Chaptire débuté par Eva Long

concerne : juleslagrille, Eva Long, ...
Eva Long
Ce texte vaut 3 bières !

Jules et Eva se sont rencontrés dans la Capitale au début du printemps, alors que les groupes se formaient à la hâte. Tout bougeait dans tous les sens : il fallait agir vite, trouver un partenaire, parfois deux et être parmi les premiers à partir chercher les caisses.
C'était beaucoup trop rapide pour elle. 
Et pour Jules également.
Du moins elle en avait l'impression.

Impression confirmée au vu du nombre de lunes pendant lesquelles ils étaient restés à la Capitale.
Pour des métiers extrêmement mal rémunérés, en plus !
La radinerie locale et ses rêves d’aventures finirent par la convaincre d’abord, puis lui ensuite. Ils ne pouvaient partir autrement qu’ensemble, déjà à l’époque.

Aux portes de la Capitale, ils signèrent même un contrat.
L’article 1 disait “Éva et Jules doivent être dans le même groupe”
L’article 2, indiquait : “Éva et Jules se vouvoient.”

C’était au milieu du printemps.


Il viennent de faire étape à la Capitale.
On approche du milieu de l’été.

Auparavant, ils ont baroudé -un peu-, se sont parlés -beaucoup-, mais aujourd’hui l’heure est plus solennelle.
Ils vont aller aider l’Escale !
La petite communauté qui a perdu ses exploitants et artisans suite à l’attaque… extra terrestre ? C’est ce que lui à dit Gregor mais elle n’y croit qu’à moitié. 
Par contre ce qui est sûr c’est qu’il ne sont plus qu’une poignée. Et que de l’aide leur serait surement bienvenue. 

Ils acceptent donc ! Tout son groupe ! Mais il va falloir se former pour arriver à combler les manques. Il semblerait  -même si elles ne sont pas très élevées- que Jules ait quelques facilités dans le domaine du bricolage. 

La première leçon peut commencer.

 

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Jules Lagrille
L’étrange leçon de Jules


Il avait réfléchi à un exercice simple.
Un de ceux qu’on fait dès la petite enfance. Quelque chose de très basique qui pourrait lui servir dans leur future tâche.
Il la trouvait parfois malhabile…Malhabile plus avec les gens qu’autre chose. Plus avec lui qu’avec les autres gens.
Il avait lu quelque part que ce genre de choses pouvaient venir d’une compétence d’enfance mal maîtrisée… 

Il avait lu beaucoup trop de revues de psychologie, dans la salle d’attente de chez monsieur Nouveau, son dentiste.

Il regarde la pièce dans laquelle ils se trouvent.
Le toit est béant à plusieurs endroits.
Ils sont dans une maison en ruine, pas loin du cimetière.
Il sourit.
Il regarde le sol, les étagères et tout le bazar
Ici, on pouvait faire du Tri de Base.
En plus il y avait installé l’atelier, à sa dernière visite.




Il l'attrape par la main et l'entraîne derrière lui.
Il a installé quelque chose, effectivement.
Une sorte de table, assez étroite.
Un tabouret de chaque côté.
Un gros tas de graviers au milieu de la table.
Et cinq grosses boîtes de conserve vides. Des grosses, hein ? Comme dans les restaurants.
Elles sont posées sur un des côtés de la table, toutes alignées.
Asseyez-vous, Éva.
Il vient de passer un rapide coup sur le siège du tabouret qu'il lui indique. Elle est dos au mur incomplet.
Il s'assied en face d'elle, dos à la pièce.

Quand j'étais tout gamin, à l'exploitation, je voulais aider tout le temps mais j'étais vraiment trop petit.
Alors mon père ramenait toujours une table de camping et l'installait pas loin d'où tout le monde bossait.
Il faisait ramener par un de ses ouvriers, un gros panier de raisins qu'il déversait sur la table.
Il fallait que je les trie.
Et il fallait que je les trie le plus vite possible.

