Pentathlon sans pantalon et marathon | Cours, Forest, cours !

Chapitre débuté par Erika Mănescu

Chapitre concerne : lexiedrape, Zwerk XVI, tiffany, L'Enclave, corteztessa, soupalognonycrouton, austin, Erika Mănescu, basslyons, Eva01, luna, laurapostin, brume, coleforhman, mabinty, alixcatherine, mira3.0,

 
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Cela avait commencé comme ça quelques lunes plus tôt. Une histoire qui déraille à un moment absurde tandis qu’Erika avait encore sniffé seul dieu sait quoi, se tapant un délire sur la nostalgie des J.O.
 
Bonnet sur la tête, grosses lunettes de soleil bas de gamme provenant sûrement de Chine, et son foulard sur la tronche, elle avait zigzagué un peu partout. Et là, soit Dieu s’était justement décidé à lui parler, soit une ampoule s’alluma au-dessus de sa caboche qui peinait pourtant à avoir la lumière à tous les étages, mais faut croire que la lumière fût tout de même ! Entre la météo qui finirait bien par se rafraîchir, et le bitume qui cesserait de cramer les semelles des godasses... Y’avait des trucs un peu barrés à faire, mais néanmoins amusants quitte à avoir l'air très cons, voire ridicules. Une course relais en ville qu’elle soit à pied ou bien à la nage… Puis, tout un tas d’autres possibilités vu les arcs de bonne facture qu’ils fabriquaient.
 
Enfin, la réserve à vélos trouvée au hasard d'une énième escapade dans les ruines. Bien-sûr qu’il avait fallut en réparer un certain nombre, après avoir vérifié que le compteur Geiger ne grésillait pas plus que prévu. Á chacun son job… Quand enfin, après de multiples préparations, de nombreux entrainements, et toutes les inscriptions achevées... La fameuse lune 27 pouvait enfin démarrer sur une première épreuve !
 
Ils sont beaux et motivés les athlètes ! Fous aussi tandis que la saison a pris une tournure inattendue avec le déluge qui cesse rarement, mais ils sont tous là aussi improbable que cela soit. Si la distance homologuée des marathons est de 42km et des brouettes, on fit ici plus court parce que sinon les gens seraient jamais de retour pour la fin de la lune ! Plus court, mais une distance sacrément longue tout de même !
 
Huit kilomètres non négociables ! La vache ! Une course d’endurance partant du bâtiment principal, zigzaguant dans les rues safes de la ville en ruine, pour mieux revenir. Un parcours balisé avec des foulards accrochés aux lampadaires et coins de pâtés de maison, ainsi que des marquages de couleur au sol.
 
Sur la ligne de départ, tous les participants présents pour le fun ou la gagne. Et alors qu'ils patientent, encouragés par une foule en liesse... Ils peuvent enfin entendre un son caractéristique pour des débuts enflammés... Sans flingue, mais hurlé à en perdre la voix parce qu'il fallait bien faire avec les moyens du bord  :

PAN !
la grande blonde était remontée, bien que ses dernières lunes elle se soit péter les ongles a gratter de la pierre, le bout des doigts en sang, elle était la, et semblait a fond.
il tombait des cordes, elle était trempe, elle s'attache les cheveux en arrière, et se tournes vers les siens les poings serrés 


ON leur montre qu'on est pas venus la pour cueillir des cerises, aux enclaviens, on leur montre qu'on va pas faire semblant ! on joue pour la gagne ! AOUHH !

Comme un rituel, elle va claquer d'une main sèche une fesse aux membre de son groupe, homme ou femme. rituel peut être pour elle mais surement pas pour eux. elle se mets sur la ligne s'accroupis en appuis sur ses cuisses, regardant les adverses sur le côté, la roumaine la, par exemple, et le militaire elle les repèrent bien et dés le pan donné, la grande blonde se pense sur une piste de roller derby : 

Elle viens percuter les 2 sur son côté et n'hésite pas a jouer des coudes pour les freiner, voir foutre un coup dans un pif. une fois fait elle pars de fait en première et s’élance en puissance dans la boue, elle suit avec succès le premier foulard, et... Pars tout droit sans voir le second, a pleine vitesse elle se loupe et sors donc du circuit bille en tête en criant
Quoi de plus normal dans une compétition si "amateurs" soient elle, que la diversité des concurrents permette aux plus "extra" d'entre eux de s'y montrer. Ci-fait qu'il soit désormais "terrestre". Alors la présence en lice du petit bonhomme à la grosse tête dans le bocal n'aura rien de plus surprenant que d'habitude. Mais encore, au dela de toutes probabilités, Zwerk dans sa nature expérimentatrice du monde terrien concours dans cette exhibition sportive hétéroclite.

