Du sang sur les mains

Chapitre débuté par Wallace

Chapitre concerne : Bois-Flotté, Les récupérateurs , Wallace ,

Après l'avoir asséné de coups et projeté contre le sol, Wallace et ses complices se hâtent d'entourer la victime pour le frapper encore. Mais c'est inutile, le combat est déjà terminé. Les agresseurs s'en rendent vite compte et se redressent, baissant les yeux vers Bert, affalé contre le mur. Le malheureux suffoque, se tortille dans tous les sens, ses jambes sont pris de spasmes incontrôlables. Un flot continu de sang s'écoule de la plaie béante, labourant de part en part sa gorge meurtrie. Frida avait magné son tesson de bouteille avec une précision chirurgicale. Bert serre les mains autour de son cou, mais rien n'y fait, l'hémoglobine ne cesse de couler autour de ses paumes et à travers ses doigts. Une longue minute s'écoule, rythmée par ses râles d'agonie. Le corps d'un homme contient en moyenne cinq litres de sang. Bert a dû en perdre au moins les trois quart quand sa respiration saccadée s'arrête subitement. Le silence envahi la pièce. Les yeux sans vie de Bert fixent encore le plafond dans une expression figée de détresse infinie. Une flaque de sang se répand sur le parquet crasseux, elle atteint rapidement les chaussures de Wallace et imbibe ses semelles. Mais celui-ci reste stoïque, contemplant le spectacle macabre sans dire un mot. C'est la première fois que Wallace est confronté de manière aussi brute à la violence et à la mort. La culpabilité et le dégoût laissent vite place à l'excitation. Il agrippe Chanell au niveau des hanches, ne laissant aucuns doutes quant à ses intentions. "J'ai envie de toi", lui chuchota-t-il à l'oreille. Pendant ce temps, Frida commence à retirer la peau du cadavre, il fallait faire vite avant que les mouches n'y pondent trop d’œufs et rendent la viande malsaine.
Chanell avait suivi ses nouveaux compagnons, découvrant au fur et à mesure des paysages encore inconnus, certains avec un air de déjà vu dans un autre monde, une autre époque, d'autres franchement beaucoup plus hostiles et inquiétants. Curieusement, ce sont ces derniers qui attirent plus naturellement la jeune femme. En arrivant dans ce qui semble avoir été par le passé un camp -mais un camp de quoi?- Chanell fut servie par l'austérité des lieux. Nul doute qu'un endroit aussi retranché ne puisse entretenir la vie, et qui plus est la vie humaine. Pour autant, Chanell ne manque pas de ratisser les moindres recoins, à défaut de trouver des êtres vivants, elle trouvera peut-être quelque chose d’utile. En silence, méticuleusement, elle soulève des débris, jusqu'à tomber sur des rangers. Rangers qui mènent à des jambes, puis un tronc, puis... Pas le temps de poursuivre l’exploration, ses compagnons se ruent sur le militaire, l'invitant à prendre part aux hostilités. Y avait-il un danger qu’elle n’a pas décelé ? L'instinct de meute fonctionne. On lui dira après coup qu’il leur avait fallu se méfier de l’eau qui dort. Des coups, il en est tombé. Brusquement, violemment, mortellement. Chanell n’a pas bronché, aux premières loges d’une scène surréaliste et pourtant banalisée au regard des conditions de survie. Celle qui l’a impressionnée, c’est Frida. Chanell avait de suite perçu le côté sanguin chez cette mexicaine. Mais à ce point... Un frisson avait parcouru ses flans lors du contact du tranchant du verre avec les chairs, ayant le même effet qu'une craie crissant sur le tableau noir... aussi strident qu'accrocheur. Ce n'est qu'à l'issue, fatale pour certain, de l'opération que Chanell pose une main étonnamment calme sur l'épaule de Deadblood penché sur le corps sans vie. La mort se répand au sol et dans les airs. Après l'agitation intense vient le silence lourd, pesant. La voix féminine vient casser cette chape. Je crois... je crois qu'il est un peu mort. Le temps lui manque pour développer le concept, Wallace choisit cet instant pour la saisir par les hanches. Nul besoin de se retourner pour comprendre. L'air ambiant véhicule l'odeur métallique de la mort, mais aussi un taux anormalement élevé d'adrénaline qui retombe... dans la libido. Chanell sait, elle connait ce besoin bestial. A son tour elle s'accroupit, observe avec détachement le cadavre objet de toutes les attentions de Frida. Une faim la saisit alors, de celles qui surviennent après un jeûne de plusieurs jours. Sans réfléchir, elle passe deux doigts dans les plaies béantes du corps à terre qu'elle fouille jusqu'à en ressortir deux sucettes ensanglantées. Portant