le bout du bout du tunnel ?

La voix a la teinte africaine, notes chaudes et suaves avec les r un peu mâchés.

"Bon, je sais pas si quelqu'un va m'entendre, parce qu'y a pas foule dans le tunnel où je suis, je crois un métro, j'ai vu des rames, enfin je suis des lignes et j'ai dépassé deux wagons et des silhouettes plus mortes que vivantes.
Un plan ? y a un plan dans ce fichu métro ? si vous m'recevez !!"


Elle commence ici et maintenant...

*On entend quelques jurons en anglais puis enfin la voix d'une femme se fait entendre.*

Hey ! I'm Danny and I have something to help you, je contactez vous privé.

Une voix grave, au ton, sebme-t-il, assez taciturne, cette lune.

- Tu es entendue. Certains ont fait un plan, me semble. J'ai pas ça sous la main et mon machin envoie pas les photos... ou alors je sais pas comment. Je peux au moins te dire qu'il y aurait trois sorties, dans la portion de métro où, je pense, tu te trouves. Mais tes deux wagons sont un repère... Quand tu étais à leur niveau, au Nord, tu avais une sorte de caverne. En l'empruntant et en continuant d'avancer vers le Nord, tu trouveras une de ses sorties. De là à dire que c'est une bonne idée de sortir à la surface... tu en jugeras par toi-même. Bonne chance.


L'homme est un loup pour l'Homme. Et pour le loup ?

Mise à part des rails, des rails et des rails, je ne vois pas grand-chose, si les murs de chaque côté au final et le noir d'un bout à l'autre.
je continuerai de marcher demain...
Merci d'jà.


Elle commence ici et maintenant...

- Continue de suivre ces rails. Dans un sens ou dans l'autre, peu importe, mais ne change jamais de direction. Quand le tunnel, autour de ces rails, s'élargit, se fend, s'ouvre, quoi que ce soit, tu vas jeter un oeil... puis tu t'enfonces toujours plus dans ce que tu auras découvert.

Le ton pourrait sembler froid, pourtant le vieil ours imagine bien que là, en bas, seule et probablement affamée, la perspective de devoir s'enfoncer dans l'inconnu, sombre et peuplé d'âmes errantes, ne doit pas franchement être rassurante. Du coup, il ajoute :

- Rien de réjouissant. Comme une naissance.

C'était censé être rassurant, ça ? Super, ma couille !


L'homme est un loup pour l'Homme. Et pour le loup ?

"Monsieur, c'est gentil, vraiment, je vais continuer le chemin, mais je vous avoue que l'aspect pénétration des ténèbres me ragoute pas des plus, bon après j'ai un avantage certain...si je ferme les yeux et que je ne souris pas, on ne devrait pas me voir ! "

À se demander comment elle arrive malgré tout à faire de l'humour, peut-être que les voix dans la radio qu'elle entend la soutienne pour avancer dans ce tunnel et puis tant qu'elle ne voit pas de lumière, c'est qu'elle est encore en vie !


Elle commence ici et maintenant...

"ha la la !!
j'ai mis les pieds dans une flaque ! ça m'brule !!!"


Elle commence ici et maintenant...

La voix est toujours aussi grave mais le ton étrangement plus enjoué.

- L'inconvénient d'avancer les yeux fermés, j'imagine.

 


L'homme est un loup pour l'Homme. Et pour le loup ?

Une nouvelle voix calleuse vient s'ajouter à la fréquence, à l'accent nordique. On peut sentir le poids des années de vie marquer son timbre.

Fréquence radiophonique fort plaisante. Me voilà bien aise de me savoir parti sur le bon chemin. J'ai peut-être croisé madame sur la route, mais je ne saurais dire. Il y a tant d'âmes perdues, c'en est désolant...


Et ainsi vint la paix.

*se met à tousser à n'en plus finir*

ouh la la la !
c'est le début de la fin !
j'ai les pieds en feu ! et la gorge .....


Elle commence ici et maintenant...

Ton calme, se voulant rassurant... autant que possible.

- Tu n'es pas la première à qui ça arrive. Calme-toi. Je l'ai vécu aussi, là, en bas, moi qui te parle. Comme beaucoup, encore vivants pour en parler. Regroupe tes dernières forces et avance. Aussi loin que tu le peux. Engouffre-toi dans le premier tunnel ou trou que tu vois, autre que le principal. Et avance. Toujours. Tu vas y arriver.


L'homme est un loup pour l'Homme. Et pour le loup ?

oui on avance, ça pour sûr, mais c'est compliqué quand même.
Enfin si le vent là, c'est pas une clim pourrie, alors on va peut-être trouver une sortie !


Elle commence ici et maintenant...

Revenant peut-être sur ce qu'elle risque de trouver à la surface :

- C'est tout le mal que je te souhaite.

 


L'homme est un loup pour l'Homme. Et pour le loup ?