La piste aux étoiles

Chapitre débuté par Azazel

Chapitre concerne : Azazel, Touch Too Much, Ordalie, La Cour de la Reine,

Le jour était naissant. Azazel et sa troupe avaient laissé derrière eux une Ordalie agitée par la mise à bas d’une de ses femelles. Son nom aurait échappé au démon s’il avait voulu chercher. Ses couinements étaient dérangeants, les gesticulations de son mari encore plus.

D’un signe de tête il ordonna à ses hommes d’embarquer. Un petit tour ne leur ferait pas de mal. Il avait l’envie de s’amuser un peu. Il monta à l’arrière du camion et ferma les portes.

La route fut brève, les cloportes campaient non loin depuis leur minable reconnaissance la lune précédente. Il était déjà allé les accueillir convenablement quelques jours auparavant.

La fumée l’annonça. Le bruit le présenta. Nul prétention à la discrétion dans cette mascarade.
La machine effroyable ralentit et roulait au pas quand elle arriva au bivouac. Azazel se trouvait sur le toit du mastodonte quand il apparut en vue de ses adversaires.

Il avait pris le temps de se draper de la dernière robe portée par Hécate.

Blanche comme elle…

Maculée de sang et de merde, comme elle…

Quand il vit qu’il avait été vu, il entama une révérence outrageante et se mit à danser.
La scène absurde prenait place dans le soleil levant. L’étoile du matin serait le témoin, encore une fois, de son exubérance.

Son rire dément retentit, sans arrêter pour autant son inélégante chorégraphie.

- Guhuhuhuu !

Puis vint un entrechat du plus mauvais effet. L’effort consenti par ce corps décrépit mit à mal sa basse étanchéité.

Sans se départir de son assurance, malgré les fluides échappés il commença :

- Alors mes petites bécasses, on est venues dire bonjour à Tonton Zaza ?
 
Ce texte vaut une bière !

On ne peux pas dire que les “bécasses” sont en train de bivouaquer, non. “bécasses”, d'ailleurs n'est pas un terme très élogieux, même si le groupe “de combat” du cirque est massivement représenté par des filles, et oui dans ce camp de guerrier il y’a plus de petites culottes qui sèche que les guidons des choppers que de cuir clouté.

De toute façon les personnes étaient sur le qui-vive, ils avaient visité l’Ordalie la veille et avaient échappé à la mort de peu. Vassili avait la confirmation de ce dont il était quasi sûr, Hécate avait été tuée, ces histoires de procès étaient du flan, c’était un piège pour les tuer. Et il avait failli marcher.

Les choppers colorés, décorés -car oui ce sont des artistes avant tout- formaient un cercle protecteur ou les gens se reposaient dedans, car en effet, ils s'attendaient à une attaque des vilains.

Vassili,  même dans ces conditions et ce stress, tenait toujours une routine, une routine dans laquelle il a été éduqué, dans laquelle il a grandi : la grande rigueur des entraînements du cirque. au si avant même l’aube Vassili courrait dans les dunes autour.

et c’est quasiment toutes les 30s que son regard s'oriente au nord pour vérifier au cas où… Il vit d’abord une fumée, peu précise, peu distincte, puis le brouhaha devient clair, ils arrivent, et a toute berzingue !

Vassili dérape, et cavale vers leur camp en haut d’une dune le train d’acier le talonne presque mais ralentit en arrivant, lui hurle pour prévenir tout le monde

 

LE DEMON EST LA, AUX ARMES, EN PLACE !

En effet, les choppers vapeur, même si c’était des véhicules rapides, le démarrage n’était pas leur fort, il fallait longtemps pour que ça chauffe.

Svetlana, Djkekyll, Angelica, Judith, Elley, démarrez les choppers, les autres en positions !

C’est là qu'en contrebas de la petite dune ils ont eu droit au spectacle macabre.


Vassili reconnaît le démon, l’assassin, le meurtrier.. drapé de la robe blanche d’hécate… ça lui saisit le cœur, le lui serre.

Ce démon qui les harcèle et les massacre depuis des lunes, non content d’avoir tuer sa soeur, s’amuse de sa mort, il est lourdeau, vieux, ignoble, Vassili sent la haine monter dans sa tête celle de ce dire que sa soeur a passer les derniers moments de sa vie dans les mains de ce monstre..

  La voix de l’ignoble démon résonne et provoque encore une fois. 
 

Le camion a perdu son élan, roule au pas et avait une belle côte à grimper, il n’arriverait pas vite. 

Il lève la main 

 

ON ATTENDS, gaspillez pas de munitions, faut qu’ils s’approchent.

En effet ils ne pouvaient pas partir, pas tout de suite, il fallait se battre, essayer de gagner du temps, Vassili harangue sa soeur la reine rouge

Gagne du temps Svetlana !

Ce texte vaut 2 bières !
Rouge...
Reine Rouge...
Reine de Sang.
Reine de la montagne. 
Descendue de sa montagne...


Pourtant, elle y avait retrouvé sa sérénité. Sa soif de sang s'était tue. 
Elle a toujours réussi à la canaliser vers ceux qui la méritaient, mais cette soif avait enfin fini de la tirailler...

Jusqu'à ce que cet autre assoifé de sang la réveille.
Azazel.
Lui n'a pas tant de remors à tourner sa soif de sang vers des innocentes.
Marie.
Laura.
Hecate.


Cela fait des mois que Azazel les provoque, dans le but de chercher le conflit. Venant les narguer en bas de leur montagne.
Puis tuant, l'une après l'autre, les scouts de la Reine.
Sans raison.
Sans aucune putain de raison.

Mais la Reine encaisse. 
Ses sentiments sont morts depuis bien longtemps.
Et même lorsqu'Hécate fut la victime du monstre, elle était d'avis de continuer à ignorer ce nuisible. 

Mais malheureusement, son frère a le sang chaud autant que le sien est froid.
Et cette andouille serait parti seul si elle ne l'avait pas accompagné. 

Mais malheureusement, son frère est l'une des seules personnes pour qui elle a encore de l'amour.
Combien sont-ils dans ce cas... Guère plus de trois.
Même Hecate avait perdu ce privilège lorsqu'une énième fois elle avait dépassé les limites de la patience de la Reine.

