Journal d'Iria Kessler - Premières entrées

Chapitre débuté par Iria Kessler

Chapitre concerne : Iria Kessler, zillah, Jeremiah Presley, gazlak, vanya, josh, juleslagrille,

Ce texte vaut une bière !

Lune 1 – La rencontre

Je ne sais pas si j'ai fait le bon choix. Probablement pas. Mais rester à la Capitale, c'était crever lentement en regardant Presley se pavaner avec ses conneries capitalistes.

Zillah a lancé un appel. Une grande perche encapuchonnée, sinistre à souhait, avec une voix d'outre-tombe et des doigts de faucheuse. Franchement, tout chez elle hurle « danger », mais elle proposait ce que je voulais : se barrer de cette ville de merde.

J'ai répondu à l'annonce. Direct. « J'ai très envie de me barrer de cette ville qui vit trop dans le passé. » Je peux fabriquer des médocs, j'ai des vivres, je sais bricoler. Elle m'a engagée sur-le-champ. Trop facile, presque suspect.

Il y avait déjà Vanya. Un type sombre, discret, qui partage mon aversion pour Presley et son délire capitaliste. « La rue se fait toujours baiser » qu'il a dit. On est alignés, lui et moi. Ça, c'est rassurant. Je lui ai filé mon morgenstern. Il saura mieux s'en servir que moi, et ça fait de lui un allié solide si les choses tournent mal.

Puis Gazlak est arrivé. Un cadavre vivant avec des tendances... comment dire... zélées. Il s'est mis à genoux devant Zillah et a juré fidélité à la « Géhenne ». Putain, ce nom. « Maîtres de la Seconde ère », qu'elle dit. Ça pue le délire mystique à plein nez, mais bon, tant qu'on avance…

On a aussi croisé Mirela, une femme étrange qui nous observait avec méfiance. Elle a fini par tracer son chemin sans se joindre à nous. Dommage ou tant mieux, je sais pas.

Josh est arrivé peu après. Un colosse. Presque deux mètres, une masse de muscles et de violence contenue. Il me regarde d'une façon qui me met mal à l'aise, mais au moins il est direct. « Tant que tu ralentis pas, ça m'va. »

Zillah nous a demandé de rationner nos ressources par rotation. Med pour elle et Gaz, eau pour Vanya, bouffe pour moi. J'ai pas sourcillé. J'ai connu pire. J'ai filé ma part de nourriture à Vanya. Confiance, elle a dit. Ouais, on verra.

Presley a envoyé ses Marshall-intérimaires nous virer. Jules Lagrille, un pauvre type sans arme ni uniforme qui récite des ordres comme un chewing-gum. Je lui ai répondu avec ironie, histoire de marquer le coup. On s'est barrés peu après.

Bienvenue dans les Terres Désolées.

Lune 2 – Premiers pas dans la merde

On avance vers le nord. Loin de la Capitale, loin de Presley. Tant mieux.

On a croisé des trucs bizarres. Des sans-visages. Des zombies qui pipent pas mot et qui se baladent comme des fantômes. Josh en a capturé un. Puis Zillah l'a exécuté. Froidement. Efficacement. C'est comme ça maintenant.

Les ondes se sont mises à crépiter. Keanu Ribs, un des trois cochons dont Presley veut la peau, a balancé un message provocateur. Zillah lui a répondu, offrant une alliance contre le « capitalisme nécrosé ». J'ai ajouté ma voix : « Presley, vous reprenez la prétendue gloire d'une administration de milliardaires corrompus, j'ai vu vos statues de merde à la Capitale. Cela vous mènera à votre perte. »

On a rencontré un certain Teurgoul sur les ondes, qui cherchait un groupe. Zillah a répondu qu'on cherchait l'indépendance et qu'on se dirigeait vers le nord-ouest. On verra s'il nous suit.

Le groupe commence à prendre forme. C'est bizarre. C'est dangereux. Mais, au moins, on bouge.

Lune 3 – La statue et ses conséquences

Putain, j'aurais dû m'en douter.

Presley a découvert mon petit gribouillis sur la statue de Trump. « Facho », gravé au canif. Rien de bien méchant, juste un geste symbolique. Mais ce connard a mis ma tête à prix. Terroriste gauchiste, qu'il dit. Un témoin aurait confirmé. Quel témoin, bordel ? Ils ont dû tabasser un clodo pour lui faire cracher mon nom.

Maintenant, je suis officiellement une ennemie de la Capitale. Tant mieux. Au moins, c'est clair.

J'ai mis les choses au clair avec le groupe. « Je suis désolée si ça nous apporte des embrouilles. Si ça pose problème, je peux partir. » Mais je regrette rien. Josh a répondu avec son pragmatisme habituel : « Si tu pars, ils te chasseront quand même. Si tu restes, faudra passer par nous. » Il s'en fout de Presley. Ça me va. Il me met un taquet au passage, en me disant que j'étais une gamine. Je peux pas lui donner tort.

Les cochons ont répondu sur les ondes. Poussin, avec son langage approximatif, m'a soutenue. On dirait que je me fais des alliés malgré moi.

On continue d'avancer. La Capitale est derrière nous, mais pas assez loin.

Lune 4 – Bruit et fureur

Les ondes explosent. Tout le monde gueule, tout le monde menace, tout le monde se cherche.

Eva Long, une « règleuse de comptes » autoproclamée, a lancé un message depuis la Capitale. Météo, registre des morts, appel aux marchands. Elle essaie de faire croire que la Capitale est viable. Mensonges… ou désespoirs.

Jules Lagrille continue ses annonces ridicules. Zillah lui a balancé « suceur-en-chef » en pleine face. J'ai ri jaune.

Un certain Plok, une créature radioactive qui parle comme un enfant, a cherché une famille sur les ondes. Zillah l'a renvoyé vers la Capitale. On n'a pas de place pour ça. Pour le moment.

Josh continue d'être Josh. Silencieux, brutal, présent. Il me regarde toujours de cette façon… lourde. Je sais pas si c'est rassurant ou flippant.

Vanya reste discret. On partage des silences près du feu. Ça me suffit. On n'a pas besoin de longs discours pour se comprendre.