmées, contre Octave et Oleg. Deux O. Enfin, trois, si on considère ce qu'il reste du Président. Ah, j'ai de l'humour. Je crois que j'ai gagné au change ; Octave est une sorte de super parfumeur baratineur, ce qui me plait bien. Il a un côté attendrissant, avec son air d'arfang innocent. Mais il se démène pas mal quand il s'agit d'être débrouillard. J'attendais pas ça d'un petit chimiste nasal.

Oleg, lui, est assez discret, même quand il ne se cache pas derrière sa grosse barbe... Il sait faire avancer les troupes. Enfin les troupes. Les esclaves. Appelons un chat, un chat, et ceux là sont tombés dans la souricière. On a quelques baveux bien amoindris qui vont nous permettre de passer l'été. Et j'espère, l'hiver prochain. Ils font peine à voir... Mais tant qu'il y a de la vie, il y a de l'espoir ! Et des vivres pour nous. Ils bossent. Mal, mais ils bossent. Quand on les frappe. Oué, c'est pas tendre, mais je suis plutôt ancien testament, je crois.
 

Je vais scotcher ça là, tiens. Ca illustrera mon propos.


C'est avec mon crew, tu vois. Moi, Oleg, et Octave. On a retrouvé, dans les stocks abandonnés, des fringues en pagaille. Des tas de fringues... Je pense que Liberty a été construite sur un cimetière indien, ou un dépôt de surplus américains. Ou alors y a des gens qui sont venus clamser ici, et le bon Trump a honoré leur mémoire en gardant leurs affaires. Allez, c'est pas si grave, elles puent presque pas le cadavre, ces fringues. Tu verras la tronche d'Octave en enfilant son treillis... J'ai cru qu'il allait vomir. Ah, ça, camouflage.
 

C'est une nouvelle ère pour Liberty Harbor. On ne va pas faire semblant. On a une île sous la main, une ville, et on a un peu de courage pour en faire un endroit charmant. C'est parti pour le fun ! Déjà, j'ai ouvert une taverne. Première décision ! On peut du coup se rincer la gueule comme des bourgeois, plutôt que de le faire dans le caniveau. C'est qu'une caravane aménagée, mais j'espère bien qu'un jour une dame viendra installer le commerce de son cul ici. Ca en jetterait.
 

J'ai pas la prétention de faire ici la cité du ciel. Non, ça, c'est là-haut, ou dessous, selon comment on regarde. Mais y aura un temple ; oué, un gros machin biscornu ou les gens pourront se recueillir, ou faire l’aumône... J'en sais rien. Mais j'ai une petite voix dans ma tête qui dit qu'il faut le faire. Alors je le ferais. J'attends juste d'avoir les bras disponibles pour. Y a un voilier qui fait voile vers les docks, d'ailleurs ; j'vais aller voir de quoi il s'agit. A tout les coups, c'est des pouilleux qui pensent qu'ici ce sera mieux qu'ailleurs.
 

Ils ont bien raison.