La mort lui va si bien

Chapitre débuté par Hecate

Chapitre concerne : rogacien, Cirque Ryjkov - Hécate & Co, Hecate,

Ce texte vaut 4 bières !
Rogacien… Il n’était pas loin, se dirigeant vers le sud de la forêt morte, si proche, trop proche, et au fur et à mesure ce qu’elle avait en elle ne faisait que croître.

Dire qu’elle ne l’aimait pas était un euphémisme. Car elle le haïssait, profondément, et elle ne parvenait pas à oublier leurs rencontres et leurs échanges sur les ondes. Il l’avait menacé, il l’avait dénigré, et cela lui avait rappelé son enfance, cette enfance cruelle où ses petits camarades se moquaient d’elle, la rabaissaient, l’affublant de surnom ridicule, la vieille, l’anormale, la vampire… Des blessures qui n’avaient jamais réellement cicatrisées et que cet homme avait rouvertes par son attitude, par ses mots. Elle aurait peut-être pu surmonter sa haine s’il n’avait fait que la menacer elle. Mais non, il avait fait porter un risque à sa famille, cette chose qui était plus précieuse que sa propre vie, cherchant à attirer l’attention de l’USSR sur eux pour ne pas avoir à se salir les mains. Car en plus d’être un serpent manipulateur, il était lâche, se cachant derrière les autres, de peur d’avoir à les affronter seul, les yeux dans les yeux.

Alors c’est avec une jubilation malsaine qu’elle avait appris qu’ils étaient à leur portée, plus précisément à la portée de sa presque sœur. Svetlana, plongée dans l’abîme de sa folie destructrice, perturbée à l’extrême par les derniers événements ayant secoué l’harmonie fragile de leur famille, et qui cherchait un exutoire à son mal-être et à sa frustration. Alors elle avait pris sa radio et ouvert une fréquence bien connue. Pour y prononcer deux mots d'une voix glaciale et porteuse de mort, deux petits mots qui signifierait que tout allait se terminer dans la violence et le sang.


Tue-le.
Ce texte vaut une bière !
Vassili avait participer a la mise en place de l'attaque, il ne pensait pas que Rogacien et les siens s'approcheraient autant, il savait qu'ils n'étaient pas loin, mais ils avaient eus jusque la, l'intelligence de pas se montrer.
Faut dire ce cher Rogacien avait jamais pu lâcher l'affaire... celui qui avait tenter de racketter hécate a la sortie des égouts pour une lame aiguisée, prétextant qu'il avait plein d'amis forts et proches, était passé pour un joli petit aligator: Grande Bouche, Petit Bras.
Ses menaces ne sont terminées par une fuite. et ce n'est que bien plus tard qu'hécate est tombée sur homme tout seul armé d'un joli fusil, le principe était simple.. donne ton arme et tu vivras.
Principe simple qu'a chercher a détourner notre ami l'aligator, prétextant une alliance fantastique entre nomades, un avenir radieux. Hécate avait pourtant marteler plusieurs fois, "que ton copain donne son arme, ou on la récupérera sur son cadavre" et notre cher aligator pensait que les menaces d'un clown blanc n'avait que peu de portée.
l'arme fu récupérée sur le cadavre, de la d'innombrables pleurs, larmes (de crocodile ?) insultes, menaces en tout genre furent lancées avec véhémance, pourtant il avait eu plusieurs jours pour accepter l'offre. Certainement qu'il n'a pu se regarder dans la glace ensuite, pas su s'avouer seul responsable de la mort d'un ami pour un cylindre de métal...
il ne fut alors que haine et aggréssivité, les clowns furent exclus d'une alliance nomade a cause des attaques répétées du vieux Rogacien, cherchant même a retourner les grands de ce monde...
Il avait sali, trainé, menacé son nom sa famille, son cirque.