Alors la Reine a dépéché sa garde Royale pour accompagner le prince consort. 
Calcul stupide. Elle déteste ça. Risquer la vie de toute sa garde, et de toute sa ville, juste pour son frère.
Mais elle n'est pas prête à l'abandonner...

Alors voilà...
L'heure est venue.
Voici l'ennemi qui pointe le bout de son nez.
La soif de sang se fait de nouveau ressentir. 
Quoique le sang d'Azazel doit être dégueulasse.
Mais celui de tous les crétins qui suivent ce meurtrier doit être potable.
Nous verrons bien...


Gagner du temps?

Son frère s'improvise en général de guerre.
Soit. 
Elle arme son fusil mitrailleur. Elle préfère les armes blanches, c'est bien plus agréable de sentir la chair se découper sous une lame.
Mais le fusil est bien plus efficace.


Allons pour un tir de barrage.
Ils ont beau se planquer dans leur camion, s'ils veulent parvenir jusqu'à nous ça ne sera pas sans pertes...
Tsss...

A mon commandement, vous videz vos chargeurs sur eux, puis vous démarrez vos motos pour leur tourner autour, profitons de notre mobilité, nous sommes des panthères contre un éléphant. 

 
Judith était au centre du groupe, prêt de la reine rouge, arme toujours chargée, œil aiguisé. 
Elle s’en contre balançait de savoir qui était ce Azazel, roi des bouffons de ce désert, jusqu’à elle comprenne que c’était le tueur des membres du cirques et scouts de la reine.
Elle dégaina son arme, enleva le cran de sécurité, monta sur sa chopper et ce tenait prête aux ordres de la reine.
Elle se tenait là, à côté de Svetlana, là ou ce tient toujours un garde du corps.
D’un ton froid elle balança au groupe :

Lascia morire questo bastardo, sono i proiettili della pistola d'argento! Aventi bandito!
 
Angelica s'etait assoupie, mais elle est reveillée brutalement par les cris de Vassili.

Quoi??? haaa! c'est maintenant?

Encore un peu pataude elle se releve et se précipite vers sa moto.

Tandis qu'elle s'active sur le kick de démarrage de l'engin, elle avale une gorgée de vodka. Vassili avait distribué des bouteilles à tout le monde.

Sur le dernier kick Angelica y met peut etre trop de force, qu'elle en a mal à la jambe, elle a dû se cogner. Mais au moins cela a démarré le chopper.

Elle se jette sur la moto, verifie que le fusil qu'elle a attaché sur le devant est bien chargé, puis elle s'élance du camp.

Tandis qu'elle tourne et tourne autour pour faire de la poussiere comme on lui avait dit de faire à l'entrainement, le reste du groupe s'organise et ils sont enfin tous là...

Mais Angelica se rend compte qu'elle a quand meme bien mal à la jambe, le kick etait si violent que ça.
En jetant un rapide coup d'oeil, elle voit du sang qui colore son jean.
Ce n'etait donc pas juste le kick, mais ble et bien une balle perdue... ou alors un tir bien visé... qui l'avait touché à la cuisse.

Pour le moment, Angelica serre les dents. Elle peut conduire, mais s'il faut s'arreter et marcher, ca deviendra vraiment compliqué. Elle verra bien plus tard...
Ce texte vaut une bière !
Lorsque les balles fusent, lorsque les hommes se défont de leurs principes les plus élémentaires, il y a le bruit et la fureur... Et c'est sous ce jour déplaisant que l'on repère le mieux les intrus. Ceux qu'il faudrait enfermer... Les fous.
Le calcul froid de la mort et le besoin de la caresser. La recherche de la meilleure équation pour la baiser encore... Et encore.
Dans l'ombre d'Azazel, il y a ce type d'homme qui n'a pas de drapeau. Un tueur.

Ruscherra est là, quelque part entre les wagons du road-train, son regard délavé perdu dans des pensées noyées de sang tandis qu'il remonte le Steyr de Zoot après l'avoir décrassé. Son arme est son message : Il n'aime ni de hait. Il recherche juste la passion, la seule passion qui puisse animer son coeur noir.
Il a enseigné le combat aux compagnons d'Azazel comme Zoot lui avait enseigné il y a bien des lunes. Il se contrefout qu'on l'ait écouté. Il n'est là que pour des instants pareil. Il VEUT ces instants.

Froid et cynique, il a prédit à l'homme en robe blanche souillée une stratégie de contournement en guise de riposte. Il l'a vue car il considère la reine Svetlana comme quelqu'un comme lui.
Elle ne fait pas de sentiment. Elle ne serait pas vivante sinon. Impossible.
Il a des cibles très précises en tête. Ce qui est drôle dans cette histoire, c'est qu'elles s'en sortiront aussi bien qu'il s'en sortira lui, et que les soldats plus humains. Ceux qui doutent et réfléchissent au sort de leur prochain... Ceux là... Ceux-là, ils vont vraiment en chier.

Un message à courte portée résonne sur le poste d'Azazel, interceptable avec un gros grain par les plus attentifs du Cirque.


Ne vous attendez pas à ce qu'ils attendent la balle, c'est pas des chiards de trois semaine qu'on vise.
 
J’espérais que cette guerre silencieuse se déroulerait sans trop de morts supplémentaires. Le sang n’avait que trop coulé.
Marie qui avait disparu sans laisser de traces après nous avoir annoncé voir un gros groupe au loin qui semblait remonter…
Laura… Qui était descendue pour vérifier que son bateau était bien amarré et que tout allait bien avait laissé Sohan avec Hécate.
La moto aperçue depuis le mirador sur la plage, le bruit du moteur, …
Notre réaction quand on s’est rendu compte que Laura ne répondait plus. Raya qui avait perdu « la lumière » de Laura. 
Hécate qui avait laissé Sohan devant ma porte avec sa chienne, attachée. Elle est partie sans que personne n’aie le temps de réagir, allant au-devant du démon qui avait tué Laura.
Tout contact radio perdu avec elle. Il nous restait Raya, qui percevait encore sa lumière, faible, mais toujours bien présente.
Elle m’avait laissé le devoir d’expliquer à Sohan qu’il ne reverrait jamais sa maman. Pauvre petit bonhomme. La décision qu’on l’élèverait avec nos enfants, comme s’il était l’un d’entre eux.
Il aurait droit à la même tendresse et le même amour que les autres.

