[L150] Un loup peut en cacher un autre ?

Chapitre débuté par Clétus

Chapitre concerne : mel, Meli Melo, raya, Vassili Ryjkov, Clétus, beth, Ange Bo Aza, callisto,

Ce texte vaut une bière !
Lune précédente.
Clétus n'est pas le meilleur invité du monde. Il reste dans son coin, le plus possible dans l'obscurité, silencieux autant que faire ce peut, ne se mêlant pas aux autres habitants de la falaise... Un nuage noir sur pattes. Un misanthrope ? Pas vraiment, pour qui le connait dans ses meilleurs jours, du moins. Là, c'est juste que "la migraine" prend le dessus sur presque tout. Chaque trait de lumière devient un coup de poignard, chaque son un coup de massue. Le repli sur soi-même s'impose plus qu'il se choisit. Certaines responsabilités semblent cependant encore lui importer, au vieil ours. Il se rappelle une longue discussion avec Mel et Callisto. L'accompagner ou le laisser s'isoler, telle était la question. Il se rappelle n'avoir rien imposé mais avoir clairement mis en garde, expliquer les risques, exprimer ses doutes quant à savoir si Callisto apprendrait quoi que ce soit sur elle en l'accompagnant ou si elle se ferait simplement déchiqueter... ou pire ? Il se rappelle, n'ayant toujours pas revu la Reine Rouge depuis ce funeste spectacle où on ne l'appelait encore que Svetlana, être allé voir Vassili pour l'informer de son départ, son isolement, de la transformation toute proche et lui répéter qu'il ne fallait en aucun cas menacer la Bête d'une arme... à moins d'être parfaitement sûr de la tuer. De le tuer. Il se rappelle aussi n'avoir vu Bo Aza nulle part...

Lune actuelle.
Il marche, un sac sur le dos, léger, presque vide. Le contact de l'herbe sous ses pieds nus est agréable mais le soleil le tue à petit feu. Sa tête va exploser. Il est seul ? Il ne lui semble pas. Si ? Il entend des pas... à un pas ou à mille ? Il semble s'endormir, plusieurs fois. Ce n'est pas le cas. A moins qu'il marche en dormant ? Un clignement d'oeil et le paysage semble avoir changé. Un clignement d'oeil et des kilomètres ont défilé. Il perd pieds. Le contrôle. La place doit être laissée. Se croire en pleine nuit en sentant le soleil sur sa peau. Hier ou aujourd'hui ? Il a mal. Toujours mal. Toujours plus mal. Il a chaud. Il fait frais...? Il était dehors, l'instant d'avant, il est dans une petite grotte, l'instant d'après. Callisto est là, assise en face. Elle n'y est plus. Il a rêvé ? Mal. Mel, à ses côtés. Non ? Pas là ? Plus là ? Mel ? MAL ! Seul. Il croit. La nuit est là. La lune aussi. Rouge. Comme dans les yeux noirs de la mutante qui fume sa pipe à quelques centimètre à peine de son visage. Tabac ? Non. Souffle, embrasement, point rouge dans les yeux noirs. N'est plus là. Si ? Clétus, non. N'y est plus. La place est prise.

Qu'il soit seul ou non, dans cette petite grotte humide nichée dans les montagnes de la région, le délire fiévreux prend fin et la transformation s'opère. Os qui craquent, gémissements, muscles qui se déchirent, atroce musique d'un corps qui se défait dans la douleur, qui se refait dans la douleur... Puis, enfin, le hurlement bestial et libérateur du prédateur ultime ! A faire éclater les tympans trop proches ! A faire vibrer la peau et battre le coeur trop fort ! Un hurlement entendu par la lune comme par ceux, sans doute, rester, espérons-le, à l'abri de leurs habitations, loin, à des kilomètres ! A quelques pas pour la Bête...
Ce texte vaut une bière !
Douce nuit de lune pleine. N'est-elle pas un poil rouge d'ailleurs ? Ou l'imagine-t-elle ?
Il fait toujours aussi froid, mais il n'y a pas de raison de pas continuer son rituel. Du moins elle n'en connaît pas.
De toute façon, cet exutoire lui est nécessaire pour ne pas sombrer totalement. Peu de chance qu'elle y renonce et ce ne sont ni le souffle glacial du vent ni les sauterelles qui l'arrêteront.

Alors, tout en haut de la falaise, elle danse, saute, virevolte, mettant le reste de côté. 
Ses pieds battent le sol dans un rythme improbable. Elle tombe vite dans une forme de transe où elle ne contrôle plus ses mouvements. Elle sourit et ses yeux vairons se mettent à briller d'extase.
Mais c'est aussi, un hommage pour ses amis partis dans un lieu où elle ne les reverra jamais.. Un moyen de déverser sa culpabilité.  Elle ne sait jamais quand cela prend fin. Elle peut parfois y passer la nuit. Ou s'effondrer de fatigue ou bout d'un moment. 
Son petit cœur d'humaine bat de plus en plus fort.

Mais le hurlement bestial retentit et la rousse s'arrête brutalement. La transe est brisée et la rouquine vacille, désorientée par le retour à la réalité.
Elle sent un frisson de terreur remonter dans son dos. Son corps se met en alerte.
Qui donc pouvait produire un son aussi terrifiant et millénaire ? C'est le genre de cri qui indique clairement qu'il est temps de se cacher, loin, très loin.  Il faut s'éloigner absolument de celui qui hurle ainsi. Il le fallait, c'était vital. Peut-être un reste de l'instinct des ancêtres ? Qui sait ? Mais l'urgence est à, prégnante. Son souffle s'accélère brutalement.

Mais au lieu de s'enfuir, Raya tombe brutalement au sol. Ses jambes ne la portent plus. Elle retient son souffle. La terreur se disputant à la curiosité.Le verra t-elle ?
Ce texte vaut une bière !
La lune précédente, dans la montagne du Cirque...

Ss-ss-ss ? Ss-ss-ss ?

Une mutante marche dans des souterrains humides, décorés de symboles, de guirlandes, et de cire d'anciennes bougies fondues. Ce sont les ruines sous la montagne, qu'elle a jadis habité. Son visage est éclairé par sa lanterne rouge, elle cherche visiblement quelque chose.

Ss-ss-ss ? Sss...

Un bruit de métal arrête sa progression. Elle baisse les yeux pour observer la cage qu'elle vient de taper du pied. Les barreaux sont défoncés de l'intérieur et... Grignotés. La mutante, maintenant accroupit, ne peut retenir un ricanement nerveux.

Une symphonie de couinements apparaît dans le paysage sonore. La prêtresse relève sa lanterne qui illumine des dizaines de cages similaires, éparpillées dans la pénombre. Un unique râle guttural retentit parmi les couinements qui se rapproche. Là, juste derrière, à l'entrée de la pièce. Elle se relève doucement, sans se retourner. Nouveau bruit de métal. L'Ange jette un oeil aux chaînes brisées qui sont apparues à ses pieds.

Bo Aza se retourne, alors qu'un sourire affectif grandit sur son visage.

Oh, comme avoir grandi... Parfait. J'avoir travail pour Tu.

Puis, une lune plus tard, aux alentours de la communauté...

Une mutante court, à quatre pattes. Une mutante court très vite !
Ce texte vaut 2 bières !
"Respire cocotte, ça va bien se passer" respirer, elle ne fait que ça respirer. Respirer profondément, pour ne pas arrêter, de respirer. Ils accompagnent Clétus. Elles devaient savoir mais, quoi au juste ? La marche n'est rien, plusieurs fois elle le voit tituber et se reprendre. Mel, Clétus, elles... Elle, deux. Elle respire, profondément... Elle respire, l'angoisse. L'angoisse, de l'inconnu. "T'as pas peur toi... C'est pas toi, qui... Qui risque - Devenir un monstre ? - Non ! Enfin... - J'comprends, je t'ai pas fais voir, le meilleur moi même, sur le chemin du Cirque. C'est ça, qui te fais peur ? - Un... Un peu. Asteria. - Oui ? - D-dis moi, que t'as pas faim - ...On a le même estomac" Mwouais...
 
Elle marche, elle marche, elle continue de marcher et... Ou est elle ? "On... On a perdu, Clétus et... - On... Ne les a pas perdu - A-Asteria... Qu'est-ce que t'as fais ? T-tu m'as... Tu m'as manipuler ?! - Non. Tu étais perdu dans tes pensées, je t'ai laissé faire - M-mais pourquoi ? On, devait l'accompagner ! - Je sais... Mais, ça aurait été, trop dangereux" la respiration de Callisto se fait plus rapide. Progressivement, de plus en plus, rapide "Ou on est ? - Je sais pas, mais en sécurité - Pour toi, ou pour moi ?! - Pour nous nous deux, pour l'instant. C'est pas pour pour rien, je pense, que Clétus, voulait faire "ça", seule - Parce que tu t'y connais maintenant, en transformation ! - Non... Mais c'est pour ça, que je t'ai laisser t'éloigner. D'ailleurs..." elle sent enfin son cœur, commencer à s'emballer. Normal, au vue du rythme de sa respiration "Tous va bien se passer, ne t'inquiète pas" et des larmes, commence à perler sur ses joues alors qu'elle tourne sur elle même, observant son environnement, complètement hagarde...
 
