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L’Escale n’est plus juste une ruine qui tient par miracle. La forêt a rendu l'entreprise plus florissante
Le vieux bâtiment éventré est toujours là, mangé par la rouille, mais rafistolé de plaques et de planches. Autour le camp a pris forme. Les tentes ont laissé place à des abris plus solides. Des chemins de terre se sont dessinés à force de passages.
Il y a maintenant un puits. L’eau n’est pas parfaite, mais elle est potable, et surtout régulière. Un peu plus loin, des champs ont été défrichés : ça pousse lentement, mal parfois, mais ça pousse. Le dispensaire est bricolé dans une ancienne pièce fermée avec des toiles et des portes récupérées : quelques lits, des bandages, des onguents, des plantes qui sèchent au plafond.
À l’intérieur du bâtiment principal, l’air sent toujours la fumée et l’humidité. Le feu central est entretenu. Les caisses servent de tables, de rangements, parfois de bancs. On y parle fort, on y échange de la bouffe, de l’eau, des infos, des morceaux de ferraille utiles. L’Escale est devenue un point de passage.
Ceux qui tiennent l’endroit ne sont pas des saints. Ce sont des survivants qui ont compris un truc simple : seul, tu crèves plus vite. Alors ici, on soigne quand on peut, on échange quand on peut, on protège quand on peut. Marchands, explorateurs, éclaireurs, paumés : tant que tu viens pas pour planter un couteau dans le dos des autres et que tu bosses comme les autres, tu peux t’asseoir au feu.
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