La sécession de Roningrad. Mon appel désespéré à Cynfarch qui était resté sans réponse. La décision de Vassili d’aller rechercher Hécate, dans l’espoir de la ramener chez nous, vivante.

….

Vassili et les autres étaient déjà partis depuis plusieurs lunes maintenant.
On n’avait pas beaucoup de nouvelles du front, si ce n’est ce qu’on entendait sur les fréquences publiques.
Sur notre montagne, je m’inquiétais pour les membres de notre famille. Au point de faire une fausse-couche, probablement à cause du mélange de stress, d’inquiétude et de peur.
 La dernière fois que j’avais eu Vassili, il avait dû couper la communication brutalement.
Tout ce que je pouvais faire, c’était m’inquiéter, attendre des nouvelles. Je ne pouvais pas les appeler moi-même au risque de les mettre en danger…
Et écouter les fréquences publiques... 

 
La poussière gâchait sa représentation. Il en fût presque agacé. Alors que le camion peinait dans le sable, un soubresaut de la machine envoya le démon au tapis.
Il se releva, crachant du sable et vociférant dans un dialecte depuis longtemps oublié. Il  fit volte face, offrant son dos à ses adversaires. Quelques pas vacillants plus tard il empoignait une arme de guerre qu'il chargea d'un geste.
Sans plus de préambule il fit feu en avançant.

Aussitôt ses acolytes ouvrirent les hostilités en descendant du véhicule. Froidement, ils tiraient sans discernement, vidant les chargeurs à une vitesse vertigineuse.
Peu d'entre eux prenaient la peine de s'abriter, plus occupés à chercher à faucher qu'à esquiver.

Par dessus le vacarme assoudissant, seul un rire dément :


- Guhuhuhuhu !

 
Vassili n'était effectivement pas un général de guerre, il n'aimait pas la violence, encore moi la guerre, il se faisait d'ailleurs violence pour être la.
Mais ici pas possible de reculer, il pense que sa soeur a parfaitement compris ce qu'il lui a demandée, retenir les balles tant qu'ils sont trop loin et gagner du temps... Mais qu'elle fait quasiment le contraire.
Après tout la reine rouge, dressée  sur son chopper, Vidant ses chargeurs  en hurlant, était une vraie générale, une guerrière... c'est déplacé mais la pendant quelques secondes il la regarde et la trouve magnifique, son corps d'athelette, son visage d'une beauté pure, un véritable ange de mort... ceux qui pouvaient avoir peur du combat n'avaient qu'a la regarder et s'inspirer d'elle et de sa combativité, sa soeur était bien plus bad ass que lui... et quelque part, il l'admire. Et d'ailleurs sa garde du corps italienne semble muée elle aussi, grimpant sur son chopper elle aussi, d'autres filles grimpent sur leur chopper et font la même.
Azazel va vite se retrouver face a une épine dans son pieds, et une image de force de ce groupe : des farouches guerrières qui font parler une forte puissance de feu avec un courage sans failles, elles sont soudées. Cela n'allait vraissemblablement pas se passer comme les derniers assassinat du démon, l'a t'il déjà réalisé ? 

Reprise de ses esprit pour Vassili, il faut agir, vite ! 
Methodiquement, il vérifie que son pistolet est chargé,  et allume un des choppers, il faut du temps mais Svetlana lui en donne, il voit la petite blonde Angélica, s'élancer dans son chopper et il la suit démarrant en trombe, le coeur gonflé n'ont pas de peur ou de haine, mais de courage... et de vodka.
Quand il contourne le camion il voit un homme au visage tatoué et ce sera lui la cible de ses premiers tirs, vu qu'il n'a pas repéré Azazel. Mais avez vous essayer de tirer sur une moto a pleine vitesse dans le desert ? C'est peu efficace... ce qui l'ai plus, par contre, c'est les dérapages qui poussent des gerbes de sable et de poussière sur le camion de quoi les aveugler sans doutes.

Non les clowns ne sont pas la pour rire. ils ne seront pas des cibles faciles... l'immense russe aux avant bras tatoués, bien que tout jeune homme peut être impressionnant, particuliérement en hurlant quelque chose en slave, ce qui déforme son visage, il ferrait presque peur !
C'est alors la naissance du chaos. Un orage d'une grande beauté se lève, seulement porté par la rage d'une bande d'êtres humains, s'affrontant pour des raisons qui n'appartiennent qu'à eux.
L'air devient ocre, jaunâtre et gris. Il sent l'ozone et la poudre. Tout le monde fait feu à travers le nuage, et dans cet orage, le sang gicle par gerbes presque instantanément souillées de poussière. Le précipité d'une étrange expérience de mort.

Ruscherra grimace, le visage tordu par un rictus et ses paupières à demi closes pour ne pas être surpris par un grain de sable. Il voit ses compagnons tirer sans hésitation, mais le sable... Il encrasse les canons et provoque des explosions intempestives. Certaines douilles s'échappent de façon trop erratique.

C'est bien sûr aussi le cas des motards du Cirque, vous pensez. Quand on mitraille sur un chopper lancé à pleine vitesse, difficile de se placer proprement pour éviter les surprises.
Svetlana et Vassili sont des meneurs superbes. Ils suivent des trajectoires risquées, flirtant avec les roues du monstre, cherchant l'angle mort. Ils s'en sortent bien. 
Le ressentiment entre Ruscherra et Vassili existe depuis fort longtemps bien que les deux hommes aient toujours gardé ça pour eux. L'un et l'autre se cherchent et se méfient. Pourtant la fusillade s'éternise et aucune balle ne semble vouloir se loger près de Ruscherra. Il finit par gagner en confiance et se redresser, répandant plus librement la douleur et le sang sur les artistes trop prudents. Le fusil surchauffe et bientôt le petit "Zoozoot ! <3" décalé, inscrit sur le manche, est masqué par la crasse et la poussière.

 
Ce texte vaut une bière !
Orwell avait fait des repérages, en se faufilant de nuit, la veille, discrètement au milieu du campement des clowns. La traque discrète, ça le connaissait. Il l’avait fait des années, quand il chevauchait seul à travers le désert, dépouillant les personnes isolées et les faibles pour survivre. Il détestait les grosses batailles où il fallait répondre à des ordres, surtout quand ces ordres venaient d’Azazel. Orwell avait toujours eu un problème avec l’autorité, sauf quand c’était lui qui était en haut de la pyramide bien sûr.