- N-non. NON ! NOOON !
 
Elle a chaud, la température de son corps augmente à une vitesse alarmante et elle entre sueur. Sueur de chaleur, sueur d'angoisse, elle panique ! "Calme toi Calli, ça va bien s'passer", alors qu'elle a chaud et commence à enlever ses vêtements tout en titubant... Elle respire mal... "Calli, regarde là-bas ! Une grotte, tu aura plus frais !" plus frais, alors qu'elle est déjà en soutient-gorge, trempé de sueur froide... Elle ne veut pas l'écouter, elle ne veut plus l'écouter ! Elle veut avoir plus frais... Elle l'écoute. Elle se tient au parois, elle entends des voix - Encore ? - elle voit des choses - C'est nouveau ça... - Le "Sea Wolf" ? elle voit, le Sea Wolf ?... Non - Chef ! Von WULF à prit l'USS Typhon ! Il l'a renommer..." :
 
- S-sea... Wolf... - Dit-elle, tombant à genoux, la respiration difficile.
 
Qui est ce chef ? C'est elle  ? Qui est ce Von WULF ? Qu'est-ce l'USS Typhon - "Pourquoi Typhon ? Parce que c'est sur la mer ? Que c'est comme une tempête ; rire d'homme - Non, non. C'est le nom... Du père des monstres dans... - "...La mythologie grecque.". La jeune femme, tombe au sol... Le corps brûlant, frissonnant :
 
- T-tu... T'es... T'es, en t-train, d-de... De m'tuer... P-pour... ah... Ah... AAAAAAAH !
 
Son torse... Il brûle. On dirait, que son cœur, veut sortir de sa poitrine et, pas que lui. C'est côtes aussi... Ses clavicules, ses... Ses chaussures lui font mal. Son soutient-gorge l'empêche de respirer, son pantalon... Trop, serré ? Il y a quelques chose de pas clair - "Tu m'as trahi, traîtresse ! Il est normal, que tu en paie le prix fort !" - "Non ! Callisto, reste avec moi, rappel toi ! Rappel toi qui tu es !" mais elle est trop occuper, à pleurer, se retenir les côtes, à geindre, essayer de reprendre sa respiration, hurler de douleur... Quand elle y arrive. "Les aut' ils, ils disent que chui, une mons' - Mon cœur, tu n'es pas une monstre. Tu es juste, unique" - "Allez, rappel-toi frangine... Accepte ce que tu es, accepte... Qui tu es !" accepter qui elle était... Elle ne voulait pas. Elle ne voulait pas, accepter, ce qu'elle semblait devenir. Elle ne voulait pas être un monstre... "Rappel toi, avant. Rappel toi je t'en prie ! Rappel toi d'eux" eux, oui, mais eux qui ? Sa famille ? Sa "meute" Ses... "M'man ! E-éteint pas, la lumière ! - T'as peur du noir toi maintenant ? - Non... Je - C'est le film, hein ? J't'avais dis, que t'étais trop p'tite - Non ! Pas... Un bébé moi... - Eh... Tu sais ce que ma mère me disais..."...
 
- Tu... T-tu es... M-mon - "...petit monstre. Et c'est toi, qui fait peur..." - aux...Autres, monstres.
 
Elle la voit. Elle les voient : Vicky, Heaven, Adrian "Nos petits loupiots" - "M'man, i-il est où, papy ? - Euh... Papy Jake, il est occuper. Il est occuper... Loin, très loin... Avec Mamy Mimi - son visage trempé de larmes, tourner vers le plafond de sa grotte. Elle semble avoir un "répit". Elle les voient. Elle, se rappellent - Dis P'pa, ça... Est-ce que... 'Fin, quand tu... - Est-ce que ça fait mal ? Oui, beaucoup, surtout les première fois mais, on s'y habitue et, au final, plus tu en as l’expérience, plus c'est rapide. Tu ressens encore des choses mais, beaucoup moins - M-moi... J'ai peur - C'est normal mais, toi... Tu es unique" - "Tu es, unique" :
 
- Je... Je suis... Callisto, PARKER. Fille... De, de Jake, PARKER. Chef de meute, des Lune d'argent, et... De Michelle, PARKER... La dernière Veilleuse - Et je suis, ta louve sœur.
 
Elle se rappel. Elle se souvient et, cela fait beaucoup plus mal, que cette transformation subit... Michelle, est morte. Vicky, sa fille aînée, est la fille de ce Von WULF, qui l'a violé. Heaven et Adrian... Sont né d'une mère porteuse, après que ce même Von WULF lui ait prit ses ovocytes, par une ponction ovarienne "à l'arrache", qui l'a laisser stérile... Jake, son père, travaillant pour le gouvernement, n'est jamais revenu d'une mission qui devait être facile/ Pourtant, elle ne se rappel toujours pas, ce que sont devenu ses enfants et, ce qui l'a amené dans ce sous-sol de métro, "ici", loin d'eux.
 
- Alors... C'est pour ça, qu'on est pas... Complètement, comme Clétus - Oui - J-je suis... Une sorte, de chimère chelou - Une hybride, unique. Du moins, avant que les petits n'arrivent. C-c'est, c'est fini ? - Quoi donc ? - Bah... La, la transformation ? J'veux dire... Là, c'est moi, qui parle et... - Tu ne voulais pas. Alors, ce n'est pas arriver - Et... Et toi ? - Bah... Qu'est-ce tu veux que j'te dise. C'est toi qui commande - Mwouais... Quand tu veux bien - Oh, ça va.
 
Elle reste donc là, allonger, presque nue "C'est, à cause de ma mère, c'est ça ? Que j'peux... Que j'peux décider - En partie. Tu es une Lune d'argent, notre meute est plus acclimaté à la société humaine et, c'est bien à cause de maman, qu'on peut faire ces flèches - Dorée le jour - Argentée la nuit. Elle peuvent tuer, n'importe quel créature surnaturel menaçant l'équilibre, avec le monde humain - Ce que faisait maman... La dernière veilleuse - Non, pas la dernière. Calli, on les retrouvera. On retrouvera nos petits et, ils le seront aussi, à leur tour." Tellement de chose, d'un seul coup. Tellement de douleurs mais, aussi, de soulagement - "Tu es mon petit monstre et, c'est toi, qui fait peur aux autres monstres" - voilà, pourquoi elle disait ça, en fait.
 
Au final, la brune aux yeux vairons, se lève difficilement certes, mais elle se relève et avance vers la sortie de la grotte, alors qu'elle entends... Ce hurlement, au loin - Clétus - appuyer contre la parois rocheuse, un vent frais caressant corps, la rafraîchissant, jouant dans ses cheveux noir - Astéria... Vas-y - Non. Tu es trop faible pour ça - On doit veillé. Et rien dit... Que tu nous trouvera pas, quelques chose à grignoté sur la route - Tu, tu es sûr de toi ? - Oui. J'te dois bien ça mais... E-évite, de me faire trop mal s'te plait - Alors ça... Je... - Allez vas-y ! - Et la transformation reprends, alors qu'elle hurle à la mort...
 
- P-POURQUOI J'AI DIS... AAAAAAAAAAAH ! ! !
 
De nouveau sa cage thoracique semble vouloir exploser, son rythme cardiaque s'accélérant de plus en plus, tous comme sa respiration, pour alimenter la croissance de ses muscles et de ses os, sa voix muant vers une toute autres que celle qu'avait déjà démontré Astéria ! Prolongement de ses bras, ses tarses et méta-tarses s'allongeant, la jeune femme plantigrade, devient digitigrade, son hurlement faisant alors à son tour entendre à des kilomètres à la ronde ! Celle d'une grande louve anthropomorphe au regarde d'or et à la fourrure... Blanche ?!  - P**** ! Mais ça fait un mal de CHIEN ! M-mais... Eh ! Mais chui brune ! Pourquoi j'ai des poils blanc ? - Tu crois la meute s'appelait "Lune d'argent" pour faire jolie ? - LUNE d'argent, pas LOUP d'argent ! - Quoi t'as un truc contre les blondes" - Astéria éclate de rire... Un rire, bizarre... Bestial ? Féroce ? Féroce, sont regarde le devient quand elle entends des couinements ! Un RAT ! - Gros grondement qui fait plaisir - "La soupe est servie ! - Tu déconne, c'est un rat ! En plus il est tout... petit" - Pas eût le temps de finir sa phrase intérieur... Le rat à fini gober tous rond - "Berk, dégueux..." - et ça, elle n'avait pas fini de le dire, car la grande louve garelle blanche à les oreilles qui frétillent ! Les babines se retroussent, le fumet lui monte à la truffe : le repas n'est pas fini, car au loin, il y a une multitude de petits amuse gueule - Oui, normalement on dit amuse-bouche. Mais là, vu les circonstances... - une chose est sûr : ils ne vont pas faire long feu, Astéria a la dalle...
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- "Asteria" parle à parle Callisto, Callisto parle à Asteria : en "intérieur"
- Callisto vous parle
- Asteria vous parle
Ce texte vaut une bière !
Lune rouge, Hurlement incomparable... un autre hurlement ailleurs, Vassili se lève de son lit immédiatement, enfile un fut et ses pompes se dirige vers la sortie, il regarde son fusil un instant mais le laisse.

