Les Deaths ont choisis leur nom

Chapitre débuté par Maître Fu

Chapitre concerne : penny, zoot, laura, Union des Samouraïs du Soleil Rouge, Maître Fu, tarek, valériezweik, noirvirus,

Ce texte vaut 2 bières !
Maître Fu avait suivi avec intérêt le sauvetage de Valérie. Il avait prêté sa lame a Crao pour que ca se fasse. Crao lui avait fait la description des assailants, et le message de Valérie sur les ondes avait été clair. Après une résistance acharnée et une contre attaque légère pour pour un minimum de morts, la famille Death avait été acculée. Mis devant le fait accompli que leur action n’etait pas sans conséquence! Pour sa part Maitre Fu se serait contenté de proposer au conseil 30 lunes de travaux forcés comme peine en échange de leur reddition.

Mais la reddition n’a pas été choisie par les Deaths. Ils attaquent... ils blâment les contre-attaquants, et ensuite ils fuient!!! ..

Ce comportement lui fit monter le wazabi au nez!!! 

Il s’organisait avec tous les membres de l’escouade, armes, drogues, conseils fusaient en tous sens! Quel joyeux bordel dans les rangs!

Maitre Fu restait calme.. jusqu’a ce qu’ils soient presque tous prêts. C’est l’heure des serrer les rangs! De serrer les dents!

Les Death avaient choisis leur destin... et leur nom de famille également!

MES AMIS!!!... VOUS AVEZ ÉTÉ CHOISIS!!!

Vous connaissez Valérie? ... Elle a failli terminer en rôti...

Attaqué par des hommes sans pitiés! Profitant de leur supériorités!!

LE GENRE DE FIEFFÉS ENCULÉS QUI FONT DE CETTE TERRE UN BRASIER!!!!!

On a tout tenté.. On leur a proposé de se rendre une fois acculés! Une fois Valérie sauvé et leur massacre avorté!!!!

MAIS NON!!! 

Ce soir... Nous sortons unis et regroupés... A LEUR PROPRE  MÉDECINE ILS VONT GOUTTER!!!!


Maître Fu était nourrit par la rage. Encore il allait devoir se mouiller! Encore il allait devoir bousiller du Maitre de Guerre qui foutait le feu avant de détaler devant les honnête gens révoltés!!

Ils traversèrent le marrais, la marche était plus longue que d’habitude.. Mais le guide du  groupe était remonté à bloc!!

Ils arrivèrent au niveau de la famille Death après avoir dépensé enorment d’energie. 

Pas de discours.. pas le temps! La moindre hésitation pourrait signifier la fuite des pillards! Il sont au milieu du marais... Un kukri se lève pour s’adresser à sa compagnie! Il s’abaisse pour donner la charge aux guerriers!! 

Dans le tumulte, Fu distingue celui qui organise la troupe d’en face, le leader.. Rell Death... L’homme à cause de qui il devait se battre aujourd’hui au lieu d’enseigner la paix et la philosophie!! Cette seule pensée le fit rentrer dans une rage contrôlée sans précédent!

Le combat est inégal! Le vieux Maitre bouge avec fluidité dans le marais. Rell est taillaidé par le kukri qui est abattu en premier au niveau des articulations pour empêcher les mouvements de son adversaire. Saper ses ripostes, rendre son combat de plus en plus difficile! Puis une fois celui ci aux abois.. la lame du Maître s’abat à plusieurs reprise sur le chef de meute, avec force!! Une telle force qu’il émousse la lame contre les os qu’il pénètre en profondeur!!

Quand il relève la tête ornée de son chapeau maculé de sang.. l’escouade était en train de terminer de son côté. Il n’avait pas eu le temps de passer a l’adversaire suivant.

Le marais se teintait de rouge.. Et doucement.. d’un geste presque révérencieux, il fit glisser sa lame contre l’avant de sa manche pour la nettoyer en un geste précis.. avant de la rangainer dans son fourreau en produisant un son de métal doux et apaisant.. Le son de la fin du combat... Le son du calme après la tempête.. 

Il espérait ne pas la ressortir de sitôt..
 
Depuis les toits de Rōningrad, Martial observait l'équipe d'intervention de l'USSR s'éloigner de la bourgade. Il en connaissait un peu certains, beaucoup moins d'autres, il leur avait confié les meilleures armes de la ville, des vivres, il les savait vainqueurs. Se saisissant de la paire de jumelles qu'il avait empruntée, il regarda la petite troupe fondre sur le groupe de ce qu'il avait appelé des "tarés de pillards fanatiques", telle une boule de bowling lancée sur la piste. Il observa l'approche peu discrète des hommes et femmes de l'USSR, leur charge désordonnée mais efficace, les cibles s'effondrant les unes après les autres, telles des quilles.