Le calme de la nuit, seul, où ses seules décisions mèneraient peut-être à sa perte, était donc son terrain de jeu. La liberté de mourir, sans rendre de compte à personne, il n’y avait que comme ça qu’il se sentait vivre. Et quel plaisir de conduire cette KTM bricolée. Il aurait mangé du sable sur des milliers de kilomètres, simplement pour sentir le vent chaud, les vrombissements du moteur parcourant les terrains accidentés dans ces étendues sauvages. Mais pour l’heure il fallait se montrer discret.

Se faufiler, repérer, évaluer, revenir. Faire simple, basique, efficace.

Une fois fait, c’était ensuite leur problème. Leur mission. Orwell était alors rentré à Ordalie et pendant que tout le monde allait mettre sa vie en jeu dans une pseudo-guerre de gang, lui, il mangerait du pop-corn, fumerait un cigare et picolerait un bon rhum.


Té ! La belle vie.

Il entendait le bruit des moteurs, les cris, les ordres, les balles qui fusaient à la radio. Un vrai film audio. Visiblement ça se passait moins bien que prévu. Tant mieux, il y avait du suspens. Dans une bonne histoire, il fallait toujours qu’on ne connaisse pas à l’avance la fin, sinon c’était vraiment chiant. Mais au milieu de sa soirée radio, imbibé du rhum et des volutes de fumées, il commença à somnoler, puis carrément à roupiller.

La soirée s’annonçait douce en Ordalie. La bataille faisait rage au loin, mais ici le calme absolu, dans une chaleur moitie, proche de la rivière aux crocodiles. Le Cirque ne représentait pas un danger, le groupe d’attaque allait montrer aux gangs de biker des clowns qu’on ne rigolait pas, nous.



Venu de loin dans ses songes, on prononçait son nom : Ooooorwwwwweeeeellll, Oooooorweeeelll.

- Orwell putain, réveille-toi, grosse merde ! Le Cirque arrive, bordel.
- Té ! Hein ? Le Cirque ? Comment ça ? Putain ! Quoi ?

 
Azazel voyant la résistance inutile de ses adversaires, rit aux éclats. Misérables impudents. Ils se plieraient à sa vonlonté comme les autres avant eux.
Dans un auguste geste d'honneur il se tourna. Les balles sifflaient de part et d'autre de sa carcasse. D'un seul coup il, se baissa en avant, soulevant la robe souillée pour dévoiler son navrant séant.
C'est en voulant se redresser qu'il la sentit. Profonde, rapide, suintante. Il avait pris une balle dans le cul.

Vociférant de plus belle,  il s'appuya contre le camion et frappa dessus. Le signal de la retraite était donné. Peu importe ceux qui resteraitent derrière, il avait mal aux fesses.
Se posant tant bien que mal sur le siège conducteur alors que Waron mettait pied au plancher, il prit le temps d'ajuster une dernière fois son arme vers les insolentes bécasses qui désormais s'apprétaient à poursuivre les intrépides soldats du déchu.
Calmant les spasmes de son fébrile corps vieillisant, il stoppa sa respiration.
Un unique coup partit, touchant de plein fouet celle qui semblait encore être une enfant.
Il cracha par la fenêtre et hurla sa rage dans l'habitacle.



 
Ce texte vaut une bière !
Joueur d'Albert London

* Les douleurs de Mary étaient de plus en plus importantes , Albert ne savait trop quoi faire , c'est vrai que pour le Papa ce n'est jamais facile de savoir s'il faut participer, aider ou laisser tranquillle. Mais bon cette fois il y avait du sang partout , non sans inquiéter les parents, il courraient un peu partout pour essayer de trouver de quoi éponger dans ce trou à rats. L'Ordalie n'était pas aussi accueillante que d'autres cités du Fract, mais ils avaient trouvé leur place dans ce marais.

Philéas toujours coincé dans son dos par une grande étoffe, l'ancien reporter essayait de rassurer Mary du mieux qu'il le pouvait, épongeant tantot le sang, tantot la sueur qui perlait sur le front de sa belle. Le petit dormait , ce qui était une bonne chose pour le moment.

A ce moment là, ils étaient loin de se douter de ce qui se tramait non loin de là, la radio était complètement coupée. Comme à leur habitude, la petite famille BFC ne comptait que sur elle même. Depuis qu'ils étaient sur la route, il fallait de toute façon faire face à n'importe quelle situation. Et puis ils l'attendaient ce deuxième enfant, chaque enfant étaient un cadeau dans ce monde. Albert se rappela Philippe qui n'arrêtait pas de dire que la paternité était une chose merveilleuse. Et c'est vrai, Philéas était déjà un rayon de soleil. *

* A voix douce au creux de l'oreille de Mary *

Allez ... ça va le faire ...

* Il lui déposa un doux baiser sur le front en guise de réconfort, pour lui transmettre le plus d'énergie possible dans un tel moment.

Au loin on commençait à entendre le Vrombissement des moteurs, se rapprochant de plus en plus. Albert n'y faisait pas vraiment attention. Il pris une couverture pour la mettre sur Mary, afin que la fraicheur de cette soirée soit atténuée. Les douleurs tordaient Mary dans tous les sens , jusqu'au moment où elle réussit à s'endormir un peu. Albert se posa en tailleur à côté d'elle et commença à fermer un peu les yeux afin de reprendre des forces.

Le vacarme des véhicule commeçait réellement à se rapprocher.

Au loin une voix à la radio ... *

Ooooorwwwwweeeeellll, Oooooorweeeelll.

 
Les ordures battent en retraite.
La Reine lève son fusil en l'air en éméttant un cri de victoire.


NIAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAHHHHHHHH!!!!!!!!!!!

Mais rien n'est terminé, au contraire. Lorsqu'on l'attaque, la Reine contre attaque.
Elle grimpe sur un rocher pour faire son discours à ses troupes, la garde royale et loyale qui a aucun moment n'a faiblit.