Il avait retranscrit les même règles que la dernière fois, "Restez enfermés cette nuit, si vous voyez la bête déposez vos armes, et partez sans courir" Ceci dit la y'avait deux hurlements, il était moins serein. La peur s'instillait même dans son coeur, il s'en était sortit une fois, est ce que ca allait recommencer ? dans tout les cas il fallait protéger les siens, quitte a s'exposer.
Vassili a cette fois une action préméditée, il va a l'écurie ou les chevaux ont l'air terrorisés, déjà que c'est des chevaux sauvages pas encore dressés... il galère a passer une corde autour du cou d'un. un jeune étalon sauvage et vigoureux et doit user de toute sa force et son agilité pour le tirer hors du bâtiment sans prendre de coup de sabots... puis il lâche la bête après avoir frapper fort sur sa croupe, l'animal Henni, se cambre, et part au triple galop claquant ses sabots sur le sol en roche, un boucan pas possible, esperons que personne ne se trouve sur sa route qu'il renverserait.

Il vient d'envoyer la bête a sa mort, il le sait, il le regrette mais se dit que la taille d'un étalon fougueux qui déborde de viel suffira peut être pour combler l'appétit des bêtes. Il ferra ensuite le tour des maisons pour vérifier que tout le monde s'y trouve bien enfermés, a commencer par celle de son Beth et de ses enfants. Une fois fait il partira a la recherche de Raya, celle ci n'était pas chez elle, et il sait ce qu'elle fait de ses nuits, et a peu près ou elle le fait, aussi il s'y dirige au pas de course.
Tout comme la dernière fois, je reste bien au chaud avec les enfants. Pas question de prendre le moindre risque, même si je ne pense pas que Clétus ou Asteria feraient du mal aux enfants.

Une simple précaution. Mieux valait rester enfermés.

Je frissonne en entendant les deux hurlements au loin. Tout c'était bien passé la dernière fois, mais la peur est là malgré tout quand je les entends.

Quand Vassili vient voir si tout se passe bien, je le rassure. Oui, je resterai bien enfermée avec les enfants pour ne pas prendre le moindre risque, tout allait bien... Malgré les hurlements, les enfants dormaient tranquillement dans leurs lits respectifs. Pour ma part, je veillais au coin du feux, une tasse de tisane à la main.
De nouveaux hurlements mais Raya reste prostrée au sol alors qu'elle devrait fuir. Mi humains-mi bestial, ces cris de souffrance et de faim lui retournent l'estomac.
Pourtant, pourtant, une part d'elle souhaiterait s'approcher er voir le propriétaire de ces cris.
Et le boucan continue alors qu'elle semble distinguer le bruit d'un cheval au galop panique.
Décidément, la nuit ne sera pas de tout repos. Près de la falaise, elle attends. Elle ne sait pas vraiment quoi mais elle patiente. Le bon moment arrivera bien. Mais elle le sent, la nuit  sera sanglante.
Elle espère qu'a part elle tout le monde est bien en sécurité...
Une paire d'oreilles pointues frétillent, avant de se tourner dans une direction. Elles continuent de remuer, alors la que la mâchoire carnassière qui les accompagne, continuent elles aussi de remuer, de mastiquer, de croquer, la fourrure blanche ornant celle-ci tâcher de sang - "Beurk... J'veux bien qu'on soit carnivore mais, t'exagère là - Oh ça va, petite nature, t'as qu'à penser au film là, avec Stallone - C'est toujours aussi dégueux, et... C'est pas des galops qu'on entends - Non. C'est le bruit du plat de résistance". Effectivement, à l'oreille, l'équidé que la louve géante percevait, étant encore à bonne distance mais, il était dans le sens du vent. Le fumet de l'animal, ne tarda alors pas à lui parvenir.
 
- "Ils sont malin ces gens du cirques quand même - Comment ça ?... Ah ouais, c'est vrai qu'il y en a pas des masses, des chevaux qui courent en liberté ici - Surtout, tous seul, hors troupeau. Erreur fatal, ça te convient du cheval ? - Après toi très chère, par contre si on passe près d'un point d'eau, j'aimerai bien voir à quoi on ressemble" ainsi, la grande bête blanche laisse derrière elle son carnage raticide. Cela pour s'élancer, dans la direction du "plat de résistance", après avoir eût les amuses gueules. Toutefois, une chose est sûr : il y avait de grandes chances, pour qu'elle ne soit pas seule sur le coup et là, ça risquerai d'être compliqué...
 
"Dis, tu crois, qu'on aura à se battre contre Clétus ? - Tu crois que la terre la plate ? - Ok d'accord, ça va saigner - Oh oui, et pas qu'un peu... - Arrête, tu fais peur là - Désolé... Peut être que lui il a trouver autre chose, à se mettre sous la dent - Tu dis ça, juste parce que tu veux qu'on s'garde le canasson, pour nous toutes seules - Aussi..." voilà qui s'annonçait, potentiellement épique.

 
Ce texte vaut une bière !
Seule, dans cette minuscule petite grotte où la lumière de l'astre de nuit rougi a bien du mal à pénétrer, se trouve finalement la seule personne qui, depuis le temps, sait bien qu'elle n'a rien à craindre de la Bête : Mel. Combien de fois le lui a-t-elle prouvé, à présent ? A supposer que Clétus et la Bête ne soient bien qu'un et non pas deux entités partageant une seule enveloppe "interchangeable", la chose coule de source : Clétus ne fera jamais le moindre mal à la rouquine, c'est une évidence. Mais même si cette supposition est exacte, il n'en reste pas moins, alors, que la Bête est une facette bien différente que celle du Clétus moins... poilu, disons. En bien ou en mal, chacun est juge... mais, par exemple, les questions morales, la Bête laisse ça aux autres ! Y compris à Clétus. Elle est aussi instinctive que lui est réfléchi, lui se maîtrise et elle se libère, elle est inversement patiente à lui et la liste est encore longue... Tout ce que Clétus prône, la Bête le méprise ou le dédaigne. Et tout ce que le vieux barbu tente de contenir, la Bête l'exprime le plus puissamment possible ! Colère, rage, agressivité, violence... et égocentrisme quasi-absolu. Et c'est bien ce dernier point qui fait de la Bête un monstre, bien plus que sa taille démesurée, ses crocs, ses griffes ou son apparence toute entière. Et c'est avec ce monstre-là que Mel est seule dans cette grotte. Ce monstre d'ego... blessé.

La rousse n'a pas encore retiré ses mains de ses oreilles suite au hurlement que déjà, là, du fond de la grotte, l'Acier luisant comme deux lucioles bleutées la fixe. Deux billes de lumière qui n'ont rien de menaçantes pour la rouquine... Mais ce qu'elles expriment est peut-être bien pire, pour elle. Déception, dédain, voilà ce qui prédomine.

Le souffle rauque, caverneux, pareil à celui d'un ours, emplit la grotte alors que le mâle bestial fait un pas, puis deux, sortant progressivement de la pénombre, approchant de Mel. La seule présence de la Bête à proximité EST une menace, de fait, de par sa capacité à découper en deux n'importe quoi d'un coup de griffe, de déchiqueter un corps d'un coup de dent sans même avoir eu le temps de pousser un cri... Pourtant, alors même qu'elle tourne en rond comme pour canaliser sa rage et se présenter plus grande qu'elle ne l'est - à la manière des chats attaquant et tournicotant  "en crabe" - elle ne semble toujours pas vouloir faire de mal à Mel. Du moins, physiquement. Parce que son regard ne trompe pas. La déception est bien là, dans l'Acier, alors que la Bête s'approche suffisamment pour venir renifler le ventre de la rousse. Le dédain et le mépris sont littéralement palpables lorsqu'elle la repousse d'un coup de museau... avant de lui tourner le dos - bien bas - pour s'éloigner lentement et quitter la grotte. Et si, finalement, ce n'est pas à cause ou grâce à Clétus que la Bête protégeait Mel et lui montrait de l'intérêt ? Et si, finalement, c'était parce que convaincue d'être la seule et unique représentante de son espèce, sans pair ni égal, son instinct de reproduction lui avait fait placer en la partenaire sexuelle de Clétus tous ses espoirs ? C'est en tous cas le message que ce monstre d'ego semble avoir, à l'instant, passé... et à voir comme elle secoue la tête rageusement en quittant la grotte - laissant Mel derrière -, gageons qu'un certain barbu doit lui gueuler dans l'oreille !