Lorsque le vieux maitre qu'il avait accompagné dans le métro et à la surface, qui participait à la vie de la petite cité, exécuta le leader de ces illuminés mortifères, Martial se retourna le sourire aux lèvres, et prononça deux mots.


Et strike.

Il redescendit alors du toit et se mit à faire le tour des bâtiments et des personnes présentes, le travail ne manquerait pas de si tôt ...
Ce texte vaut 2 bières !

Loin du tumulte des préparatifs de l’attaque, Valérie était tranquillement à l’équart assise en tailleur devant le lit de fortune ou était endormie Uto. Un mégot d’herbe fumant au coin des lèvres, elle avait les yeux fixés sur le corps inanimée de sa compagne.

La sorcière était finalement sortie de son coma résultant de ses blessures durant le combat avec les Death. Mais la vie n’était pas revenue dans ses yeux. C’était devenue une zombax comme les appelait Valérie et de sa courte expérience avec ce mal on ne guérissait JAMAIS vraiment. Elle soupira longuement face à Uto.En développant des trésors de patience on arrivait à lui faire faire quelques tâches basiques (Et parfois avec de la chance à éviter qu’elle se pisse dessus) Mais ce n’était  definitivement plus la Uto qu’elle avait connue sous terre. D’ailleurs Valérie s’en occupait de moins en moins la laissant le plus souvent sous la « garde » de son autre compère le géant philosophe Cornelius.

Assise là, recrachant sa fumée en rond, la punkette de cuir ressassait sa vengeance. Les voluptés d’herbe se mélangeaient aux souvenirs de son combat contre la famille de dégénérés qui les avait agressés dans le désert à la faveur de la nouvelle lune :

Elle revoyait la fuite quasi désespérée  de son crew sur cette crête qui avait été leur salut. Leur défense acharnée pour ne pas laisser les assaillants grimper et investir leur refuge de roche. La lueur d’espoir qu’avait été l’arrivée de Laura et Crao. Uto gisant au sol, blessée, couverte de sang….

Uto…Elle qui n’avait été qu’une douce parenthèse au milieu d’un océan âpre et violent. Avec en apothéose leur nuit d’amour dans la rame de métro….

Valérie se rappelait également son saut dans le vide le soir de la seconde bataille...Après avoir fumé sur le calumet de Crao. La punk s’était prise pour un aigle et avait fondue furieusement sur ses proies…En réalité elle s’était écrasée depuis le promontoire rocheux comme une vulgaire junkie et en guise de réception ces ennemis lui avaient fendu le crâne de coups. Pas glorieux. Presque mortel. Heureusement elle avait la tête dure

Elle en était là de ces réflexions tout en caressant la cicatrice qui lui barrait la tête pour en déterminer la profondeur ; lorsque retentit le signal de rassemblement et le départ du groupe de combat vers les marais.

Elle se lève, attrape son imposante batte cloutée, dépose un baiser sur le front d’UTO et déclare solennellement.

-       C’est que ca va être l’heure d’la marave ! Et de la vengeance ! Jte promet d’y beugner un tas de coups de batte dans leurs chicots à ces batards! Que j’dirait que c’est d’ta part la mignonne ! Et j'y  apporterai  leurs scalpe autour du cou... Parole!
Allé ZOU !


 
Ce texte vaut 2 bières !

« On est puceau de l'horreur comme on l'est de la volupté.»


 

« Tarek, qu'est c'que tu fous bordel, vas-y achève-le ! »


Des souvenirs d'un autre désert. D'une autre époque. D'autres visages.
Et une voix qui revient le hanter, alors que Martial lui remet une carabine et des munitions.
Il roule les feuilles de coca en une boule et la glisse dans sa bouche, comme on le lui a montré. Une longue marche jusqu'aux bayous les attend.
Il ne connaît pas plus les ennemis d'hier que ceux d'aujourd'hui, il sait juste ce qu'on lui a dit : qu'ils sont des hommes à abattre, des gens qui méritent de mourir pour s'en être pris à Valérie.
Il jette un regard vers ses frères et sœurs d'armes. Des visages familiers, d'autres inconnus.
Elle est là justement la punk.
« Marave des gens ça rapproche qu'on dit ! », c'est ce qu'elle lui a affirmé.
Il veut bien le croire. C'est peut-être pour cela qu'il ne s'est pas débiner. Pour enfin faire corps avec eux, être en phase... trouver sa place ?
Et surtout, il cherche à croiser le regard de Laura, guettant peut-être dans ses yeux une absolution pour ce qui va se jouer.