Il relève les yeux vers elle.
Pour son meilleur cru, il avait besoin de grains d'un calibre particulier.
Alors il me les faisait trier...
Il prend un petit gravier.
Ça, c'est un tout petit.
Il le pose sur la table, à sa droite à elle juste en face de la première boîte de conserve.
Ça c'est le diamètre deux. C'est le calibre qu'il recherchait.
Il le pose aussi sur la table, juste à côté de la deuxième boîte.
Il recommence trois fois, avec des cailloux de plus en plus gros.

Une fois les calibres définis, il se redresse et la regarde.
Maintenant à vous de jouer !
Vous devez faire ça le plus vite et le plus sérieusement possible.

Un silence.
Plus vous saurez faire, plus vous aurez à la fois de la vista et de la dextérité.
Et c'est utile !

Il relève encore les yeux vers elle.
La dextérité, on en a toujours besoin et la vista, ça évite de couper du bois en tapant dans les nœuds, mais c'est autre chose, je vous en parlerai quand on sera dans une forêt.
C'était quand même un gros branleur...
Il ajoute, un peu bas :
Et je ne pense pas non plus  que Ben soit un espion.
Allez-y ! 
Je vous regarde.


Ah ça, il va la regarder beaucoup. 

Jules Lagrille

Il la regarde faire.

Il fait à moitié la gueule, à un moment, pas contre elle, plutôt contre lui.

 

En même temps, j'avais 6 ans... Qu'il marmonne quand il l'aide à tenir le bout de carton auquel elle a donné la forme d'un cône.

Il soupire.

 

Il commence à trier les graviers comme elle lui a demandé...

Peut-être qu'il fait ça pour se donner le temps de réfléchir à ce qu'il allait pouvoir lui dire.

Vous voyez c'est simple, non ?

 

Il n'a pas dû encore trouver la bonne répartie..

Il est assez silencieux ensuite.

 

Cela fait maintenant une vingtaine de gravillons qui sont tombés dans chacune des conserves restantes.

C'est quand même bizarre que vous ne soyez pas capable de bricoler un truc alors que vous êtes capable de faire comme vous avez fait pour les graviers.

 

Peut-être que vous avez le don en vous et que vous ne le savez pas encore...

Il réfléchit toujours. Elle l'a visiblement impressionné.

 

Il se relève, retire son blouson qu'il dépose sur une sorte de crochet qui tient encore sur l'un des murs de pierre blanche encore debout.

Avec la chaleur qu'il fait, la couleur des pierres, ils pourraient penser qu'ils sont dans un four.

Mais ça va encore, malgré le thermostat 8 affiché.

 

Il se réinstalle et reprend son tri…

 

deux gravillons de calibre 3, dans la boîte.

*cling* *cling* qu'ils font.

 

Plus on avance, moins ça fait de bruit dans les boîtes de conserve.

Trois de calibre 4


Vu le raffut, ils n’en sont qu’au début.


Il s’arrête d’un coup.

Peut-être que vous avez le don en vous et que vous ne le savez pas encore...

il vient de répéter exactement ce qu'il avait dit précédemment 

Ses yeux s’éclairent.

 

Oui !

Oui, c'est ça.

Oui, c'est tout à fait ça.

Vous avez ça en vous.

Il se lève, fait le tour de la table, se retrouve derrière elle presque contre le pan de mur à moitié effondré qui se trouvait derrière la table, du côté d'Éva.


Jules Lagrille

Il met ses mains de part et d'autre d'elle.

Attrapez mes mains, Éva.


Eva Long
Ce texte vaut une bière !

Elle ne sait pas trop où il veut en venir. D’autant qu’ils n’ont pas fini de trier les gravillons. 

Jules, j’ai les mains pleines de poussière…

Visiblement elle n’a pas trop envie.


Jules Lagrille
Allez, Éva, s'il vous plaît !

Eva Long

C’est ridicule, on n'est pas à la maternelle. 

Il lui a demandé d’avoir confiance, c’est pas encore ça…

Elle tourne la tête vers lui.