Mais c'est pas lui qui dirige, pas ce soir, pas cette nuit. Cette nuit appartient à la Bête ! C'est SA nuit, SON bon-vouloir, SON moment... qu'elle trouve déjà bien trop rare pour pas se laisser trop emmerder par le vieux barbu ! Ce con de vieux barbu qui se rationne en bouffe depuis des lunes. Stupides humains. Se rationner... quelle idée ! Du coup, elle crève la dalle ! Plus encore que d'habitude et ça la rend mauvaise, ça lui scie les nerfs et épuise déjà l'infime quantité de patience qui est sienne. Mel, sa descendance et tout le reste, c'est déjà sorti de sa tête. Manger. Tout de suite. Voilà ce qui compte ! Et la voilà qui hume et opte pour une direction. Et la voilà qui s'élance, court et bondit à une vitesse folle, avec la vélocité qui est la sienne et qui, comme tout ce qui la constitue en fait le prédateur ultime !! Le prédateur qui... qui... qui est brocouille, comme on dit dans le Bouchonnois ! Ben merde alors !! Y a pas un rat. Ou presque. Mais elle va quand même pas s'abaisser à bouffer du rongeur, si ?! C'est pour ça qu'il se rationne l'autre con d'humain stupide ? Plus de gibier ? Il s'est passé quoi, au juste ? Elle s'absente dix lunes et ces abrutis d'humains ont niqué toute la biodiversité ?! Puis c'est quoi ces machins qui pleuvent ? Y a plus de saisons... et elle va pas se contenter d’amuse-gueules. Puis elle aime pas ça, il en pleut tellement que ça craque sous ses pas... Elle fait comment pour approcher sans bruit de... de quoi, d'ailleurs ?! Y a rien. Fais chier. Elle va quand même pas s'abaisser au pire du pire quand même ? Être dévoré par elle, c'est une sorte d'honneur dans la hiérarchie du vivant. Elle ne dévore que ce qui mérite de l'être. Que ce qui est digne d'être une proie et se comporte en proie digne. C'est à dire pas ces stupides humains !! Ces proies qui se prennent bêtement pour des prédateurs !! Rah, rien que d'y penser, ça la rend encore plus folle de rage !! Mais... bon... elle va pas se laisser crever de faim, quand même, si ?

Sauf que même niveau humain - beurk, rien qu'à l'idée -, ben c'est pas Byzance non plus !! D'habitude, y a toujours quelques spécimens qui se baladent à droite, à gauche. Du genre qui ont au moins l'honnêteté intellectuelle - de proie - de pas se balader véhiculés, sont sans arme ou presque, et esseulés. Ce qui en fait des proies assez pathétiques au demeurant... mais elle a salement faim et faute de grives, va pour un pigeon. Mais non, que des sauterelles qui se prennent pour des gouttes de pluie et... Attendez, attendez !! *snif snif* Mais oui, mais oui, elle a bien senti un Rominhumain ! C'est pas la porte à côté mais se dégourdir les jambes n'est pas du tout pour lui déplaire : ça fait un peu baisser le taux de rage. Parfois. Plus elle se rapproche de cette odeur, plus elle la trouve... étrange. Elle lui parait "non-répertoriée" mais c'est bien de l'humain. Ou approchant. Et plus elle se rapproche - à toute vitesse -, plus d'autres odeurs viennent parasiter. C'est pas très clair, elle verra sur place.

Et la voilà sur place... A bien moins d'un bond de cette première odeur sentie. Elle s'approche lentement, profitant de l'herbe, évitant les sauterelles pour que ses pas ne soient pas entendus, ne respirant plus ou presque, jouant avec le vent pour ne pas être sentie, grimpant sur un rocher, là, près de la falaise, pour surplomber sa proie et la... Qu'est-ce que c'est que ça ? Femelle, allongée parterre, poil roux comme Mel. Ça parait humain mais... ses odeurs sont comme... colorées ? L'hésitation de la Bête finit par trahir sa présence. L'étrange proie se contracte mais ne fuit pas et semble, en fait, incapable de le faire. Les temps sont durs mais bouffer une humaine, bon, déjà, bof, mais en plus une blessée ?! La Bête n'est pas une vulgaire lionne, bon sang ! Griffes se plantant dans la roche comme dans du beurre, le prédateur descend lentement de son perchoir pour se rapprocher, fixant cette nouvelle rousse de son Acier luisant semblant plus acérés encore que ses griffes. La "presque humaine" a peur et ça n'aurait pas de quoi étonner la Bête, rien de plus normal, au moins elle sait sa place... sauf que son odeur change. Et c'est presque visuel. Elle a peur mais elle semble curieuse et, avouons-le, c'est assez réciproque. Pour la curiosité, hein, parce cette frêle créature ne risque pas d'effrayer la Bête ! D'autant qu'elle ne porte rien de métallique sur elle... Le monstre s'approche encore, lentement et montrant les dents, laissant entendre son souffle rauque. Elle n'a pas peur mais se méfie. Toujours se méfier des humains, qu'ils soient presque ou non, c'est la base. Au loin, un cheval hennit. Le ventre de la Bête gargouille. Ça l'énerve ! Elle a faim mais soif d'étancher sa curiosité ! Nouvelle hésitation avant de décharger un peu de rage tout en clarifiant tout à fait la hiérarchie prédateur/proie : HURLEMENT.

Mais voilà qu'une autre odeur se précise et approche. Une que la Bête connait. Celle de cet étrange spécimen aux pratiques qui échappent totalement à la Bête, comme celle de se foutre à poil pour... elle sait pas pourquoi. Ce qu'elle sait, pour l'avoir vu à travers les yeux de Clétus, c'est que ce spécimen adore jouer avec des couteaux ! Foutu adorateur du métal. Elle l'aime pas. Le cheval hennit à nouveau. Bon. Décision. L'Acier se pose une dernière fois sur la rousse blessée avant qu'un souffle puissant et rocailleux ne soulève ses cheveux n'ayant pas été collés par toute la bave déversée lors du hurlement ! C'est dire si elle était proche... Puis, d'un bond, elle disparait.

Cheval, cheval, cheval, cheval... Ça tourne en boucle dans l'énorme tête aux poils sombres. C'est mieux que de l'humain, certes, pense-t-elle en traversant la plaine. Mais quand même... La Bête n'est pas un vulgaire loup. De ceux qui entrent dans les pâturages pour boulotter un mouton débile. Elle ne touche pas, par dédain, à ces proies s'étant laissées domestiquer par l'Homme. Peuh ! Elle ne consacre ses talents de prédateur que pour les proies ayant su rester sauvages et mériter qu'elle les dévore. Mais, bon. C'est la grosse dalle. Cheval, c'est bien. Puis... c'est le choc.

D'abord cette odeur qui lui vient, plus précise, et qui parasitait toutes les autres sans qu'elle ne parvienne à comprendre. Une odeur qu'elle ne reconnait pas tout en la connaissant pourtant. Un odeur pareille à un souvenir oublié. Voire enterré. Une odeur pareille à un espoir abandonné et jugé trop douloureux. Mais la plaine et l'absence de relief aidant... à l'odeur se joint la vision. Une vision d'une blancheur éclatante. Le coeur de la Bête s'emballe. Elle se fige au milieu de la plaine. Elle n'est plus seule...

Elle reconnait dans cette odeur celle de la petite brune que ce stupide barbu a pris sous son aile. Elle avait vu juste ! Elle avait bien senti ! Mais l'espoir était tellement mort en elle qu'elle n'avait pas imaginé à quel point ! Par toutes les lunes, regardez un peu ça... Comme elle est belle, élégante, racée ! Regardez comme elle dévore à pleine dent ce cheval agonisant ! Trop sexy. Ses pattes, ses muscles taillés pour la course, ses crocs sanguinolents, ses griffes, ses oreilles, ce poil si blanc... Une prédatrice. Une vraie ! Un danger sur patte. Mais un danger que la Bête ne compte, pour une fois, pas éviter. Oh non. Le hurlement qu'elle pousse alors est bel et bien bestial mais renverrait surtout Tex Avery à ses études ! Sûre et certaine d'avoir signalé sa présence, la Bête bombe le torse, tourne en rond,  une fois, deux fois, puis hurle à nouveau... Ce coup-ci, c'était un brin moins langoureux. Limite menaçant. C'est qu'en bon mâle alpha, loup-garelle ou pas, la Bête entend bien que cette femelle, comme tout autre individu rencontré, SE SOUMETTE ! Faut pas déconner. Et que je montre les crocs, et que je bombe un peu plus le torse, m'érige sur mes deux pattes pour me faire plus grand, et que j'avance en exposant bien mes longues griffes, et que je bave mais c'est plus tellement par faim... ou si, mais d'un autre genre. Après la déception de la fausse-couche de Mel qui semblait, à la Bête résignée à s'en remettre à une humaine pour lui offrir une descendance, un espoir envolé, voilà qu'elle tombe sur un congénère... FEMELLE. Que la vie d'un prédateur alpha est bien faite, hm ? Disons-le clairement, le loup est en chien ! D'ailleurs, alors que le mâle approche, sa conséquente et colossale érection est-elle assez visible au clair de Lune ? Ah, la nature est si romantique.