« Tarek putain, bute-le maintenant ! »


Passé et présent se confondent. Les gestes depuis longtemps oubliés, reviennent à sa mémoire.
Il glisse une à une les cartouches dans le magasin et met en joue une cible imaginaire, se demandant s'il est encore capable de viser juste.
Mais dix-huit mois de service millitaire en zone de conflit, permet surement de garder quelques bons réflexes.
Un plan d'attaque est établit à la va-vite, on compte avant tout sur l'effet de surprise et sur la végétation dense pour la réussite de cette expédition punitive.
L'odeur de boue âcre et de végétaux pourris le prend à la gorge alors qu'ils approchent en silence du campement.
Ils sont là, ne se doutant probablement pas de ce qui les attend....

 

Ce texte vaut 4 bières !
Que font des bêtes sauvages quand elles sont acculés. Elle attaquent. C'était fort de cette logique que les Samouraïs rouge ont tendu leur piège. Un piège ne laissant que 3 options à leur proie :  combattre, se rendre ou... fuir, repoussant juste l'inévitable échéance. La meute aux abois semblaient avoir choisi le combat, les chasseurs étaient satisfait de pouvoir enfin en finir avec ces barbares bornés. Le moment charnière arriva, et...

Et le clan Death trouva la 4ième option, celle qui ne fut pas envisagé, du moins pas par celle qui représentante l'Union sur les ondes. Une belle course, une belle chevauchée sauvage à travers les lignes rouges, sans chercher le combat,  mais avec pour objectif de distancer les poursuivants dans un environnement peu propice à la traque. Un mouvement audacieux dont la témérité mérite d'être admiré.

Pas le choix, Laura allait devoir se salir les mains. Elle observait le paysage au loin, dans la direction où Rell et ses acolytes avaient fuit, parvenant à se mettre à l'abri de toute représailles. Les laisser fuir, alors qu'Uto à la bave aux lèvres et que Val crie vengeance ? Les laisser fuir, alors qu'ils risquent de revenir en réclament du sang ? Non et encore non, la petite blonde pourtant pacifique étaient d'accord avec ses pairs, il fallait en finir tant que cela était encore possible.

Plus bas, c'est le branle-bas de combat, les préparatifs battent leur plein pour transformer l'échec initial en une glorieuse victoire qui devrait dissuader les autres pillards de venir se frotter à l'éclat du Soleil Rouge. Après cet élan sauvage, la cible était forcément épuisé, et de toute évidence se croyait en sécurité quelques temps. Il fallait agir vite avant qu'elle ne réalise son erreur et ne comprennent la précarité de sa situation.

Un discours du vieux maître pour enhardir les troupes, et voilà l'équipe qui s'enfonce à travers la végétation humide pour accomplir son sombre dessein. Un mal nécessaire pour préserver ce qui est bien, c'est avec cette pensé en tête que Laura s'avance au côté de ses camarades. De nature téméraire, la jeune femme a quand même encore du mal à réaliser ce qu'elle est en train faire. Participer à un vol est une chose, manier un fusil pour tuer en est une autre.

Et il faut évidement que son mal de ventre viennent compliqué la situation. La malade ne se plaint pas et serre les dents, ne laissant rien transparaitre de son inconfort. Elle ne veut inquiéter ni Tarek, ni Valérie et encore moins mettre en péril la mission du vénérable Fu. Elle ne porte guère d'attention sur son ancien amant qui l'a contrarié, mais pourtant présent à ses côtés dans cette escapade mortelle à travers vase et marais.

La présence réconfortante d'un géant pour assurer les arrières, est en partie contrebalancé par la présence d'une blonde peu connu mais pourtant volontaire. Peux t'on avoir confiance en l'inconnu quand la vie et la mort sont en jeu. Un bref soupire, toute l'URRS repose sur ce pari, il n'était point temps de douter, mais plutôt celui de se concentrer, de se préparer à tuer. Mais bon sang pourquoi faut-il encore en arriver là ?

Les cibles sont enfin repérés, inconsciente de ce qui allait bientôt les frapper. Comme un masque de guerre qu'on enfile pour gonfler son instinct meurtrier, la jeune femme remonte un foulard qui couvre désormais le bas de son visage. Ce sont juste des silhouettes à viser et si tout se passe comme prévu, cette sombre histoire se terminera sur un fatal claquement de doigt. La crosse est posé contre l'épaule, l'œil est aligné sur la mire, la respiration se bloque... la suite, l'avenir n'est que la résultante de ses choix passés.
Ce texte vaut 3 bières !
 
