Projet Eden

Chapitre débuté par Elon Musk

Chapitre concerne : Liberty Harbor, Musk Corp, Elon Musk,

Ce texte vaut 2 bières !
* Le monde n’est que création. *

C’est avec cette phrase en tête que je me réveillais ce matin.


Comme à mon habitude mon premier réflexe est d’attraper le smartphone qui trône sur ce qui me sert de table de nuit. Je regarde si de nouveaux messages sont arrivés. Rien, silence.

J’écoute les derniers messages sur les fréquences dites « publiques » avant de daigner sortir de ma couchette.

Mes articulations craquent et mon corps peine à se redresser, triste épreuve que l’âge d’autant plus lorsque celui-ci arrive trop vite.

Je regarde à ma droite, la couchette de Barry est vide, les draps pliés au carrés et de l’eau chauffe déjà pour mon infusion. Certaines créations sont plus réussies que d’autres.


« Le monde n’est que création » Dans un murmure je répète cette idée qui me rempli l’esprit depuis mon réveil, je rajoute une note dans mon smartphone pour y noter la tirade tout en rajoutant « à méditer ». Il est dans mes habitudes de ne pas laisser passer une idée, même si cette dernière semble désuète.


Le couvercle de la casserole se met à tambouriner dans un bruit métallique, chaque claquement laissant s'échapper un panache de vapeur de la casserole, machinalement je retire cette dernière du fourneau et y jette quelques plantes avant de commencer ma séance de gymnastique nécessaire pour remettre mon corps en route pour le journée.

Elle se déroule devant l’atelier où nous avons installé nos quartiers Barry et moi, je peux voir Liberty Harbor se réveiller au doux son de la marée, le sac et le ressac accompagnent mes respirations et aident mon corps à retrouver sa souplesse, l’idée de plonger à l’eau me traverse l’esprit, je la retiens pour plus tard. Le soleil se lève à peine, il est l’heure de déjeuner.


Plus tard, après avoir terminé ma routine matinale conclue de façon exotique par une baignade dans la rade de Liberty Harbor sous le regard attentif de Barry, toujours présent pour veiller sur moi, je me dirige vers mes quartiers afin de passer une nouvelle journée à trier et recycler les matériaux glanés pour notre futur chantier. Dans l’atelier de nombreux plans sont épinglés sur les murs, d’autres ont trouvé leur place sur l’étagère des projets aboutis, cette pile gonflant plus rapidement que prévu à mon grand plaisir.
 

Pour commencer à travailler j’installe mon smartphone devant moi et en allume un second pour capter les éventuelles nouvelles de l’ailleurs. Ceci fait je commence à imaginer, à comptabiliser, à organiser notre futur chantier avant de m’interrompre.
Le silence de la radio vient de laisser place à une voix masculine, suivie d’une voix féminine. Encore des gens bloqués dans les souterrains, métro, égouts, peut importe leur nom.
L'endroit où tout commence, où chacun d’entre nous surgit lorsqu’il sort enfin de sa phase de stase ou de son abri. Car c’est à ça que servent ces tunnels, nous maintenir en vie le temps que nous soyons prêt à ressurgir, ni plus, ni moins.
 

Ces deux individus je ne prendrais pas le temps de leur répondre, mais la phrase qui m’a accueilli au réveil reprend place dans mon esprit et soudain je comprends...