Vous avez des comportements étranges parfois. 

On se croirait chez le manucure.

Laissez-moi finir ! Vous m’avez demandé de les trier… je les trie !  

D’ici là il aura peut être changé d’avis.


Jules Lagrille

Bon...

Il met ses poings sur ses hanches, signe que dans son esprit, ça ne va pas être simple.

Éva, s'il vous plait, je ne vous le demande pas seulement par pure gentillesse à mon égard.

C'est important.

Il place à nouveau ses mains à sa droite et à sa gauche, comme s'il voulait l'inviter à y poser les siennes.
 

Il a l'air de trouver la courbure de ses épaules très jolies.


Eva Long

J’aime bien voir que vous êtes un homme obstiné ! 

Elle sourit sans qu’il puisse le voir.
Ça devient drôle.


Jules Lagrille

Elle l'entrevoit ou le devine, il  a manifestement remis ses poings sur ses hanches.

Éva, je disais que ce n'était pas par pure gentillesse pour moi qu'il fallait accepter de vous lever.

C'est surtout pour vous, pour vous permettre d'apprendre d'une manière plus agréable.

Je vois bien que...

il soupire.

Mes méthodes ne vous conviennent pas toujours...

Mais là, je pense avoir trouvé une méthode parfaite pour vous... Faites moi confiance s'il vous plaît !

Il replace ses mains de part et d'autre de ses épaules qu’il regarde maintenant sans retenue. Le geste est légèrement plus sec que précédemment


Eva Long
Éva est une femme joueuse et elle a trouvé en Jules du répondant.
Elle ne change pas de position... Pour l'instant. 

Jules Lagrille

Il a les bras croisés.

Elle le sent.

 

Bon d'accord Éva, je vous écoute.

 

Elle l’entend aussi tapoter du pied sur le sol.

 

Mais après, vous vous levez !

D'accord ?

Elle ne voit pas ses yeux se perdre sur la chute de  ses  reins…


Eva Long

Elle finit par se lever, un léger sourire de victoire aux lèvres.
Elle lui tourne le dos et tend ses poignets.


Jules ! je suis toute à vous ! 
Que voulez-vous me montrer ? 


Jules Lagrille
Ce texte vaut une bière !

Il se trouve bien gêné quand elle se lève enfin.
Et cette question “Que voulez-vous me montrer ?”
Il soupire, elle doit le sentir dans ses cheveux.

 

Je vais vous attraper les poignets.

C'est pour vous guider quand vous aurez besoin de faire des choses un peu compliquées.

Il lui attrape les poignets.

Il est placé derrière elle.

Il ne sait pas comment éviter qu'elle se rende compte de ce qui lui arrive.

 

Détendez-vous. Fermez les yeux.

A un moment, il est bien obligé de se rapprocher un peu d'elle, sinon, ça ne marchera pas.

Alors il le fait et il a beau essayer de garder un petit espace, au moindre mouvement de ses hanches elle va bien sentir qu'il n'est pas rangé calmement dans son caleçon.

Ne soyez pas déconcentrée d'un rien. Il donne des conseils.

Vous allez juste me raconter ce que vous voudriez faire et on va essayer de le faire ensemble, d'accord.

Mes mains sur les vôtres, c'est pour vous montrer les bons mouvements, si à un moment vous coincez sur ça...

Je ne pourrais vous montrer que ce que je connais.

Mais j'ai entière confiance en vous... Vous allez trouver des solutions aussi ravissantes que vous l'êtes.

 

Il soupire encore.

Allez-y.


Eva Long

Elle le regarde trier les gravillons et s'imagine un garçon de 6 ans sous les yeux de son paternel.

Oui j'ai le don de savoir bien m'entourer ! C'est le cas jusqu'à présent en tout cas ! 
Il continue de trier, tandis qu’elle l’écoute et se met, elle aussi, à en trier deux ou trois.