La Bête, complètement obsédée, perdue corps et âmes dans son désir et ses instincts primaux troublant ses sens si aiguisés, en est même devenue totalement hermétique à tout son, à toute odeur autre que celle de SA dulcinée soumise et docile - le mâle alpha n'imagine pas les choses autrement... Comme celle, par exemple, d'odeur, pourtant assez proche, d'une mutante qui court très vite.
Ce texte vaut une bière !
Ce qui devait arriver arriva. L'atmosphère change soudainement et cette drôle de couleur se rapproche. Elle se tourne vers sa provenance et elle déglutit difficilement en voyant l'énorme et brutale bête à l'air furieux et affamé se rapprocher d'elle.
Elle devrait bouger, courir, crier au moins mais elle est figée.
Elle fixe sans trop comprendre ce qu'elle regarde. Ce n'est pas un animal sinon elle ne distinguerait pas cette aura étrange. Un homme enfermé dans un corps de bête donc ?
Raya est curieuse de nature et cette nouvelle énigme lui semble intéressante. Elle essaie de graver chaque détail de la creature dans sa mémoire.  Pas que cela lui serve a quelque chose si elle se fait dévorer.
Elle est maintenant du loup gêant si proche que si elle tendait le bras, elle pourrait la toucher. Elle se demande vaguement si l'épaisse fourrure est douce et chaude ou complètement rêche.
Et la bête hurle de nouveau, beaucoup trop proche.. Elke est sonnee alors qu'elle se fait asperger de bave de loup. Son cœur s'affole.
Au loin le cheval hennit de nouveau et le monstre s'enfuit alors qu'elle sort de son état d'hebetitude
.

Ah attends !

Mais la bête est déjà bien loin et elle se retrouve seule couverte de bave, en pleine nuit et dans le froid. Enfin en compagnie des sauterelles.. Pas vraiment réconfortant.
Alors un pulsion primaire la prend enfin et elle se met a pousser un cri de frayeur qu'elle avait retenu jusque là dans sa gorge.
Vassili arrive sur les lieux juste après, de loin il a pu voir la silhouette de la bête penchée sur une forme au sol, il l'entends hurler, s'approche plus vite, courant au plus vite, la bête bondit mais surement pas parce qu'il lui a fait peur. quand il arrive sur les lieux il trouve la rouquine couverte de lave, qui pousse un cri de frayeur immense.

Vassili a peur, peur, qu'elle ai été blessée, croquée... et se jette sur elle, il commence a regarder a la lueur de la nuit si elle a tout ce qu'il faut, une tête deux bras, deux jambes... et passe ses sur elle pour evacuer un peu la bave et chercher une blessure... mais il ne sait pas avec le gluant de la bave si y'a du sang ou pas... il lui essuie le visage


Raya, C'est moi c'est Vassili ! Tu es blessée ?

Il la prends dans ses bras et la serre fort, au cri de terreur, il la sait terrorisée. Il la sent en état de choc, lui a déjà "affrontée" la bête et tout mâle qu'il est, avait eu très peur... il imagine bien Raya ne pas être en possession de ses moyens.. il tourne la tête tout autour, cherchant a savoir si la bête, ou les bêtes sont parties et ne reviennent pas. et d'abord c'était quelle bête ? Clétus, ou Calisto ?

Tu peux monter sur mon dos ? Il faut pas qu'on reste là Raya !
Ce texte vaut une bière !
Mel avait suivi Clétus comme elle le faisait souvent. Sauf qu'elle savait que ce serait différent cette fois, elle le sentait. Et pourtant, elle était là, seule avec la Bête. Toujours persuadée que le monstre ne lui fera jamais rien, cette fois elle se met à douter. Parce que la Bête est en colère, comme toujours pourrait on penser, sauf que c'est bien plus profond que ça cette fois. La rouquine le sent et ne peut que serrer ses mains sur ses oreilles quand retentit le premier hurlement.  Et puis, ça tourne, ça grogne, ça regarde de travers, ça renifle... Rage, colère, dédain, mépris, tout y passe et le pire, ce sentiment qu'elle aurait cru voir chez Clétus, c'est la  Bête qui le lui lance... De la déception, amère et cruelle. Mel serre ses bras autour d'elle. Et même si elle sait que Clétus et son monstre partagent un corps qui vire poilu à chaque lune rouge sang, elle ne peut retenir ses larmes sous le regard pesant. Il lui faut bien quelques minutes pour se rendre compte que le loup est parti et encore quelques autres pour se mettre debout et décider de rentrer vers la ville.

Au dehors, elle entend plusieurs hurlements. Et si ceux de la Bête lui sont familiers, d'autres le sont moins. Et puis, il y a d'autres bruits, les hennissements d'un cheval, un cri terrifié... Elle hésite encore quand elle entend d'autres hurlements et décide de se rendre dans cette direction. C'est là qu'elle tombe sur une scène surréaliste qui la laisse sans voix, elle recule jusqu'à ce que son dos trouve un arbre, au pied duquel elle s'effondre tant ses jambes refusent de la porter. Ses yeux embués de larmes ne loupent rien de ce qui se passe entre le loup blanc ruisselant de sang frais et de la Bête qui fait son show et son chaud.  Le cerveau de la rouquine semble surchauffer et elle secoue la tête en murmurant tout bas.


Non non non...  
C'était arriver. Arriver, comme un coup de foudre. Un choc, véloce et féroce, d'une puissance dont elles ne se rappelaient plus, jusqu'à présent. Ce désir, cette aubaine, cette satisfaction, cette assouvissement du besoin le plus primaire... MANGER ! Quoi ? Vous aviez cru que je parlais de quoi ? Effectivement, le canasson qui déambuler, ne déambulait plus, non, là non, c'était fini.

Elle avait eût l'odeur, et sa nyctalopie aidant, elle fini par percevoir de son regard d'or perçant, l'équidé. "Unique" qu'elle était - comme un cheat code, dans un jeu vidéo - la bête argenté associait, les caractéristiques de 2 super prédateurs - Ou "prédateur alpha", "apex prédateur"... soit une catégorie de prédateur adulte, qui se trouve au sommet de la chaîne alimentaire, sans avoir avoir de prédateur lui-même - soit la puissance lycnthropique ET l'intelligence humaine - Oui, l'être humain est un super prédateur, son plus grand prédateur étant... Lui-même.

Ayant la direction de l'animal à sabot, celui-ci à aussi une excellente vision nocturne de prés de 340° ! Problème pour lui : Il est protanope - ne voit qu'en bleu et vert - ne voit en relief, que tout droit devant lui - Soit uniquement sur environ 60° sur les 340 ! sur les côtés, c'est du cartoon quoi - L'instinct de la prédatrice lui, la pousse à se mettre face au vent ; Un vent qui vient de la direction du canasson. Ainsi, quand le pauvre équidé la sentira, il sera déjà trop tard... La louve s’aplatit à raz du sol sur le côté, ses pupilles ornée d'or se dilatant, elle ne fait plus aucun bruit, plus un mouvement. Elle attends. Elle patiente. ELLE SPRINT ET BONDIT ! ! !

La première chose qui frappe la créature équine, c'est la mâchoire puissante de son assaillante sur son encolure. Puis, tout le reste de son corps ! En une fraction de seconde, le fier destrier devient chair à pâté. Comme-ci faisait renversé par une voiture à pleine vitesse, l'élan, la l'énergie cinétique dégager, entraînant les créatures au sol sur une dizaine de mètres ! Une large et épaisse traînée de poussière sur leur sillage, témoignant de ce passage. Sauf que, la prédatrice n'a pas une seconde, lâcher prise ! Elle le TIENT ! ! ! Oh le dîner essai bien de se relever, mais "Tu pourrais en finir, vite, s'il te plaît ?! - QUOI ?!... Désolé. Quoi ? - Bah, ça t'plaît de le voir souffrir comme ça ? J'veux dire, c'est... Un peu sadique non ? Voir beaucoup - Oh, excuse-moi, j'ai heurter ta p'tite sensibilité humaine - En fait, j'préfère qu'en tu m'emmerde à longueur de journée... - Rappel-toi ces paroles, pour plus tard..." alors qu'elle tient toujours le cheval par la gorge, elle prends la tête de celui-ci de sa main gauche et...  C'est un bruit sourd, sec, glacial. La nuque, de l'animal vient de se briser, alors que la prédatrice se relève de toute sa hauteur et, fermant la gueule, dents dehors en regardant sa proie "T-Tu, tu souris ?! - Nan, je fais son deuil... Tu sais depuis combien de temps, j'ai pas chasser ? C'est, la première fois, de toute MA vie, que j'ai un p***** de canasson pour moi, TOUTE SEULE ! Alors, OUI ! Je SOURIS ! Parce que chui HEUREUSE, OK ?! - ...T'es, j-je... J'voulais pas... - Pardon, désolé je... Je sais pas, ce qui m'prends je - T'es, ma sœur louve. T'excuse pas, c'est... C'est juste que, c'est comme ci c'était la première fois. J'me rappel de beaucoup de choses. Pleins. Même de chose, que j'aurai préféré, ne pas me rappeler - Alors, on fait quoi ? J'le ramène, à la grotte ? - Pourquoi s'donner cette peine, bouffe-le là, pour l'instant, pas de Clétus à l'horizon alors, profitons-en" Et la grande bête blanche, ne se fait pas prier plus longtemps.