Vous les avez vus? VOUS LES AVEZ VUS?
Ils ont tué Marie, sans aucune putain de raison.
Ils ont tué Laura, et ont voulu faire porter le chapeau à Hecate.
Ils ont tué Hécate, pour nous attirer ici.
Leur but dans la vie, c'est de nous nuire.
Et ils l'ont encore prouvé aujourd'hui.
Ils nous invitent soi disant diplomatiquement, pour nous tomber dessus à la première occasion. 

Ils n'ont aucunement envie d'entretenir des relations pacifiques, tout ce qu'ils veulent depuis le début, c'est nous détruire...
Pourquoi? Aucune putain d'idée... 

Mais votre Reine ne se laissera pas faire...


Elle prend un temps de réflexion, en regardant la direction dans laquelle ils ont fuit... Ce n'est pas la direction de la ville...
Il va falloir agir vite et bien.


Ils sont tous coupables... Au moins complices...
ON VA LES ASSIEGER! 
Leur putain de camion est imprenable, mais pas leur ville. 
Les habitants de cette putain de ville bossent pour Azrael, malgré ses exactions.
Ils l'ont regardé tuer Marie, Laura, Hecate, et ils sont toujours à ses côtés.
Ils l'ont regardé venir tenter de nous massacrer. 

Il n'y a aucun innocent dans cette ville. Tuez tous ceux qui opposeront de la résistance. 
Go ! 
Réveillé en sursaut par la voix désagréable d’Azazel, celui-ci vociférait son nom à la radio en l’insultant même avec des mots inconnus, tout droit sorti des entrailles de l’enfer.

Sorti de son doux rêve, il ne mit pas longtemps à comprendre la situation. La bataille n’avait pas tourné en notre faveur et le cirque comptait prendre Ordalie. Cette éventualité avait été pourtant bien sûr prise en compte. On ne savait qu’on ne les tuerait pas. Le but étant de les blesser le plus possible.


Donc un truc clochait.

Té ! Bah revenez ! Si le Cirque arrive, qu’est-ce que vous foutez encore là-bas ?

La réponse fut de nouveau une bordée d’insultes. Plus forte encore. Certains mots n’avaient probablement jamais été prononcé sur Terre à ce jour et n’auraient probablement jamais dû être entendu par des vivants.

Orwell était censé en effet se tenir au courant par la radio et rester en alerte pour réagir le plus vite possible en cas de problèmes. On s’attendait même dans le meilleur des cas à quelques morts au Cirque et il devrait alors poursuivre les survivants à moto, ou du moins repérer les fuyards. Visiblement le problème n’était donc pas là.

Le souci, c'était le camion. Il était en rade aux portes de la ville, alors qu’il faisait la course pour rattraper le Cirque, qui se rapprochait inexorablement de la ville. Il lui manquait une demi-dose de charbon pour franchir la côte qui menait à Ordalie.

Ni une, ni deux, contre toute attente, Orwell allait jouer le héros de cette guerre et sauver l’humanité, le monde libre, contre l’invasion clownesque barbare. On l’acclamerait pour avoir sauvé la ville par sa seule bravoure, sa fulgurance et son intrépidité chevaleresque.

Té ! Ces boulets.

Enfin, s’il réussissait à passer entre les balles, mais le Cirque ne s’occuperait certainement pas de lui en priorité.

Y’avait pas à réfléchir. Fallait faire vite. Pas le temps de réfléchir pour ça. Foncer.

Quitter son poste de défense, sortir d’Ordalie, rejoindre le groupe d’Azazel, démarrer le camion. Bordel c’était trop long tout ça… Et merde… ça allait affaiblir en plus la seconde ligne de défense.

Trop tard, le Cirque était déjà à l’œuvre. Orwell ne serait pas un héros. Pire, il serait tenu pour responsable de tout cet échec. Dans tous les scénarios prévus, c’était finalement bien plus horrible que le pire imaginé. Une catastrophe. Un carnage.

 
Vassili avait cru voir Azazel touché, sans en être sûr dans cet enfer de sable, ce diable de Ruscherra lui par contre semble tout esquiver... les prochains entrainements au tir, faudrait les faire a dos de choppers a fonds... mais le démon se replie, le démon s'enfuis, et tout le monde semble debout de leur côté quand le sable retombe, et sur ce sable, ça coule bien rouge. le démon avait reculé, et la reine rouge était sur son chopper toujours dressée avec l'italienne fidéle juste a  côté.
Sa soeur était une guerrière, mais pas une Stratège, Vassili se dirige vers la petite Angélica, et déchire son tshirt -oui oui comme dans les films- pour lui Bander sa cuisse qui saigne énomément, un bandage de fortune en somme.

L'adrénaline retombe un peu et les blessures sont la, plusieurs d'entre eux, des filles pour la plupart sont griévements blessés. Attaquer serait du suicide. plusieurs risqueraient de pas y survivrent... 
Mais les grandes terreurs du démons ne semblent pas rentrer vers leur communauté, Vassili voit bien a la fumée que dégage leur camion qu'il se dirige légérement plus au nord...
Il finit par sangler Angélica sur son chopper


Tu reste la dessus, tu pourras pas marcher ok ?

et les mains pleines du sang de la jeune blonde il va voir sa soeur lui dessinant des marques rouges sur les joues

Ces idiots ne nous en croient pas capable, regarde les, ils ne partent même pas défendre leur ville... on aura pas beaucoup de temps avant qu'ils s'en apperçoivent et reviennent, mais c'est MAIntenant SVET !

Il se retourne vers la troupe et appuie les paroles folles de sa soeur

La reine a raison, Bandez juste les saignements, on repars ! Y'a une brêche, faut s'y engouffrer ! Courage, des mois d'oppressions et de meutres, c'est l'heure de se venger !

Vassili réfléchis tactique, et quand le monstre qu'on veut abbattre est invulnérable, pourquoi ne pas attaquer sa forteresse, son garde manger... dans sa folie guerrière Svetlana avait eu une bonne idée, et leur ennemis qui viennent les attaquer les ont probablement sous estimés... L'immense russe chevauche en tout cas son choppers méttant les gazs vers la ville.
Azazel écume rageusement. Ruscherra s'en tient éloigné, protégé par une analyse froide et dépourvue d'empathie. Même une tape sur l'épaule ou un encouragement passeraient pour une agression et un risque de coup de surin : Le chef de l'Ordalie avait une balle dans l'cul et son monstre d'acier crachottait, à court de carburant.