Certains ont essayé vous savez… 
Mais je n’ai pas répondu !
J'ai déjà mon aimant !
Attention à ne pas lire trop vite, elle n'a pas dit Amant. 

 

Quand il se lève, elle ne comprend pas trop. Il abandonne le tri des gravillons ? 
Il veut qu'elle lui attrape les mains. 

Qu'est ce que vous faites Jules ? 
C'est un test c'est ça ? 

Elle ne les lui prend pas. 

Il insiste et elle finit par se lever, se retourne et lui donne son dos et ses poignets. 

Elle tourne un peu la tête vers lui, replace une mèche de cheveux derrière son oreille et lui donne ses poignets. 

Elle sent qu'il n'a pas dû regarder que ses mains pour être dans cet état. 

Mais très scolaire, elle se prend au jeu.

Je voudrais... construire un banc. 

Pour le côté social ! 

Je sais qu'il y a des hauteurs à respecter pour qu'il soit confortable, que l'assise soit agréable, le dossier pas trop près ni trop loin. Alors dans un premier temps je ferai un plan et une liste des matériaux qu'il me faudrait. 

Elle fait semblant de dessiner sur son carnet de voyage.
 


 

Je veux qu'il soit suffisamment long pour qu'on puisse y faire une sieste.

Elle tourne son visage vers le sien.

Vous êtes sûr que ça vous intéresse ? 

Elle poursuit. 

Il me faut des planches ! Pour ça je choisirais un arbre bien droit ! Un peuplier ou un charme peut être ! 
Ce sont des arbres bien droits.
Je travaillerai le bois vert ! C'est moins dur que le bois mort. Le banc séchera sur place. 

Elle mime tout ce qu'elle dit. 

Je ferai des trous dans le demi rondin et j'y placerai des barres de fer sur lesquelles j'accrocherai une planche en guise de dossier.

Elle se retourne, ils sont tout proches. 
J'imagine qu'on a pas de visseuse ? 

Elle taquine un peu. Passe les mains autour de sa taille, vient se serrer contre son bassin. 

Alors il nous faudra embaucher un homme fort qui fera deux trous dans l'épaisseur de la planche pour la glisser délicatement mais profondément dans les barres de fer. 
Aidez moi Jules, je manque cruellement de concentration quand je suis près de vous. 


Elle vient respirer dans son cou. 

 


Jules Lagrille

Chapitre II : La leçon qui dérappe

La leçon qui dérape 

Un banc...
Elle aurait pu choisir une boîte en bois, un repose plat, elle choisit tout de suite quelque chose d'imposant, pas si simple que ça, et pas hyper utile dans le monde dans lequel ils vivent.

C'est le genre de pensées qui traversent l'esprit de quelqu'un qui a perdu un peu pied avec la réalité.
Il doit oublier qu'un repose plat n'est pas des plus indispensables non plus.
Mais peut-être que ça, il sait faire.

À un moment, elle a dit qu'ils étaient amants !
Ça lui avait mis du baume au cœu, bien abîmé depuis leur désaccord animé de la matinée.
Il avait pris une longue inspiration et laissa toutes ses pensées méfiantes s'échapper de lui pour se concentrer uniquement sur les propos -et le corps, il faut l'admettre - de la belle brune.
 

Ce n'est pas hyper facile, mais il se laisse embarquer sur le banc qu'elle se propose de construire...

Il n'est pas du tout spécialiste, mais il va tout faire pour l'aider...

Ils sont debout, lui,  dos au mur, elle, entre lui et la table, il la tient par les poignets, n'influe pas tant que ça sur ce qu'elle fait, ça a l'air d'être naturel pour elle.
Elle dessine les plans, il accompagne la main qui fait ça.
Bien évidemment, pour cela, elle se penche un peu en avant, comme si elle écrivait sur la table.
Elle est droitière, elle se penche donc du côté droit et c'est sa fesse droite qui doit sentir sa bosse. Enfin, il pense.

Le fait qu'elle se tourne son visage vers lui au même moment en écartant un peu ses cheveux, n'arrange rien.