Cependant, alors qu'elle en plein dîner, les longues et fines oreilles de la louve frétillent ! Elle l'alerte mais, elle est occuper ! Elle mange ! Pour à l'alerte auditive, vient alors s'ajouter l'avertissement olfactive amener par le vent... "C-c'est... - Clétus" elle aurait pu le sentir, avant de l'entendre mais, elle avait le museau fourré ailleurs. Puis, la louve garelle l'entend clairement signaler sa présence, pour un puissant hurlement - soit un bon gros loulou - autres chose de plus, embarrassant, chez lui : il est en rut, et l'odeur, les phéromones qui se dégage de lui, sont de plus en plus forte... Alors, par contre ses actions suivantes, le montre TRÈS clairement - Subtilité zéro - alors que la louve "rouge" - vu toute l'hémoglobine verser... - et blanche, daigne enfin lever tête vers lui, les oreilles bien droite tourner vers le loup. Son arcade sourcilière gauche se lève, alors qu'elle regarde la "parade" du mâle en face d'elle "Euh... Au final, j'aurai encore préféré, qu'il vienne se battre pour le cheval - Oh arrête, il est... Bien fait quand même - T-T'ES SÉRIEUSE LA ?! - Eh ! J'ai... J'ai pas dis, que j'voulais... Tu vois quoi. J'dis juste, que... Il est, bien fait - Oh mais vas-y, tourne toi et lève queue, j't'en prie ! - Oh oh OH ! J'ai l'droit d'apprécier la camelote, même si chui pas en chaleur non ?! - Oui, bah vu son cinéma avec son... Oh purée... - Ouais, bah j'ai pas l'intention d'me laisser culbuté, par un gus qui sait pas faire la différence entre une femelle en chaleur, et une qui l'es pas ! Même si c'est un beau gosse - Astéria, c'est Clétus quoi ! - Oui, bah je sais ! R-raison d'plus ! D'ailleurs, elle est ou sa rouquine là ?!"

Si "Cloup" est tout en muscle et, en "virilité", Asteria est un peu moins en muscle, et plus en finesse et en courbe. La jeune louve à la fourrure douce et argenté, se dresse de toute sa hauteur sur ses jambes digitigrades, immobile, oreilles toujours dressées mais aussi sa crinières, la queue levée ! Elle gronde, en soutenant fixement le regard de "Cloup" - "Oh non mon biquet, croit pas qu'tu va m'avoir comme ça. Tu m'veux ? Viens m'chercher ! - Euh... Oubli pas que c'est Clétus quand même - Bon, t'arrête de m'dire ça ?! - J'dis ça, comme ça" - Oh la vilaine, elle le provoque ?! - "Je sais vraiment pas, si c'est une bonne idée - Il nous laissera pas partir comme ça - Je sais... Alors, tu lui botte les fesses et, on, se, CASSE ! - Alors ça par contre, c'est une bonne, voir une super idée ! Et... Oui, j'oublie pas que c'est Clétus - Tu sera, pas trop méchante, hein ? - ...Pas trop" - et là, se produit l'improbable.

Le positionnement de son corps, anthropomorphique, est importante, la verticalité de celui-ci surtout. Épaules et hanches dirigé vers "Cloup", garde en V. Celle-ci par la présence de ses griffes, crocs apparents, revêt un aspect beaucoup féroce que paisible. La exécute comme une sorte de petites gestuelle de préparation, d'échauffement, ponctuer de souffles rauques et grondements sourds. Ses mains griffus tournoyantes, semble ridicules, mais elles se prépare à potentiellement contact direct, avec les bras du loup noir : le "chi sao" - ou "mains collantes" qui consiste au ressenti, en contact direct, de l'énergie des bras de l'adversaire, et créer des ouvertures/défense simultanée, pour des frappes courtes et rapides - évidement, il ne faut sous-estimé la vélocité de la bête et son côté féral, c'est pourquoi elle vise, un point essentiels - Non, pas celui-là... - avec une technique précise - et très connu - soit un : "One inch punch" au diaphragme ! Cela dans le but de lui couper le souffle - et "la trick" potentiellement - et de l'éloigné, afin de pouvoir le fuir.

La minute, voir même, la seconde de vérité approche, alors qu'elle laisse, volontairement, l'opportunité à l'imposant mâle de l'attaquer. Cependant, une fois de plus, le vent lui amène un message, une autre odeur familière : "La rouquine est là - Oui, c'est son odeur... On aura peut-être pas à se battre - J'en doute, si elle est là, à proximité, et qu'il tire toujours cette gueule - On va pas y échapper. Rappel toi - OUI ! Je sais ! C'est Clétus ! - Non. J'allais dire, si tu utilise le Wing Chun, reste concentré, garde ta verticalité pour un meilleur ancrage - Euh... Oui, rester concentré !" Oui, Mel était présente, où exactement, elle ne savait pas. Le pire, serait qu'elle perde la confrontation le gros mâle et que Mel, assiste à "ça". De plus que, que si Cloup blesse Astéria... Elle ne va s'en tenir qu'au Wing Chun de Callisto - Bah ouais, une louve "civilisé" certes, mais une louve avec du mordant quand même.
La rouquine est heureuse de voir Vassili. Vassili qui se jette sur elle pour l'examiner alors qu'elle tente de se remettre de cette étrange rencontre.
Étrangement, elle retrouve vite ses esprits. Ce n'est pas la première fois qu'une créature est sur le point de la tuer. Et avec sa chance, ce sera pas la dernière. Le cynisme de Clay commençait à déteindre sur elle de nouveau. Pas le temps de paniquer.


Je... Je vais bien..je crois..

Elle tente alors de se lever et là... Catastrophe la cheville cède. Encore. Et pas au meilleur des moment. Elle glappit de douleur avant de s'accrocher au dos de Vassili.

Presque entière.. je disais donc ! Vassi, qu'est ce que c'était ?

Elle scanne machinalement la zone avant d'enfoncer ses mains dans l'épaule de Vassili.

Vass, il y a quelqu'un d'autre près des... Des... Bêtes humaines ? Elle ne va pas bien mais...
On peut pas la laisser là bas !
Vassili n'était pas une bête a poil, il était même pas du  ni a poil, ni avec des poils, pourtant il avait mis genoux a terre, pour charger la rouquine sur son dos, lui naturellement aurait filer tout droit pour la ramener en lieu sûr... surtout qu'elle a clairement sa cheville qui l'a encore lâchée Elle n'avait pas du en prendre soin... au moins elle s'était agrippée il réponds a la question, lui mettant les mains sous ses fesses pour la maintenir en la soulevant, pour se relever.

C'était... la bête, c'était Clétus... c'est un, loup-garou en gros.. un animal, un prédateur pendant les pleines lunes, peu de choses ont d'emprise sur lui,  il faut qu'il chasse, et c'est surement Mel que tu sens, sa compagne, il ne lui ferra aucun mal ne t'inquiète pas, c'est peut être la seule qu'il reconnait... je l'ai déjà vu grimper sur son dos ! pourquoi tu dis qu'elle va pas bien... ? Il ne faut pas rester dehors Raya... cette bête est trop puissante je peux pas te défendre contre elle, Mel risque rien avec elle.

Vassili machinalement commence a repartir vers les maisons, il n'a pas tiquer au fait qu'elle ai dit "des" bêtes
Ce texte vaut une bière !
La grande prêtresse des Fleurs, malgré son absence manifeste sur le champ de bataille, n'avait pas eu le temps de chômer. Oh non. Depuis qu'elle avait accompagné Clétus dans sa grotte, en compagnie du reste de la bande, son plan méticuleux se mettait en place. Elle observait le bonhomme grisonnant, faible, recroquevillé. Elle essayait de deviner, en fumant son fameux calumet, une quelconque trace de la Bête qui devait se cacher là, en Clétus. Et puis, elle disparaissait.

Callisto s'était isolée, elle aussi. Fiévreuse, suante, comme le loup-garou qu'elle connaissait. La mutante l'avait suivi pour l'observer de loin. La pauvre délirait. L'Ange jubilait. Elle avait même envisagé, pendant un instant, de profiter de sa confusion pour lui administrer l'un de ses "coups de couteau la nuit". Juste par principe. Juste pour lui montrer que, malgré la sympathie dont elle faisait preuve, la mutante était capable de tout. Mais Callisto ne méritait pas ça. Non. Et puis, la mutante avait des plans bien plus intéressants pour elle. Alors, quand vient la douleureuse transformation, Bo Aza écarquille des yeux et étire un sourire délirant, avant de partir en courant. Derrière elle, une traînée de rats libérés apparaît dans l'obscurité.

Sous la clarté de la lune roussie, une mutante court dans la nuit. Oh, comme ça lui avait manqué. Non pas qu'elle ressente vraiment le besoin de se dégourdir les pattes comme ses accointances lycanthropes, la créature blanche pourrait très bien vivre sous un pont, ou même établir sa tanière dans un puit dénué de lumière. Non, c'est plutôt ce sentiment de poursuivre un but, cette impression de liberté qui lui vient lorsqu'elle traverse les grands espaces, avec le savoir indiscutable qu'elle accomplit ainsi la volonté des Fleurs. La chamane le sait, il s'agit bien d'une volonté divine, et c'est grâce à ELLE, elle et ses mutations reçues en bénédiction qu'ELLE va pouvoir établir SA balance cosmique. Après tout, elle était Ange, l'Ange Bo Aza. Un être capable de perturber l'équilibre par sa seule volonté. Sa volonté... Divine. La mutante prend une mine perturbée, perplexe. Des rouages tournent dans son crâne. Elle ne sait plus discerner où commencent ses pensées et où s'arrêtent les paroles des Fleurs. Et si...