Sur la ligne de départ il ne cherche pas à s'imposer aux autres en tentant de prendre "une bonne place". Comment le pourrait-il d'ailleurs  si physiquement il pouvait prétendre prendre de la place, ça aurait été à cause de sa bulle de scaphandre qui encombrerait l'attroupement. Le reste de l'alien ne faisant guère le poids face aux humains qui peuplaient l'attente du coup d'envoi. Il laissa donc les animalités et les compétitivités  s'entasser en tête pour les observer et pouvoir s'adapter aux comportements de ses concurrents.

Voyant que nombreux étaient ceux qui prenaient une posture de jaillissement imminent, il fit de même. mais à 50 cm du sol. suspendu ainsi tout globe devant il attendit et.

POW

L'explosion libéra les coureurs de leur terrible attente et  tous s'élancèrent .. à leurs rythmes ...[b]"Haak! mais! enfin! Haak! on commence tout juste ce "marathon" et vous partez déjà Haak?!"[/b] Il a visiblement pas capté le principe d'une course le Zwerk. [b]"HAak! attendez moi! vous allez où ? Haak!c'est pas ici en fait c'est ça ? attendez j'arrive! HAAK!"[/b]Il se redressa de cette position qu'il trouvait particulièrement inconfortable et ridicule pour se remettre tranquillement en tailleur et partir droit devant lui à la poursuite des autres qui s'étaient déjà plus ou moins éloignés.


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L'alien filait à son max pour rattraper les autres concurrents.Mais peine perdu et course dans le même état. Il dépassa néanmoins quelques dommages collatéraux sur le parcours.Une duduche qui marchait ... tout bonnement. Une sauvage la tronche encastrée dans un tas de gravas.  Une fille qui tortillait plus du cul qu'elle n'avançait. ET ce bon vieux Austin qui a force d'avoir la goule en chemin se sera certainement usée la langue jusqu'à la semelle et pas de rechange pour le marathon ... Zwerk lui accorda la politesse un salut incliné avant de continuer son chemin à remonter les âmes en peines et les corps meurtris

Un peu plus loin à mesure qu'il voyait le groupe de tête être plus proche, il dépassa également un homme brun qui en chiait pas mal lui aussi. 
Puis enfin il trouva une vitesse de"croisière" dans cet océan d'immeubles délabrés et éventrés. Dans son sillage vinrent caracoler ce Monsieur Bass ainsi que u'ne grande femme noire et l'une des filles de son groupe, Brume à ce qu'il put entendre prononcer.

Zwerk se dit qu'il allait bien finir par rattraper les meneurs de la courses malheureusement pour lui si elle avait peut être fait 34.195 km de plus; il l'aurait peut être emporté ... Mais le franchissement de la ligne d'arrivée  détruisit ses beaux espoirs. sa technique à la Emil Zwertopek n'eut pas le temps de porter ses fruits

Qu'importe il ferait probablement mieux à la prochaine épreuve.
COURSE !
Endurance...
C'est pas sa spécialité mais c'est tout à fait dans ses cordes. Normal, c'est un ancien militaire.
En tout bon professionnel des armées il y avait ce qu'on appelait "le décrassage". Une course assez longue le lundi sensée remettre dans le bain après le week end de repos pour ceux qui n'était pas en service. C'était le minimum. Bass Lyons est un habitué du terrain, ça sera juste une formalité. Huit kilomètres quoi ! Et pas dans la cambrousse ou terrain hostile... juste en ville, dans les rues en ruines.
Easy !
Easy ?
En fait non. Déjà il pleut. Cool pour supporter le chaleur... pas le reste. L'ex Officier de l'armée n'a plus la vingtaine, il a dépassé les trente cinq. Il a la forme oui mais plus celle d'avant. De plus lui et son équipe reviennent de deux semaines d'une longue marche après un paquet de semaines d'inactivité. Ca tire dans les jambes, ça casse, cette reprise est traître. Ca il ne le sait pas encore le Canadien.