Il s'en tire avec une phrase parfaitement neutre et plate.

Oui oui, ça m'intéresse, un banc pour faire une sieste...
Il doit être prêt à dire oui à tout.

Elle évoque les types d'arbres dont elle aurait besoin.
Bien sûr, ce sont des arbres qui poussent droit qui l'intéressent.
Son arbre intime, d'ordinaire droit, est lui tout tordu dans son pantalon.
Mais c'est un bois vert, lui aussi, quoiqu'elle en dise, il est encore jeune...

En tout cas, il se trouve jeune quand il est avec elle.
Ou c'est l'inverse, il ne sait plus trop tellement la confusion le guette.

Éva... Vous m'apprenez des choses... le peuplier... le charme...

Il ferme les yeux alors qu'elle s'est retournée toute attentive à ses projets... Il imagine son charme, dressé entre ses fesses..., la manière dont elle mime l'évaluation du grain des troncs ne l'aide pas du tout...

 

La nuit est en train de tomber dans la Capitale.
Aucune conversation ne leur parvient, c'est un endroit où il n'y a jamais personne...
Éva, j'ai très envie de vous...

Il dit ça manifestement trop bas pour qu'elle l'entende puisqu'elle continue à décrire ce qu'elle voit dans son esprit.
Elle est très concentrée sur la fabrication de son banc.
En même temps, c'est ce qu'il lui a demandé de faire.
Il ne peut pas trop se plaindre.

Est-ce que vous seriez très choquée si j'enlevais un bouton à mon pantalon... je crois que j'ai trop mangé de poisson.

Il n'en peut plus d'être tout tordu.

Elle doit sentir derrière elle qu'elle le retire.
Le bouton, pas le pantalon... En plus c'est son pantalon d'été et il a une braguette celui-là. L'autre, ce ne sont que des boutons.
Il doit glisser sa main dedans, quand elle parle des trous nécessaires à faire.
Un soupir de soulagement.

Il a dû se remettre en place.

C'est le moment qu'elle choisit pour se retourner, pour lui parler de visseuse et pour le prendre par la taille, approcher son bassin du sien et glisser son visage dans son cou.
Il lui a lâché les mains, quand elle s'est retournée.
L'une d'elle se glisse dans ses cheveux, la main se posant presque sur sa joue, l'autre sur sa chute de rein, il la maintient contre lui.
Son bassin, imperceptiblement va et vient vers elle.

Vous êtes très douée.
Vous êtes très déconcentrante vous aussi.

Il invente des mots.

J'ai envie de vous faire l'amour.

Il regarde derrière elle.
Vous pensez que cette table sera aussi solide que votre banc ?

Il attrape son visage avec ses deux mains, ramenant ses lèvres vers les siennes.
Il l'embrasse. C'est un baiser qui fait battre son cœur.

Personne ne nous entendra.
Personne ne le saura.
Je sais que vous avez honte, de moi, parfois.

Il l'embrasse encore, une de ses mains quitte sa joue, descend vers son épaule, repart vers sa taille, remonte vers sa poitrine, protégée encore par son haut.
Il lui pétrit une fesse et empoigne son sein.
Il la regarde dans les yeux...
Un regard un peu plus dur que d'ordinaire.

Maintenant.

 

Eva Long

Elle aurait pu parler d’une maison. Mais Eva ne pense jamais petit. À ce compte-là, il peut s’estimer chanceux.
C'est donc de sa main droite qu'elle fait semblant de dessiner son plan mais elle fait comme si elle ne sentait rien au niveau de ses fesses parce qu'elle est en formation et donc elle garde son sérieux.
Il lui a collé un stage du soir ! Comme à l'école quand elle ne comprenait pas un cours et qu'elle devait aller en soutien.
Ça pour la soutenir il la soutient bien et pas qu'avec ses mains. 
C'est quand même pas le meilleur moment de la journée pour y voir clair. Sauf dans son petit jeu... Peut être.
A ce stade, elle a encore quelques doutes. 
Donc elle poursuit. 