Il grimpe sur un wagon quand il sent le roadtrain perdre son souffle, et observe les choppers qui les dépassent victorieusement, fonçant droit vers le camp. Rusch se roule consciencieusement une cigarette. Lorsqu'il relève la tête pour la planter entre ses dents, l'écho éloigné des premiers coups de feu arrive à ses oreilles.
Le visage légèrement crispé, il allume sa clope et exhale la fumée.


Le pire, c'est qu'on n'a aucune idée de qui s'en prend dans la gueule.
Qui ?..


Il s'interrompt alors qu'il comptait demander à Azazel qui insulte son compagnon Orwell. Il semble mu par une telle colère qu'il ressemble à un damné du Cinquième Cercle. C'est vraiment pas l'moment.

Blessée à la jambe, Angelica aurait du mal à marcher, mais sanglée sur la moto, elle pouvait encore conduire, et se battre un peu.

Elle verifia son equilibre, verifia que la moto tournait bien, la reserve de charbon...
l'usure commencait à se voir, il faudrait faire la revision prochainement.

Elle verifia la position de son fusil attaché sur le guidon, et verifia les munitions dedans.

Elle n'etait pas au mieux de sa forme, mais la vodka et l'adrenaline la faisait tenir encore. Elle etait donc aussi prete qu'elle pouvait l'etre vu les circonstance.

Elle se mit en formation en arriere sur le coté de la reine.



JE SUIS OK!
cria-t-elle en levant sa main avec le pouce vers le haut.

 
Ce texte vaut une bière !
Juste après s’être allumé une clope en signe de récompense, elle fît un hochement de la tête vers la petite angy, souriante avec son pouce en l’air.
D’un coup, voyant Vassilli mettre plein gaz vers la cité, suivit de la reine, Judith fit un burn et rattrapa les Ryjkov, suivit de prêt de la meute de bickers.
Les voilà arrivés aux portes de la ville, laissant derrière eux un roadtrain à l’agonie crachotant ces poumons et un nuage de sable.
Judith fît juste un arrêt, rechargea son flingue, prît une dernière bouffée de fumée, leva son flingue au ciel et remit les gaz. Les voltigeurs du cirque tournaient sans relâche autour du repère du mal, lèvent un épais nuage de poussière et de sable, histoire de fausser la vision des défenseurs.
Le round 2 était lancé. Des explosions d’armes à feu s’entendait tout autour de la ville.
De la fumée, du sang, des cris et des pleurs. Telle était la situation de chaos qui régnait.
Judith voyait des gens armés sur les palissades. Une arme = une cible à abattre. Elle vida quelques chargeurs, étant sur qu’elle avait touchée, voir abattu certains ennemis.
Son regard était noir, son visage totalement fermé, ces pensées sombres. Elle ce battra jusqu’à la mort, elle n’a rien à perdre de toute façon.


 
Elleysia de son côté, a reçu un éclat de pierre, une balle ayant frappé une roche qui la couvrait. Sur le moment elle est tombée en arrière, et au vue de la douleur, se voyait déjà morte.
Mais voilà une bonne dizaines de minutes sont passées et elle continue de combattre. Pas de sang, mais une marque violacée immense au niveau de la hanche droite, à croire qu'il s'agit d'un de ses tatouages.
Putin ça fait tellement mal.
Sans parler du fait qu'elle était pas en forme dernièrement, ce qui ne l'a pas empêchée de venir, elle a des choses à se prouver sans doute. En attendant, elle est restée silencieuse, à faire de son mieux dans se conflit confus.
Ce qui était certain c'est que le papy démon avait tué hecate. Pour le reste Elleysia n'a pas connu.

Donc dans la foulée, elle suit son groupe, ces types sont les premiers à attaquer, mais aussi les premiers à s'échapper quand ils réalisent qu'ils ont pas le dessus. Personne l'avait en vérité.
Quelque chose de sur, ces petits opportunistes remettront ça, au cas ou les circonstances leur soit plus favorables.
Ou bien, si ce "retour de balle", si l'on peut dire, est favorable au groupe du cirque, ça pourrait se revéler une occasion à saisir.

Alors Elleysia roule, de toute façon elle ne compte pas discuter les décisions. De plus rouler sur cette bécanne la soulage..être partiellement pliée sur la moto lui fait un bien fou, malgré les secousses qui lui donne l'impression de se prendre une décharge dans la hanche toutes les trois secondes. Quel stress.

Un stress qui se transforme en excitation, quand l'ordalie se dessine à l'horizon.

C'est là que le groupe ralenti, les gens du cirque étaient sur les traces de leur camion blindé, ils avaient espérer les rattraper, mais ce ne fut pas le cas. Le groupe a mis trop de temps à se décider à riposter contre l'Ordalie.
A présent ils font une halte, pour s'organiser rapidement.
Ecoutant d'une oreille attentive, Elleysia sort ses jumelles, dont un verre était brisé, mais l'autre fonctionnel, si on est pas trop retissent au manque de clarté que la jumelle renvoit.
La jeune blonde observe l'horizon, et une forme et couleur familière l'interpelle, sur le coin de sa jumelle. Une petite forme trop rectangulaire pour être naturelle et qu'elle a failli manqué.
Concentrant sa vision dessus, à essayer d'améliorer la netteté, en vain. Mais la chose au loin, au delà de l'ordalie, c'était leur putin de camion.

La blonde signale à son groupe que ça sent le sapin. Elle fait passer la jumelle borgne qui passe de main en main, et un doute s'installe...

Pourquoi le camion d'azael, véritable forteresse, a dépassé l'ordalie? Pourquoi ils sont pas rentrés? Pourquoi ne pas se cacher...Qu'est ce qu'ils foutent à un lieu nord ouest de leur ville.
Ca pue le piége.. Et à coté, le stress du temps monte, tic-tac, tic-tac.

Heureusement pour Elley, c'est pas elle qui décide.
L'adrenaline, la soif de vengeance, la décision est connue, elle sera d'attaquer l'ordalie.
Et quelle sera la surprise de voir tomber des remparts des gens armés d'arbalétes...
C'est eux les soldats entrainés pour défendre la ville..?
Joueur d'Albert London

* Les véhicules étaient aux portes d'Ordalie, dans un vacarme de tous les diables. Cela fit sursauter Albert , qui en deux seconde avait choppé son arme juste posée à côté de lui. Ils étaient dans la vigie, Mary était réveillée et lui envoya un regard intense. L'ancien reporter se leva pour regarder ce qui se tramait, au loin , la betaillère d'Azazel , mais au prêt , le Cirque, armes à la main , tournoyant dans un nuage de poussière.