Aussi quand il fu question de régler définitivement le probleme, ils savaient quoi faire, méthode de forin, rapide efficaceil était le premier dans la voiture transformée en char de mort, et il conduisit toute la nuit pour se rapprocher de leur cible, ne laisssant le volant qu'au matin a sa soeur.
Tout était histoire de famille. Sa soeur était de son sang, mais les autres ? et bien les autres étaient aussi la troupe, le cirque, la famille, tout comme Beth, qui était venue enceinte jusqu'aux yeux. il lui avait interdit de sortir de la voiture, rester bien cachée, loin avec un long fusil.

La suite, la bataille la vraie, fu sanglante, tiraillé entre le fait de ne pas s'écarter de celle qui porte son enfant et surveiller sa soeur qui était lachée dans une soif de sang brutale... l'immense adolescent russe, ne faisait par contre pas cas de l'inconnu qu'il avait transpérer avec son épée... Non ca c'était le job convenu, et puis il avait pris un méchant coup, alors il se contenta de faire comme en spectacle, sortir ses couteaux éffilés, et les faire voler a droite a gauche dans les cibles mouvantes autour de lui... un vrai balltrap en version silencieux de son côté alors que ca pétaradait de partout. Oh ce n'est pas lui qui tuait les vilains non, mais faut avouer qu'on cour beaucoup moins vite avec une lame plantée dans la cuisse et on vise moins bien avec une dague qui a transpercée le biceps.

il reste toujours proche de Beth, s'assurant de sa sécurité, mais hurle


Svetlana ! Svetlana ça aller ? Eux tous par terre je croire !

les 2 autres hommes qui les ont accompagnés, se montre eux sacrément éfficaces et sans pitié... L'amant de sa soeur, et le grand gaillard sauvé du desert semblent taillés pour la tâche... d'avantage que lui qui malgré sa taille n'en restait pas moins un gamin.
Ce texte vaut une bière !
Svetlana était une humeur massacrante.
Littéralement
.
C'est à dire qu'elle aurait littéralement massacré quelqu'un pour se défouler, se calmer.
Ce nouveau monde lui avait donné le goût du sang et de la violence, mais habituellement elle parvient à se réfréner grâce à son frère et autres défouloirs.
Mais aujourd'hui, elle n'a plus ces barrières. Des dissensions, des histoires bêtes qui ont pris de grosses proportions, ont fait voler ses barrières en éclat. 
Maintenant, elle a juste envie d'aller dans le désert pour se baigner dans le sang du premier venu. 


"On a repéré Rogacien dans le coin", a dit quelqu'un.

Rogacien ?
Le mec qui a essayer de les faire tuer en retournant l'USSR contre eux?
Il avait échoué - ce naze - mais ce n'est pas un truc qu'on pardonne facilement. 
Visiblement il s'était embrouillé avec la soeur de Svetlana pour une histoire à la con, et probablement avait-il une coulrophobie qui l'avait poussé à comploter contre eux...

Quoi qu'il en soit, ça fera une bonne cible pour se calmer. 
Le mec qu'il fallait, au bon moment.
Dans d'autres circonstances, il y aurait surement eu des discussions, des négociations, mais ici, Svetlana a besoin de sang. 
Du sang, du sang, du sang. 
La bonne personne, au bon moment.


Nous aller tuer lui.

Personne pour contester cet ordre de la Reine Blanche.
Et surement pas la Reine Noire qui de son côté espérait que ce moment viendrait depuis des mois. 

Une petite troupe se mit en route.
Le lanceur de couteau, l'homme fort, la clown psychopathe, la distributrice de confiseries, et le videur. 
Une petite fraction de leur force de frappe, mais cela suffira. 
Ce n'est pas un vioque qui pourra faire quoi que ce soit contre la folie destructrice d'une Clown Psychopathe.

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Le vrombissement de sa voiture brise la tranquillité du campement de Rogacien et de ses amis, qui pour la plupart n'y sont pour rien dans les manigances de leur chef. 
Mais il est un moment où il faut assumer de suivre la mauvaise personne. 

Le premier à en faire les frais sera un dénommé Dante, qui n'a pas dû comprendre quand la voiture bélier l'a percuté avant de le trainer sur quelques mètres. 
La petite horde est alors sortie de la voiture en mitraillant à tout va.