Elle est très fière de s'y connaître en bois droit. C'est important de planter de bonnes bases bien solides 
Jules à l'air solide, c'est... troublant... Pour un jeune de son âge. 

Elle n'est pas sûre d'avoir compris ce qu'il a dit, une histoire de “trait ou de vis”. Elle poursuit. 
Parfois elle recule un peu pour mimer une planche qu'elle coupe et comme il est dos au mur, elle lui présente ses fesses. mais elle travaille ! Et ça a l'air soigné. 

Il veut se déboutonner.
Oui faites à votre aise. 

La plage est large.
Elle se retourne pour le verdict ! 
Ils sont vraiment très proches
Il lui ouvre une possibilité. 
Elle pense alors à son petit carnet où elle a écrit les deux autres fois où ils ont fait l'amour.
Au départ c'était si elle tombait enceinte depuis que le monde est ce qu'il est, elle voulait se souvenir quand c'était... et avec qui...
Puis s'est devenu une sorte de marqueur de performance. Elle se dit qu'il ne faudrait pas que Jules tombe dessus et voit ce qu'elle a mis la première fois qu'ils l'ont fait. Et peut-être à leur deuxième aussi. 

Il a l’air vraiment en forme.
Elle l'embrasse, parce qu'il est quand même vachement sexy son aimant. 

Personne vous êtes sûr ? 

Il y a quand même potentiellement 9 à 10 survivants qui peuvent débarquer à tout moment.

Vous êtes un prof très séduisant Jules... Mais ici... je ne sais pas si...
Elle vient de se faire serrer de près, elle ne sait pas trop où mettre ses mains, elle les pose maladroitement sur ses épaules. 

 

Quoi maintenant ? Maintenant ! Maintenant ? 
Mais Jules vous n'y pensez pas...

Le problème c'est qu'elle en a aussi très envie de cette jeune pousse d'arbre avec le bourgeon turgescent.
Elle s'est un peu surélevée lorsqu'il lui a attrapé le sein, surprise par tant d'audace mais elle n'a pas dit non. 

Et mon banc alors ? 

Elle a conscience du travail bien fait, on ne peut pas lui reprocher ça. 

Oui d'accord ! Je suis d'accord !

Elle répète au cas où il n'ait pas compris la première fois.

Je dois faire quoi ? Je me mets ou ? 

Elle se croit peut être un peu encore en cours. 

Ici ? Vous êtes sûr ?


Jules Lagrille

Le ton de sa réaction lui fait l’effet d’un seau d’eau dans la figure.

Eh bien si, justement, j'y pense !
Et ne montez pas sur vos grands airs pour autant !

Il opine du menton avec un léger froncement de sourcils juste après avoir dit ça.

Il a l'impression depuis quelque temps de jouer au tennis de table avec elle.
Il smashe le plus fort qu'il peut et elle lui retourne des balles hautes et molles qui finissent par être épuisantes à jouer.

Votre banc était parfait, vous ferez une parfaite artisane, il n'y pas besoin de vous former, juste vous laisser raconter ce qui vous passe par la tête et de vous aider un peu à imaginer comment le faire.
Vous n'avez  pas besoin d'un prof d'artisanat, en réalité, vous avez besoin d'un psy d'artisanat ! 

Le smash est violent.
Il doit s'en rendre compte, il baisse d'un ton, mais il se laisse encore un peu emporter.
C’est un canapé que vous auriez dû fabriquer !
On entend à peine la fin de sa phrase

Elle doit voir dans ses yeux qu'il regrette un peu.
D’autant qu'ensuite, elle semble un peu perdue.

Elle est d'accord, vraiment d'accord...
Pour avoir un psy d'artisanat ? Pour qu'ils fassent l'amour ?

Il a la tête d’un gars qui se pose des questions.

Il ne parle pas fort mais on pourrait croire qu'il le fait, vu la manière dont sa mâchoire est un peu serrée.

