La voix morne offre sa pensée aux auditeurs.Les dernières feuilles tombent en dansant, alors que la soupe caustique s'abat sur le pénitent.
Dotez-vous d'une cape d'insenbilité, l'Automne avance avec son bouquet fané.
Les prémices boréal et son cortège de frimas prendront les plus fragiles.
Enterrez-vous profondément dans vos terriers, à l'abri du rusé goupil.
...
Est-ce le Silence qui nous parvient du Sud?
Ou bien le vent morne du délitement?
...
Ah, je bois la coupe acide du changement.
Noyez-vous dans l'entropie de votre servitude.La radio émet alors pendant de longues minutes des plages de sons oscillants entre fritures hertzienne et tintement de la pluie sur divers supports.
Puis un morceau s'enclenche finalement : C'est l'histoire de la Naissance et de la Mort.
Le Diable, lui, n'abandonne pas ses enfants.