Oh le bayou. Un cloaque puant infesté de maladies, de moustiques en voulant à votre sang. Et c'est bien de sang dont on parle ici.
La petite troupe s'était mise en branle à l'intérieur de la cité sous les invectives inspirées du gonce à chapeau chinois. Le colosse noir, spectateur le plus souvent de sa propre destinée et de l'agitation du petit bourg socialiste fut convoqué, avec une certaine solennité. Lui qui passait le plus clair de son temps à chercher des petites herbes et concocter des potions et onguent tel un druide exotique fut alors promu.
Guerrier. Voilà.
Il était un repris de justice, puni par les siens, brocardé pour ses expériences psychologiques auprès de sa patiente. Un vis dans un con, c'est une manière un peu avant-gardiste pour cette sarabande de ramener une âme perdue à la vie sociale. Il avait accepté la sentence, résigné, philosophe. On l'autorisa néanmoins dans le cadre de l'opération à retirer cette pancarte "Baiseur de zombie". Une manière de préserver l'entreprise terroriste de leur projet. Ce genre de fantaisie eut eu un effet néfaste sur l'effroi provoqué par l'assaut. Il acquiesça. Le génie militaire à l'œuvre.

Le régiment quitta les murs sécurisants de la cité en pleine journée. En bon soldat, chair à canon, tirailleur de milice coloniale, il suivit le pas, en bon ordre de marche, découvrant les visages de ses compagnons d'arme. Une fameuse sarabande, pensa t-il, au risque de se répéter. Aussi muet que possible, il écouta le brief. Précis et net. Sans en comprendre l'exacte teneur, il était tout à son nouveau jouet.
Un engin de mort. L'outil de l'inquisiteur. Aussi le long de leur progression en direction des marais, ramassait-il régulièrement tout ce qui pourrait servir de projectile. Petits cailloux, débris divers, capsules de Kola... 
L'odeur enivrante du moteur brûlant du diesel ramena son attention sur le groupe. Il le vit, alors. Le chevalier de l'apocalypse, lourdement armé d'une vraie pétoire crache-flamme, le maintien altier chevauchant son destrier de métal. Oh wow... Il n'avait jamais vu ce gaillard. Un grand zigue. Un géant. Tout comme lui. S'approchant de la moto qui s'enfonçait enfin dans le bayou, aussi pénible que ce trial improvisé pouvait être, il reniflait avec délectation les volutes de fumée toxiques issues du moteur à explosion. Quel plaisir de prince, mes amis... 

Splotch, splotch, ses bottines s'enfonçaient dans la vase, drôle de tableau que cette brigade en pleine traque dans l'eau saumâtre, l'engin motorisé s'embourbant régulièrement, tracté et dégagé par l'équipe... C'est alors qu'une masse attira son attention au pied d'une souche couverte de mousse. Des débris, des restes. 
Un cadavre largement décomposé, en fait. Un traileur amateur de conditions difficiles ? L'humanoïde n'était plus qu'humus et restes en putréfaction, os et lambeaux, point de trésor ici. Mais un reflet brillant retint son regard lorsqu'il s'apprétait à ratrapper son ost. Le regard de la Mort. Le défunt le regarda alors avec une intensité retrouvée dans le regard. L'homme de science su dompter sa terreur et approcha, devinant bientôt la forme ronde calée dans la cavité oculaire. Un œil de verre.


La suite ? Elle est délectable, naturellement. Les apprenti-soldats fondant sur le petit camp établi dans une clairière épargnée par les eaux boueuses. Ils n'eurent pas la moindre chance ce fut un tel déferlement de rage et de violence pure que Noir Virus eut un frisson, c'était.. Lyrique. Les coups de feu claquèrent bientôt rejoints par l'impact des armes dans les chairs. Lui se campa sur ses solides appuis, visant sa cible, beau mec, ténébreux, le cheveu long, maquillé, une sorte d'emo viril et débraillé. Celui-ci séduisait la femme, à n'en point douter. 
La lanière élastique tendue au maximum, son attention toute à sa cible, il lâcha la tension lorsqu'il fut sûr d'avoir ajusté la mire. Un tireur d'élite, grands dieux, le projectile siffla dans l'air avant de percuter la cavité oculaire de son nouveau propriétaire. L'œil de verre alla se loger dans le crâne du nouveau défunt, se logeant confortablement dans la cervelle. 

Le colosse noir laissa lentement retomber ses bras alors que le fracas et la furie se taisaient peu à peu. Il venait de tuer un homme. 
Lorsque les hourras retentirent, il soupira.

Guerrier.
Accroupi sur son adversaire du jour, occupé à récupérer ses quelques richesses, il songea à cette promotion rapide. Et dans l'obscurité grandissante du bayou, il sourit.

 
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