Sous l'effet de l'adrénaline , il serra les dents et se retourna vers Mary pour lui dire ce qu'il se passait. Ce n'était pas sans compter sur la force qu'avait cette femme, elle était en train de se relever, lutant avec son dos qui la faisait souffrir. Il se précipita vers elle pour l'aider en la supportant. Un bras passé au dessus de l'épaule d'Albert, il voulait la mettre dans un endroit en sécurité, elle ne dit aucun mot , juste un regard déterminé.

Sifflement strident ............................. du rouge ........................... du rouge partout ....................... Il tenait toujours sa femme par les hanches,  le bras de Mary toujours autours du coup d'Albert ................... son crâne explosé .............. le regard dans le vide , il sentit le corps inerte tomber d'un coup , l'emmenant au sol en même temps ....................... non ............................ non ................................... impossible ..........................

Albert reposa délicatement le corps à terre , son regard était devenu vide , sa femme était étendue là , le bébé dans le ventre , Philéas venait de perdre sa mère ....

Une rage soudaine vint emplir le corps entier d'Albert , il se leva aussi sec , prit son arme pour mettre en joue les tueurs qui venaient au pied de leur petit havre de paix ........

Sifflement strident .................. plus rien .....*

 
Ce texte vaut une bière !
L'attaque se devait d'être rapide, brutale même, après un dernier coups d'oeil au camion qui semblait a l'arrêt et qui donne une brêche au cirque pour frapper fort, pour faire mal. Alors oui Vassili, loin d'être un assassin dans l'âme et bien il cherche a abbatre les gardes, ceux en haut des tours, des mirador et autant dire qu'a pleine vitesse avec un pistolet a cette distance avec neuf autres compagnons qui ouvrent le feu, c'est juste un sacré bordel...  mais bon a vider tout un chargeur dans une vigie on se dit que y'en a bien une qui va faire mouche !  
D'ailleurs Vassili est persuadé d'avoir fait mouche, la dans cette vigie  une gerbe de sang qui correponds a un tir a lui, enfin qu'il croit, il est sûr !

pour le reste il reconnait 3 silouhettes qui le font hurler de rage, trois nomades Bob, Elisabeth, et Momo, trois nomades sympa auquel il manque la belle brune américaine. Des nomades qu'ils ont aidés, formés équipés, et dont il n'avaient plus aucune nouvelles depuis des lunes, voila pourquoi... Ces salopards avaient rejoinds le démon pire, ils défendaient carrément son antre, a force de chercher du regard pour trouver la quatrième, il ne voit pas un bon trou devant ou se plante la roue de son chopper, un arret "stop buffet" qui le fait purement et simplement décoller en vol plané en avant, moins classe qu'un oiseau de proie il s'ouvre les 3/4 du front sur une roche saillante.

Il mets plusieurs secondes a encaisser le coup puis se relever, le front et une arcade pissent méchament du sang, ce qui recouvre rapidement tout son visage, Boitillant il repars vers sa moto, et hurle de toutes ses forces


DAAAAAAAANNNNNNNNNNNYYYYYYYYYYYYY !

Et pas vraiment sur le ton du "Danny, vite viens la qu'on te sauve" non non plutôt "Danny GRosse pute ou tu es !" et avec sa gueule en sang il ferrait peur non ?
Il recharge son arme et revide un chargeur sur les nomades traitrent, certains tombent, ou se cachent il ne sait pas trop, il font des dégats mais si des défenseurs chutent, les portes résistent


DDDAAAAaAANNNNNNNNNYYYYYYYYYYYYYYYy  MONTRE TOI ! 

il remonte sur son Chopper, et redémarre, il se ressaisit faut garder la tête froide, avec du sang partout dans les yeux c'est pas évident, il repars faire quelques dizaines de mètres vers le camion pour voir ou en sont  les Zaza Boy's faudrait pas qu'ils se retrouvent pris en étau. il regarde aussi du côté de l'assaut et jauge, les siens ont l'air tous "vivants" sur leur choppers alors que côté mirador de l'Ordalie, ca riposte beaucoup moins, il jauge, mais ne rien de plus pour le moment, remettant des balles dans son chargeur

 
Ce texte vaut une bière !
Avant le Crash, s'il fallait trouver un point de comparaison, c'eut été comme faire du tourisme en RDC. Se dire que ce serait dépaysant de vivre avec les enfants soldats, les voir boire la soupe rehaussée de crack, additionnée du sang d'enfants jugés lâches pour leur donner l'impression de boire leur âme. Dépaysant de les voir perdre leur humanité sous l'enseignement aguerri d'anciens lieutenants qui les envoient se faire faucher sous les balles des mitrailleuses comme une meute de chiens.

... C'est l'image qui passe dans l'esprit de Ruscherra, qui s'est assis sur le rebord d'un des wagons. Il observe le massacre avec la lunette de son fusil, tirant quelques bouffées de tabac sans dire un mot.
Il a servi dans l'USSR. Les opérations y étaient moins sanguines, moins instinctives. Mais une fois le vieux diesel mis en branle, le risque pour les civils était quasi-nul.
Deux salons, deux ambiances.
Il marmonne pour lui-même.


Si je n'm'abuse, les seuls susceptibles de tenir les portes sont les pirates haïtiens ou la famille modèle.
... 
...
C'est moche.


Achève-t-il de baver en surprenant une gerbe de sang au mirador. Il abaisse son fusil et le pose sur ses cuisses, les mains par dessus.
Il ferme les yeux et visualise en silence les visages, les sourires, les voix. Une dernière fois. 
Quand le camion reprendra sa route, sonnant la fin probable de l'escarmouche des clowns, il n'y aura plus que de la chair, du sang et quelques gasps tragiques sans espoir d'un nouveau souffle.