Je ne sais jamais avec vous !  

Elle lui demande comment se mettre.
J'ai toujours l'impression qu'on fait ça sans faire exprès !  

Il dodeline un peu la tête
C'est jamais comme il faut, jamais au bon endroit, jamais au bon moment. 

Il fait un peu papy de 80 ans qui radote, là…
 

Il se calme d'un coup.
Enfin, pas dans son pantalon.

D'accord. Il prend une respiration.Vous êtes d’accord.

Il la regarde bizarrement.
Il vient de ciller du regard et il est en train de se demander si elle pouvait se souvenir qu'il avait eu le même cillement de regard, dans le couloir de la cuisine du restaurant, alors qu'elle avait évoqué ses très fortes compétences dans le domaine de la manipulation d'organes sexuels masculins. Car il le sentait, il le savait, il venait de faire la même tête.

D'accord, Éva.
Je vous propose la chose suivante.

Il commence à chuchoter, sans doute pour la rassurer.
La lune est haute, cette lune.

Il dit des choses qui sonnent bizarrement parfois. 
Il l’a reprise dans les bras, mais la main qui était sur ses fesses est passée dans son dos, et celle qui était sur son sein lui montre le ciel..

Nous y voyons suffisamment.

Son bras redescend et présente la pièce sans toit dans laquelle ils se trouvent.
Elle fait une vingtaine de mètres carrés.
Quelques meubles qu'on devine, plus qu'on aperçoit réellement.
Il s'est un peu rapproché d'elle, malencontreusement, elle doit instantanément savoir que son désir d'elle n'a pas diminué.

Et si vous ne trouvez rien, je m'assiérais par terre, une hésitation il chuchote plus bas... je mettrais mon pantalon sous moi bien sûr. Il hoche la tête, encore plus bas,  Car je l'aurais enlevé. Oui.

Il lui parlait vraiment près de l'oreille.
Il recule un peu.

Et je vous inviterais à vous asseoir à votre tour sur moi.
Et c'est vous qui donnerez le tempo pour la suite,

Il la regarde avec une excitation qu'il peine à contenir. Même s'il essaye de rester un peu rassurant.

Ça peut agacer un peu.

D'accord ?


Eva Long
Ce texte vaut 2 bières !


Elle lui prend le bras et se demande ce qu'il cherche. 
Quand il semble avoir trouvé, elle le suit avec intérêt mais ne s'attendait pas à jouer au bac à sable avec Jules.

Je croyais que vous cherchiez un coin tranquille. 

Ils sont quand même tranquilles mais c'est pour trier des cailloux. 

C’est vraiment ce que vous voulez que je fasse, ou vous vous moquez encore de moi ?

Assise devant la table, elle observe le tas de gravillons avec un mélange d’incrédulité et de lassitude, puis les cinq grosses boîtes de conserve. 

Elle se lève et va fouiller dans la maison délabrée, elle revient avec une sorte de grillage en nid de poule assez fin. 
Éva prend tout le tas et le fait passer dessus comme si c'était un tamis au-dessus de l'une des boîtes.. 
Il reste au-dessus les plus gros graviers qu'elle vide dans la dernière boîte.
Puis elle va chercher un carton et en forme une sorte de cône avec le diamètre du plus petit calibre. 

Pouvez-vous m'aider s'il vous plaît ? 

Elle tient le carton qu’elle a roulé sur lui même en cône au-dessus de la première boîte -si Jules veut bien l'aider à déverser le tas dessus- tous les cailloux de petits calibres tomberont. 
Il lui reste donc un tas avec 3 calibres à trier mais déjà bien moins gros qu'au départ. 

Si j'avais le temps je me ferai un autre tamis. 
Mais je suppose que vous voulez me voir mettre les mains là dedans.

Elle examine son cône, marqué par les dégâts du premier passage. 
Elle soupire et commence à les trier en trois tas. 

Vous pouvez me montrer comment vous faites ? 

Elle n'en voit pas le bout et ça sèche ses mains.