Sous les hurlements des loups-garous, un ricanement se perd au vent... HinhinHINhinhinhinhin !

Enfin, elle arrive à destination. Un spectacle merveilleux se présente à elle. Là, dans une clairière, des braséros s'allument et des guirlandes se tendent. La prêtresse avance dans un cercle de déchets et de bidons portant la marque des Fleurs. Mieux qu'une cérémonie religieuse, c'est un véritable festival pour la mutante. Elle se retient de verser une larme devant la combinaison de ses efforts et de ceux de...

Ssouricide !



RRrrââh ! Maîtrresssse ! Cérrémonie prrête !

Bo Aza contemple avec émotion la vision de cet être parfaitement dégueulasse. Elle était parvenue, à force d'expérience obscure et de rituel sombre, à faire muter des portées de rats en utilisant son ADN. Seul cet étrange spécimen avait survécu. De fait, "Ssouricide" était un peu comme son fils, son enfant qu'elle avait élevé puis abandonné dans un coin sombre avec pour seul promesse, des dizaines de lunes durant, que la "prophétie allait s'accomplir". Aaah, la famille.

Travail joli. Rappeler frères, maintenant !

Et Ssouricide s'exécute. Tout pour la grande déesse blanche, la créatrice, celle qui enseigne les Fleurs. Le petit mutant gueule dans une langue bizarre, couine, et voilà que ses confrères rats aux mutations bien moins visibles débarquent en couinements, venant rejoindre la masse de rongeurs qui rôdent déjà dans la clairière. Merveilleux. Bo Aza n'a plus qu'à atteindre les loups garous pour commencer... D'un moment à l'autre maintenant... D'un moment à... Ah non. Un galop au loin. Un monstre qui le dévore. Merde. Des hurlements sauvages transperce le calme de la nuit. Merde, merde.

Rrraté !

Une crise existentielle frappe la prêtresse de plein fouet. Bordel, c'est pas vrai... Tout ces efforts... Pour ça ? Pour les entendre, même pas si loin d'elle ? En même temps, qu'est-ce qu'elle imaginait... Attirer des loups-garous, des monstres de la lune, avec des rats... Un plan digne des plus grands génies du bien et du mal. La mutante reconsidère ses dernières décisions. Tout ça parce qu'elle voulait...

Alors, déessse ? Allons ?

Bo Aza baisse la tête vers l'affreux Ssouricide qui tire sur ses vêtements avec son expression qui se veut affectionée, mais qui ressemble plutôt à celle d'un junkie énervé à la recherche d'un portefeuille. Bo Aza sourit. Le petit a ses yeux ! C'est l'avantage d'avoir une tête qui tourne très vite : la mutante a déjà oublié sa dernière réflexion pour celle que lui évoque son laquais de fils. Elle hoche tendrement la tête à cette erreur de la nature. Oui, allons. La prêtresse marche et allume sa lanterne rouge comme la lune. Elle se met à courir, alors que des veines grises et violacées apparaissent sur son corps et son visage. Ssouricide, extatique, la suit pour cette grande activité aussi religieuse que familiale. La prophétie, enfin.
 
***



Quelque part, deux loups-garous. Un duel s'engage, devant l'oeil impuissant d'une rouquine sous la pleine lune rouge. Ces monstres exceptionnels, ces personnalités, ces égos, sont prêt à régler la chose au corps à corps, malgré leur idée différente de la chose. Mais des sons, des odeurs, s'élèvent à toute vitesse. Un miracle se produit. Un troisième monstre, aussi égocentrée que les deux autres, apparaît.

Dans le ciel, l'Ange Bo Aza arrive en battant deux grandes ailes pareils à celles de chauve-souris, et pourtant parsemées de plumes blanches. Son visage dément, recouvert de veines, affiche un sourire qui s'élargit en voyant la scène. Au sol, une masse grouillante et couinante envahi les lieux. Des rats, gros et petits, mutants et dégueulasses, viennent de tous les côtés pour former un large cercle d'amuse-gueule autours des lycanthropes. L'une des créatures, plus grande que les autres, se tient sous l'Ange. Il est armé d'un grand couteau et d'un bâton surmonté d'une lanterne rouge qu'il brandit. Ces mêmes bâtons, et ces mêmes lanternes, se hissent mystérieusement dans les rangs des rongeurs. La mutante volante lève sa lumière à elle. Un vrombissement suit de quelques secondes la curieuse parade qui se met en place. C'est le rendez-vous de la vermine et des monstres. La parade des Fleurs.


Hin hin hin ! ricane l'Ange des fleurs. Enfin ! Gloire aux élus mutants ! Esspèce nôtre jamais mourir ! Jamais !

SSSAILLLIIIIIE !! hurle Ssouricide, pour combler le semblant de solennité qui s'était installé.

Les sauterelles alentours, qui pleuvent ça et là depuis quelques lunes déjà, s'étaient amassées autours des lanternes. Cependant, leur nombre se mit à grandir exponentiellement lorsque la vague d'insecte qui poursuivait le défilé le rattrape soudainement. Une partie de la masse volante s'agglutine sur la mutante qui semble définitivement avoir perdu la tête. Des rats et des sauterelles... La carotte et le bâton. Bo Aza ne se rapelle pas d'avoir douté une seule seconde de ses plans géniaux. Elle ricane follement dans les airs alors qu'elle voit, au sol, les deux loups-garous encerclé par une barrière organique de vermines. Pas d'échappatoire. Clairement, toutes les conditions sont réunies pour que la cérémonie pour la survie du peuple des Fleurs se passe au mieux. Enfin. Vous avez dit "Tue-l'amour ?"
Ce texte vaut une bière !
La situation est assez cauchemardesque et le devient de plus en plus, au fur et à mesure. Mais pour qui l'est-elle le plus, au fond ? Chacun pourrait, en son for intérieur, se poser la question. Mais ne brûlons pas les étapes et focalisons-nous, ici, sur un des protagonistes concernés : la Bête.

La Bête qui n'en revient toujours pas d'avoir trouvé un "égal", un "pair", un autre individu de son espèce ou, du moins, qui s'en rapproche le plus ! Pas la même couleur de pelage ? Aucune importance. La Bête est progressiste ! Mais si. Pas le même âge non plus ? Vrai que Blanchette est de toute évidence beaucoup, beaucoup, beaucoup plus jeune que le prédateur sombre qui est possiblement beaucoup, beaucoup, beaucoup plus ancien qu'on ne le pense... Allez savoir, vous, quels pans de son existence les "amnésies" passagères de Clétus ont effacé, hm ? Et ouais. Mais restons concentrés ! Asteria est plus jeune, d'accord. Mais qui peut se targuer de la légifération en terme "d'âge légal" chez les loups-garous, hein ? QUI ?! Alors, bon. Puis si Clétus est avant tout un ardent défenseur du "bien commun", la Bête, elle, penche nettement plus pour leur tendance commune au "naturalisme" libertaire... Chacun fait bien ce qu'il veut, quoi. Mais avec son côté égocentrique exacerbé, son credo exact serait plus : chacun fait bien ce qu'il veut mais SURTOUT MOI ! Voyez ? Du coup, bon, qu'Asteria soit jeune ou TROP jeune, la question lui passe au-dessus. Progressiste, on vous dit. Enfin, ELLE se dit. Même en matière de pédophilie... ouais. Mais c'est secondaire tout ça, roooooh... Vous comprenez pas ?! Un mâle, alpha qui plus est, quelque soit l'espèce, seul depuis des années, voire des dizaines d'années... sinon des siècles ? SEUL ! Et persuadé depuis belle lurette de le rester. Et là, paf, UNE congénère ! Occupez-vous des détails - du type "en chaleur ou pas" inclus - si ça vous chante, la Bête, elle, elle veut BAISER ! Elle ne voit ni ne sent rien d'autre que cette plantureuse femelle qui a tout ce qu'il faut où il faut ! Elle n'a d'Acier que pour elle. Non mais sans dec', regardez-moi un peu ces crocs, ce museau, ces pattes arquées, ce poil soyeux tâché de sang... Bordel, qu'est-ce qu'elle va lui mettre ! Po, po, po...