Vassili a beau brailler comme un demeuré après Danny, tirant aveuglément sur tout ce qui bouge, il ne la trouvera. Le matin même, elle avait été appelée pour une mission, celle de trouver de la nourriture pour les jurés. S’ils avaient pris la peine de se renseigner et d’attaquer les vrais coupables ils l’auraient su… 

 

Si c’est la mort de Danny qui était recherchée par cette attaque sanguinaire c’était encore une fois rater sa cible. A croire que finalement seul des excuses étaient cherchées pour pouvoir justifier cette soif de sang. Des animaux rien de plus, rien de moins. Ils ne cherchaient plus de coupable juste des excuses.

 

Si Danny avait su qu’elle y perdrait sa pauvre Betsy, elle n’aurait jamais échangé sa place avec elle. Encore une fois la douce Betsy s’était mise entre elle et les dégénérés… N’avait-elle pas dû subir Hécate pour éviter à Danny de passer entre ses griffes… Et maintenant, elle était à sa place à subir les obsessions tordues du gamin capricieux…

le camion se mets en branle, les petits démons se décident a réagir, il est l'heure de lever le micro siège qui n'aura dure que très peu de temps, ressemblant d'avantage a  une attaque éclair qu'autre chose.
Vassili se mets un morceau de tissu autour du front façon bandana, pour essayer de stopper le sang qui lui coule sur la figure. 
Ensuite il partira  au milieu des siens, sonner le repli général même si il se demande si il va devoir sa soeur a reculer, voir l'assomer.

le sang, les larmes de sang, et l'image qui sera surement très dure a retirer de voir qu'il a probablement tuer quelqu'un... mais pour l'instant c'est a la survie qu'il faut penser, il faut s'écarter du rivage et de ce bateau de malheur.
Et même si un sentiment de victoire s'empare de lui, Vassili n'aura pas le poing dressé de fierté.

pour l'instant il fallait surtout convaincre sa soeur de stopper sa rage et verifier que les troupes étaient capables de repartir, parce que des blessés, y'en avait encore plus !
Ce texte vaut une bière !
Une attaque efficace et rapide.
Les gens chargés de la défense de la ville ne font clairement pas le poids contre la garde Royale. 
Comment une petite clown est-elle devenue si forte? Ce qui est sûr, c'est que son absence de sentiments est un bon atout pour le combat. Elle n'a plus aucun scrupules à tuer les complices de l'assassin de sa soeur...
Mais c'est sa garde du corps Judith qui est la plus efficiente dans ce combat. 

Les yeux de la Reine se posent sur elle. Elle est magnifique, sa garde du corps, quand elle massacre des enfoirés. 
Elle la remerciera à sa façon ce soir...

Mais la soif de sang est toujours là, et tant que ces assassins sont toujours là, aucun des siens ne sera en sécurité.


ON GAGNE DU TERRAIN!
TUEZ LES! TUEZ LES TOUS !


Mais voilà que son frère sonne la retraite. 
Elle le regarde incrédule. 
Battre en retraite alors que les coeurs là bas n'ont pas tous cessé de battre? 
Il l'attappe par le poignet pour la tirer vers les motos. 
Elle continue toutefois de canarder vers l'arrière.


Arrête, il ne sont pas tous morts !

Mais visiblement, l'ordre est suivi, sa garde part en retraite.
Elle gromèle, mais se résigne alors à les suivre...
Tant pis...
Rien n'est fini...
Tant qu'ils sont là, les assassins seront toujours en danger.

La Reine de sang garde sont oeil sur eux. 
La moindre erreur pourra leur être fatale.

Le bruit des motos raisonne de nouveau.
Départ en trombe.
Laissant des cadavres parmi les ennemis.
Et aucune perte chez eux.
C'est une victoire, les assassins ont mené l'ambuscade la plus foireuse de l'histoire.

 
Ce texte vaut une bière !
Les tueurs d'Azazel n'avaient pas fauché de clown. Les tueurs de la reine n'avaient pas fauché d'assassins d'Hécate.

Seule subsistait une vague notion de complicité, élaborée pour pouvoir tuer des civils. Un concept très en vogue en Russie pré-Crash. Mais les Ryjkov ne faisaient que répondre à l'appel dément du roi lépreux, passé maître dans l'art de se dédouaner de meurtres étrangement proches de lui.

Des civils étaient morts de la main des deux factions. Et ces dernières ne se trouvant pas de faille exploitable, elles continueraient de faucher des prises faciles.
Dans cette région, il n'y avait qu'un vainqueur. La mort.


Le Rusch' est donc d'un calme absolu, commençant à démonter son arme en regardant les choppers s'éloigner dans un rugissement crachotant et un fog ignoble (Une armada de motos à vapeur, punaise, il y avait de quoi faire bander M. Marlboro et sa cousine Mme Camel). Ils reviendront sans doute... Ou d'autres civils seront repérés, ciblés et exécutés.

Il y aurait du travail.


​​​​​
Le monstre de métal finit par se remettre en route, au pas. Le bruit des combats s'était tue depuis peu quand les portes d'Ordalie s'ouvrirent pour le laisser entrer.
Les occupants affolés tentaient de venir au secours des blessés. Joan et Betsy gisaient là. On s'afférait, on ne changerait pas leur destin.
Azazel mit pied à terre, perdant toujours du sang abondamment .
Son attention se fixa sur ce qui restait de Mary et Albert.
D'un pas toujours plus trainant il se porta à leur hauteur.
D'un geste du pied il fit basculer l'homme qui, dans  un ridicule élan d'humanité, avait protégé sa moitié déjà morte de son corps.

Le démon examina la dépouille de la femme. Un grognement plus tard il se saisit d'un couteau. Il planta celui-ci dans le ventre encore rond et l'ouvrit d'un geste vif.
Plongeant sa main, non sans délectation, dans l'utérus encore chaud, il fouilla. Sentant un pied, il extirpa l'enfant et le porta ainsi à hauteur de son visage.
Tête à l'envers le bébé ne réagit pas. Son expression était celle de ceux qui sont déjà partis.


- Guhuhuhu !

Sans plus de cérémonie il lâcha  le nourrisson. Celui-ci atterit lourdement sur le sol souillé du sang de ses parents. Azazel ne remarqua pas qu'il l'avait laissé choir entre ses deux géniteurs, comme un hommage à ces innocents perdus, réunis dans une mort stupide. Il se détourna sans un regard pour rejoindre ses hommes. L'acte 2 devait être mis en oeuvre avant la nuit.