ses doigts à ses lèvres, elle découvre l'effroyable délectation de ce mets. Puis y retourne, comme une mort de faim, et telle une jeune enfant qui se régale de chocolat, Chanell se barbouille de sang tant cela lui procure un bien être viscéral. Le sol n'est plus qu'une flaque de sang, ce serait du gâchis que de ne pas le récupérer pour s'en alimenter. Pivotant sur elle-même, elle tombe nez à nez avec les vieilles Timberland de Wallace. Difficile d'identifier la couleur d'origine... ainsi maculées de sang, ce dernier une fois coagulé devrait faire office de super glue au niveau des semelles décollées et redonner aux chaussures leur jeunesse d'antan. Chanell décide de s'allonger à même le sol, au milieu du sang. Sensuellement elle se roule presque dedans, elle fait corps avec et s'en nourrit à s'en revitaliser. Soumission ultime, elle finit contre les chaussures usées de Wallace qu'elle gratifie de quelques coups de langue gourmands. Malgré son regard toujours aussi absent en apparence, elle bout à l'intérieur. Quiconque pourrait penser que tout glisse sur elle, qu'elle est ailleurs. Pourtant, une infime étincelle se cache au fond de ses yeux. Elle se relève enfin, imprégnée de rouge des pieds à la tête, et prend appui sur le corps de Wallace pour arriver à quelques millimètres de son visage. Je suis habituée aux mares d'eau, mais c'est la première fois que je vais le faire dans un bain de sang...
La mexicaine s'accroupit pour ôter d'un coup sec le tesson de bouteille planté dans la gorge de Bert. Un peu de sang gicle de la plaie. Elle se relève puis regarde le corps brisé, l'air satisfaite. Il s'en suit un jeu séduction entre Walace et Chanell. Même s'il l'avait fait plutôt discrètement, le groupe d'assaillants avaient peut être entendu les avances que Walace avaient chuchoté à la jolie femme. En tout cas Frida oui. - Dou sang sour les mains et la main sour la bite celui là jajaja ! Pensa t'elle tout bas en souriant. Peu après son bain de sang, à l'image d'une lutteuse lors d'un combat de boue, Chanell se dresse devant le chef couverte de sang et visiblement prête à entamer leur ébat... Peu encline à assister à la scène suivante. Frida décide alors d'agripper le cadavre par le col et de le tirer à l'écart laissant derrière elle une épaisse traîné de sang encore tiède. Jé t'aimais bien moi, tou aurais pu éviter tout ça tou sais. Regarde toi maintenant es tou sale et cassé dè partout Peu avare en paroles réconfortantes, comme pour attendrir la viande, la femme commence la découpe...
Le soleil entame sa lente descente derrière l'horizon, tapissant les bungalow de Bois-Flotté des couleurs mauves et orangées du crépuscule. Chanell et Wallace sont maintenant seuls dans l'ancienne sale de réception du camp de vacances. La belle se prélasse et se tortille dans le liquide écarlate encore chaud et commence à lécher les vieilles timberland usées de Wallace. Cela fait beaucoup de temps que le baroudeur n'a pas connu la romance, aussi son coeur se met à palpiter frénétiquement, pompant tout le surplus de sang de son corps en partance directe pour sa grosse verge hirsute qui se met à décoller illico presto. Wallace se souvient soudain de l'objet qu'il avait trouvé dans une caisse à moitié enfouie dans le sable: les menottes coquines, rembourrées d'un étrange plumage rose bon marché qui s'était déjà à moitié désagrégé dans son sac. Que le désert avait été généreux ! Ni une ni deux il menotte les deux mains de sa partenaire derrière son dos. Puis il lui ôte le bas, libérant deux petites fesses appétissantes qu'il se met à mordiller comme un affamé. Du bout de son index, il décale l'arrière de la petite culotte sur le côté, dévoilant le petit minou surmonté de son voisin l'anus qui rayonnait tel un soleil flamboyant. Wallace y fourre sa langue quelques minutes et après avoir bien humidifié le tout y pénètre son imposant engin. L'orifice se dilate et se déforme. Wallace s' accroupit sur le corps cambré de Chanell et lui donne de petits coups de hanche. Le va et vient est de plus en plus rapide, il lui tire les cheveux en arrière, la gratifiant de temps en temps de petites claques qui font rougir sa peau. Les coups de hanche sont de plus en plus rapides et secs, il la baise comme un coq. "T'aimes ça ?" demande Wallace d'un ton dominateur. Dehors, la nuit a déjà enveloppé le paysage de son manteau étoilé, c'est la pleine lune. Après toutes ces années de fermeture, Bois-Flotté sentait encore un parfum de vacances. Une étoile filante traverse le ciel.