Soyons clairs. Si la Bête est, sur l'instant, rendue incapable de percevoir quoi que ce soit d'autre qu'Asteria, exactement comme si elle avait des oeillères pour tout le reste, elle n'envisage pas non plus une seule seconde de pouvoir être repoussée. Ben non. Bon, déjà... Enfin, quoi, merde, regardez un peu ce mâle !! Non mais c'est parce que vous êtes pas lycanthropes... mais faîtes un effort aussi, hein, sinon on va pas s'en sortir. Si vous étiez du genre à vous faire pousser une queue les nuits de pleine lune, vous comprendriez. On est sur du nec plus ultra, là ! Du poids lourd dans sa catégorie ! Il a tout pour lui. Du poil aux griffes en passant par l'attitude. Impossible d'être insensible à ses charmes pour toute loup-garelle qui se respecte. Au pire, accordez-lui au moins ses yeux, quoi, bande de sales imberbes que vous êtes ! L'Acier !  Bon, bref, croyez les lycanthropes sur parole, la Bête est canon ! Mais, au bout du compte, c'est secondaire. Ouais. Le fait est que la Bête a arpenté ce monde de long en large et c'est pas pour rien qu'elle n'en revient pas de croiser une congénère... Même des loups, pas garous, ça court franchement pas les rues, c'est dire. Là, on est sur le cas typique de "s'il y avait plus que toi et moi sur une île déserte"... Au bout d'un moment, on va pas se jouer de la flûte ! Y a l'instinct, y a les besoins ! Non, non, non, inenvisageable que Blanchette envisage, même un instant, de repousser la Bête et une occasion pareille. Ça lui traverse même pas l'esprit, à la Bête... qui continue d'avancer vers Asteria tout en affirmant sa domination de mâle alpha, en mode "Yo, t'as vu un peu les griffes et mes deux queues, ouaish, ou bien ?"...

Et c'est là qu'Astéria lâche son mega-steak de cheval et se redresse. Et qu'elle... elle se... c'est... Mais bordel mais qu'est-ce qu'elle fout ?! Des étirements, des moulinets, une pause chelou... La Bête cesse d'avancer, ne grogne même plus, l'Acier disparait un peu sous des paupières qui se plissent... En clair : elle n'y comprend rien ! Elle finit même par laisser retomber ses long bras griffus, perplexe, se retrouvant quasiment à quatre pattes, pour observer la chose. Qu'est-ce que c'est que cette position ? Du jamais vu, pour la Bête. Un vrai choc des cultures. Voire... de générations. Car, oui, là, oui, la Bête commence à vaguement se poser des questions sur leur différence d'âge... C'est comme ça qu'ils font, les jeunes, maintenant ? C'est sa parade amoureuse, ça ? Ben mon cochon... On savait mieux vivre, dans l'temps, qu'il se dit, le mâle alpha progressiste et pas du tout conservateur. Le truc étant qu'il a beau analyser ça sous tous les angles, la parade amoureuse de Blanchette, là, elle n'a rien, RIEN, qui s'apparente à de la soumission. Et ça, bonnes gens, pour la Bête, c'est parfaitement inacceptable ! Elle pousse d'ailleurs un gémissement parfaitement à mi-chemin entre le soupir dépité et le hoquet d'agacement. Maiiiis bon, en bonne progressiste convaincue (de l'être), elle va pas en faire un drame non plus. Une bonne mandale griffue, quelques poils arrachés, un peu de sang versé, on mord la nuque et on se fait une bonne levrette des familles, puis voilà ! Tout le monde est content.

Alors la Bête pousse un hurlement - d'ailleurs plus proche du rugissement rageur - qui fait tout aussi bien danser les poils d'Asteria que le vent, administrant même un léger crachin, avant de se redresser, très clairement menaçante dans sa posture, crocs apparents et griffes bien en avant, prête à bondir pour exercer - croit-elle, du moins - sa domination, sa rage et son désir légitime sur cette jeune femelle effrontée... quand ça se produit. La parade. Nan, pas la parade amoureuse de la Bête. Nan, pas la parade des "mains collantes" d'Asteria, non plus. L'AUTRE parade. Celle des rats, à moitié mutés ou non, surplombés par leur Prêtesse Mère Créatrice Angélique... En un mot : Bo Aza. Oui, bon, en deux mots. Bo Aza dans sa forme la plus évoluée et impressionnante. Une forme que la mutante avait, une fois, laissé Mel et Clétus admirer à leur départ du Cirque. Une forme troublante, déroutante, effrayante même, mais que Clétus n'avait pu s'empêcher de trouver merveilleuse et grandiose. Mais plus encore... Pensez donc ! C'est qu'aussi tarée, amorale et parfois ridicule soit-elle, par cette forme d'humanoïde ailé,  Bo Aza - que Clétus trouvait aussi attachante, fine et bien plus loyale qu'on pourrait le croire, rappelons-le - avait semblé lui prouver que oui, PEUT-ÊTRE oui, elle était bien une nouvelle étape de l'évolution, engendrée par "les Fleurs", comme elle ne cessait de le répéter...

Sauf que bon. Là, tout de suite, Clétus est tout au fond et la Bête tout devant. Et la Bête ne peut soudain plus n'avoir d'Acier que pour Asteria. Retour brutal et frontal à la réalité, bien loin de la perspective d'une romantique et innocente levrette forcée... Alors que l'Ange ricane dans les cieux, perchée à plus d'un titre, et se lance dans un exultant discours quasi-incantatoire - persuadée qu'elle est que les lycanthropes sont AUSSI des mutants auxquels elle s'adresse -, les sens - et le bon sens ? - de la Bête s'éveillent à nouveau, reprenant conscience de tout ce qui l'entoure ! TOUT ! Pas seulement les rats, y compris celui, plus grand, qui s'égosillent frénétiquement et dont le sens des mots, comme toujours, échappent complètement à la Bête. Pas seulement de Bo Aza, qu'elle reconnait malgré les ailes et dont elle se demande à quel point elle constitue, là tout de suite, une menace, jaugeant même d'à quel point elle peut lui rentrer dedans d'un bond. Pas seulement du vent, des odeurs au loin ou celle de la barbaque éventrée tout près qui rappelle aussitôt sa faim à son bon souvenir. C'est aussi de la présence de la stupide humaine rouquine dont elle prend soudain conscience. Mais qu'est-ce qu'elle fout là ?! Pourquoi n'est-elle pas restée dans la grotte ?! Et, aussitôt, ce foutu instinct qui se pointe et semble supplanté les autres : la protéger, la mettre à l'abri, tout de suite.

La Bête grogne. Ça la gonfle, ce foutu instinct-là ! Elle devrait d'abord penser à se mettre à l'abri ELLE ! A prendre l'autre allumeuse en levrette pour assurer la descendance ! Parce que soyons clairs à nouveau, avoir un public, même essentiellement composé de rats, ça lui en touche une sans faire bouger l'autre, à la Bête, qu'on se le dise ! D'autant qu'on est dans la quartier rouge, là, non, si on se fie à toutes ces lanternes... Mais non, rien à faire, protéger la stupide humaine, qui l'a déçue pourtant, ça passe avant tout ! Le hurlement qui s'ensuit est de loin le plus rageur de tous ! Il fera taire les rats ou les galvanisera un peu plus, pourtant le message sans doute incompréhensible qu'il contient est au moins clair pour la Bête affolée par la situation : tu fais chier Clétus !

La réaction est alors immédiate. Les longs bras griffus de la Bête deviennent de véritables faux fauchant un champs de rats, mutés ou non. Espérons que Ssouricide soit pas dans le tas, sinon ça rimera avec infanticide parce que le prédateur affolé ne fait pas dans le détail, taillant littéralement son chemin en direction de l'arbre où Mel était adossée - si elle y est toujours. Alors vous me direz... Il aurait pu sauter. Certes. Sauf que parmi les rats, tous ne goûtent pas de la griffe... mais bien des crocs. La dalle. Beeeen oui, des rats, oui, finalement. Ne jugez pas ce noble prédateur au ventre qui gargouille autant que grouille les rats. S'il vous plait. Toujours est-il qu'une fois le chemin du massacre arrivant à destination, en une petite poignée de secondes, la Bête, du rat encore entre les dents et couverte de sang - notez qu'il n'y a pas que du rouge mais aussi du bleu et du vert, c'est trop joli -, tourne à nouveau le dos à Mel... mais pour l'inviter à lui grimper sur le dos, à ce qu'il semblerait. C'est pas que ça l'enchante, croyez-le bien. Croyez bien, aussi, que si la rouquine grimpe pas fissa, elle finira sous le bras puissant, poilu et sanguinolent du mâle.

L'Acier va dans toutes les directions, y compris dans celle de l'Ange, scrutant le moindre danger potentiel, l'air toujours clairement affolée, hurlant sur le moindre rongeur approchant, l'étripant si le message n'avait pas été suffisamment clair... Mais, étrangement, avant de bondir et fuir tout ce merdier pour laisser Bo Aza juger de la réussite de son plan et en tirer les conclusions nécessaires pour élaborer le suivant - n'en doutons pas -, c'est vers Asteria que l'Acier luisant se tourne. Le hurlement qui suit n'en est pas vraiment un ou semble très proche d'un gémissement guttural marquant... oui, il semblerait bien... une certaine forme d'inquiétude à son égard. Bien malin celui ou celle qui saura déterminer si ça vient de Clétus ou de la Bête, ça... Quoiqu'il en soit : fuite. Un bond, un arbre à moitié déraciné par le choc, dans l'affolement... et rideau.
Encore des hurlements... Ca ne cesse pas cette nuit. Le cheval lancé au galop et puis ce cri... reconnaissable. C'est Raya... Sans hésiter j'attrape ma radio.

Vass ?! Tu as entendu Raya ?? Est-ce que, tu sais où elle est ? Il faut la ramener... Tu peux la ramener à la maison si c'est nécessaire... Et reste bien à l'abri toi aussi...