Ils sont tous présents devant le bâtiment principal. Des sourires, des regards, quelques mots...
C'est vraiment agréable de faire cette activité en dehors des taches communautaires de survie. A part le bar, il n'y avait rien d'autre de rassembleur. Lors de l’alignement, l'ex Capitaine voit ces "Nomades" en groupe... ils participent eux aussi. La blonde, Tiffany, est assez bruyante... puis elle le mâte. Lyons lui fait un petit signe de tête et motive Eva juste à coté.


- Aller... faut assurer. Garde bien des forces pour plus tard... va falloir nager en mer sous la pluie juste après, ne l'oublies pas.

PAN !

De vive voix.
Comique mais obligé. Dès le départ l'Anglaise d'origine Allemande se met à bousculer tout le monde. Nan mais sérieux !? Bass esquive une manchette et reste à l'écart un instant avec Eva... jusqu'au moment ou à la deuxième rue elle se trompe de parcours. Le Canadien en rit intérieurement et suit bien les foulards sur les lampadaires. L'avantage de connaitre le terrain.


Les foulées il en fait, de plus en plus vite... il est en tête dans le premier kilomètre. Zut... Eva ralentit. 
Deuxième kilomètre il y a un petit groupe derrière lui. Merde ça... inquiétant.
Troisième kilomètre ça tire dans les mollets. Chier, les Rangers commencent à peser.
Quatrième kilomètre, Lexie et Laura le dépasse. Fichue jeunesse et poids !
Cinquième kilomètre le sourire ou la grimace d'Alix vient le narguer... il ne verra plus que ses fesses.
Sixième kilomètre Erika le dépasse. Ouais ouais la Roumaine, vive les herbes et le Yoga !
Septième kilomètre quoi !? La petite Asiatique lui met un vent ! Quoi que... ça bouge tellement au niveau de son torse qu'en fait elle doit être adulte ou ado très formée. Mais... mais, ça serait pas l'enfant déguisé à coté de lui ? Puis la Black Nomade et celle qui se fait surnommer Brume !?

Huitième kilomètre et fin... c'est bien avec Zwerk, Brume et Mabinty qu'il passe la ligne.
Courbaturé, essoufflé, épuisé et vraiment pas fier de sa prestation. 
Il ne va pas mettre tout sur le dos de la clope.
Bon. Première épreuve: la course!
Eva arrive toute guillerette de faire un peu de sport et une activité commune.


Elle avait encore des courbatures de tout ce qu'ils avaient marché ces derniers temps mais elle se sentait tout de même en pleine forme pour assurer un max dans ces épreuves!
Elle se dirige vers Bass déjà bien concentrer comme à son habitude. Mais il la motive quand même.


Bass: "- Aller... faut assurer. Garde bien des forces pour plus tard... va falloir nager en mer sous la pluie juste après, ne l'oublies pas."

Elle lui fait un clin d’œil.

-T'inquiètes pas je nage comme un poisson tu le sais, non?

Elle sautille un peu sur place, s'échauffe, mains qui touchent les pieds, bon tout va bien! Elle est prête et se met en position.

PAN

Top départ! Et!!!.... Eva se lance bon an mal an en petit footing dans le début de la course. Si elle doit aller jusqu'au bout ça sera pas en sprintant direct!

Elle sourit à Bass qui reste avec elle sur quelques centaines de mètres. Puis elle se concentre sur son rythme de croisière. Les 10 première minutes l'a font atrocement souffrir puis l'endorphine faisant son effet elle se décontracte et regarde même les autres participants. Bass s'en va au loin, tant pis elle aura au moins une belle vue...

