Dépendance et bave aux lèvres

Chapitre débuté par Joe

Chapitre concerne : Joe,

Origines 

 
Parfois il est plus facile de cacher un caractère que l'on exècre en s'en créant un bien pire ; c'est ainsi que Josette voyait la vie, et ça depuis sans doute trop longtemps.
 
Lorsqu'elle était enfant Josette était de ces petites filles sage coiffé de deux tresses bien faites, un ruban dans les cheveux et un sourire souverain au milieu du visage.
Sa famille n'était ni riche ni pauvre, la classe moyenne qui bosse, paye ses impôts, se serre parfois la ceinture sans vraiment se priver des petites envies de la vie.
 
Josette aimait monter à cheval le samedi et, assise au premier rang derrière son bureau en bois gravé par de mystérieux inconnus passés sur ce banc bien avant elle, écouter son enseignante de longues heures durant levant la main à la première question venue.
 
Mais l'innocence de l'enfance cache souvent de  grands secrets.
 
Un jour la maîtresse de Josette tomba gravement malade et due partir en congés.  Son remplaçant  était un homme d'une quarantaine d'année beau, un sourire d'un blanc parfait, la taille mince et une moustache fine sous le nez.
 
Le maître était  gentil avec la petite Josette, il avait compri que la gentille petite fille aimait l'école plus que tout au monde, il avait également compri que la petite fille n'avait que peu d'amis et n'était pas encline à révéler un secret.
 
Alors un jour, durant la récréation, l'enseignant lui dévoila son secret, un secret important que la petite fille ne dévoila à personne comme demandé par le maître.
 
Sans vraiment comprendre l'importance de ce secret Josette découvri de cette expérience, qui ne fut pas la dernière, son dégoût prononcé pour l'appendice virile.
 
Il aura fallu une année à cette gamine malingre et timide pour comprendre que la seule façon de mettre fin à son calvaire hebdomadaire était de devenir quelqu'un d'autre. 
 
La gentille petite Josette ne pouvait pas refuser l'autorité de l'enseignant et ne pouvait pas trahir la parole donnée à l'adulte.
La petite fille aux tresses ne pouvait pas parler de peur d'ennuyer, ne pouvait pas crier de peur de perturber, ni frapper par crainte de blesser.
 
La petite Josette ne dormait plus la nuit car elle gardait le secret, ruminant, pleurant elle cherchait comment se libérer de la promesse jusqu'à l'insomnie où elle admi la seule solution.
 
Josette devait disparaitre.
 
C'est ainsi qu'un jour on retrouva dans la salle de classe, après la récréation, la petite fille les cheveux en bataille ses vêtements déchirés, au milieu d'une flaque de sang.
 
Son visage était, en faisant abstraction des éclaboussures de sang, d'une blancheur immaculé, elle se tenait raide ne répondant pas aux cris qui remplissaient la salle de classe.
 
Un sourire se dessinait sur ses lèvres heureuse car ce jour là Josette avait disparue.
 
Ce jour là était née Joe.
 
Devant elle, allongé dans le sang, un bel homme moustachu hurlant de douleur se tenait l'entre-jambe cherchant un bout de chair perdu dans la bouche d'une enfant...