Elle suit les indications sur les bords pour rester dans la bonne ligne. Fraîche avec la pluie elle ne ressent pas trop la chaleur ambiante mêlée à celle du sport. Elle continue en plus grandes foulées mais tranquillement sans être trop essoufflée.
Elle voit les autres la dépasser mais sans s'en inquiéter, pas question de se déchirer quoi que ce soit! Elle performe pas énormément mais elle avance à bon rythme en sentant ses muscles chauffer doucement.

Dernière ligne droite.
Elle voit beaucoup de monde à l'arrivée, aucune envie de faire un sprint, juste de continuer à s'amuser et elle arrive enfin sur la ligne d'arrivée!

Elle continue plus loin en marchant pour faire de récupération active et se trouve un muret pour les étirements, elle s'en voudrait de rater la nage parce que ses muscles la meurtrissent! 
Tout ça fait elle retourne vers le groupe de gens pour la suite.
Soupa :

ha merde ça a commencé ? Mais faut courir ? Mais ... et mes baskets sont où ? 
* avec une initiative démesurée, Soupa décide de suivre la file*

- Dis c'est quand qu'on boit ?
- Dis, là on s'assoit ? 
- Dis, là j'ai mal au ventre trop fort ! ON s'arrête ?


 
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Le fameux jour était arrivé, et avec lui, cette foutue averse sans fin. Elle ne s'en plaint pas après la longue sécheresse, mais il y avait de quoi virer escargot, limace, ou tortue dans de pareilles conditions. Heureusement, une brève éclaircie. Ils y ont presque cru. Les épreuves avaient été divisées en plusieurs jours, et ainsi débutait celle de la course d'endurance à faire claquer ses semelles durant de longs kilomètres. Ils avaient sans doute vu gros, mais un grain de folie ne l'effrayait pas pour autant. Il y avait quelque chose de galvanisant à vider complètement l'esprit pour se concentrer sur sa respiration et sur l'objectif, alors quand le top-départ retentit, Erika reste focus. Petites foulées sans se presser. Rester régulière.

Inspirer et expirer.

C'est la recette, elle en est sûre.

Petit à petit, le corps se détend malgré les gouttes qui fouettent le visage, trempent les cheveux et humidifient les habits. N'ayant pas l'instinct d'une gazelle, elle galère dans les montées, rechigne dans les dénivelés, et se sent soulagée lors des descentes, faisant parfois du sur-place pour s'abreuver, et ainsi mieux repartir. Dans sa réalité, elle s'imagine en train de s'élancer avec panache, surmontant tous les obstacles pour arriver sur le peloton avec la classe, le glamour bon chic bon genre (hum !) qu'on lui connait forcément. Ou pas, car elle semble finalement s'en taper le coquillard.

La vérité est d'ailleurs tout autre.


 
Un kilomètre à pieeeeed, ça use, ça uuuuuseuuuh...


Lorsque le top départ retentit, Erika qui s'était élancée... Revient sur ses pas, fait grimper Soupa sur son dos pour mieux repartir comme si de rien n'était, fait des pauses à durée indéterminée durant le parcours pour qu'il puisse aller faire pipi derrière un coin de béton ou un buisson, ou pour grignoter avant de reprendre la course avec son paquet.

 
Deux kilomètres à pieeeeed, ça use, ça uuuuuseuuuh...


La dure réalité est là. Le paquetage n'est pas léger, et c'est bien ce qui la fait rechigner dans les montées ! Toutefois, faut croire qu'elle rechigne moins quand il s'agit de jeter un œil au cureton défroqué l'air de rien, justement lors d'un de ces petits breaks. Ici, un point de côté causé par un rire qu'elle n'assumera, ni n'avouera jamais parce que bon, faut pas déconner tout de même ! Et de brailler des chansons complètement débiles au passage.

 
Trois kilomètres à pieeeeed, ça use, ça uuuuuseuuuh...


Et ça va comme ça jusqu'au huitième, parce que c'est beau un huit qu'on vous dit...

Comble du comble - ou par la force de l'habitude à cause de multiples fuites à travers la pampa avec son fils et d'autres enfants durant les catastrophes - Erika parvient sans trop savoir comment, mais bel et bien fatiguée avec Soupa sur le dos (ou sous le bras à force !), à achever le périple alors que se dessinent les trois premières silhouettes sur la ligne d'arrivée...