Hahaha...
HahaHAHahaHAHaHAHAHA


Les balles et les lames pleuvent sur le campement, éjectant des corps des gouttelettes de sang qui retombent comme une pluie d'apocalypse sur le sol, éclaboussant le visage riant de la clown.

Dans sa tête, ce n'est pas net. Elle y chasse les démons qui la tourmentent. 
Les images de son esprit se superposent à celles de la réalité, se mélangent. Ce ne sont pas des innocents qu'elle assassine, mais des démons qu'elle chasse.
Почему ты так со мной поступаешь?
Почему ты так со мной поступаешь????!!!
Я люблю тебя и ненавижу!
Я ТЕБЯ ЛЮБЛЮ И НЕНАВИЖУ!!!!!
Un dénommé Markus tombe sous ses balles, et elle vient s'acharner sur son corps sans vie, le frappant encore et encore avec la crosse de combat que son adversaire avait en main et qu'elle a récupéré.
Déesse sanguinaire, la crosse de combat dans une main, son flingue dans l'autre, évacuant toute la frustration de ces derniers jours dans ce déchainement de violence.

L'un des compagnons du machabé a bien essayé de profiter qu'elle soit dans un état second pour l'attaquer, lui détruisant le bras qui tenait la crosse d'un coup vengeur...
Mais c'était sous estimer la robustesse d'une athlète capable de tenir en poirier sur une seule main, et c'était surtout se tromper de bras à attaquer, car il n'a fallu qu'une seconde à la clown pour retourner son flingue contre lui, l'abattant au vol d'une balle dans la tête.

Et alors que le dénommé Raton s'écroule ainsi au sol, elle se jette sur lui pour lui dévorer la gorge, telle une vampire affamée.

Ce n'est que lorsque les sons des combats s'estompent qu'elle reprend ses esprits et se relève et observe le champ de bataille.

Parmi les compagnons de Rogacien, seule une petite blonde est restée en vie. 
Le subconscient de Svetlana l'avait inconsciemment épargnée, sur une intuition basée sur un souvenir que celle-ci n'était pas hostile...
La petite blonde, la petite paille...

Elle s'approche d'elle, et malgré son regard de folle, ne semble pas vouloir l'achever, mais juste lui offrir une porte de sortie.


Tu vouloir vivre? 
Tu pouvoir partir... Nous pas vouloir tuer toi...


La blonde lui fait part de son incompréhension, puis Svetlana la laisse s'enfuir avec de quoi survivre seule dans le désert...
Elle la regarde partir, puis retourne vers ses compagnons...

Elle a putain de mal au bras, mais elle va mieux.
Son esprit est maintenant plus clair.


Elle va bien mieux
J'ai toujours détesté la violence. Aussi loin que je me souvienne. Mais j'ai appris à me battre. Dans mon île, il fallait savoir se defendre. Pourtant quand Svetlana est venue nous prévenir ce jour là de ce qu'on allait faire, j'ai essayé de les dissuader. 

On est vraiment obligés d'en arriver là ? 
... 
Je sais bien qu'il a essayé de nous faire tuer mais... 
... 
Oui... A condition que je vienne avec vous. 
 

Et me voilà maintenant dans la voiture avec eux. La voiture secoue pas mal et le petit bouge beaucoup. 

Une fois sur place, Vassili refuse de me laisser sortir de la voiture. Ce n'est pas une mauvaise chose. Je reste en retrait pour couvrir les autres. Lui reste le plus près possible de la voiture, pour s'assurer que personne ne s'approche trop près de moi. De toute façon dans mon état, je n'aurais pas pu faire grand-chose dans la mêlée. 

Le fusil en main, armé, prête à tirer. Je m'assure qu'aucun des nôtres ne risque la mort.

J'entends Vassili hurler à Svetlana qu'il croit que tout le monde est au sol. Pourtant elle s'acharne sur un des corps en hurlant en russe. Sans comprendre tout ce que qu'elle dit, certains de ses mots m'étant pourtant familiers.

Ils sont tous au sol, sauf la petite Paille. Quand celle-ci s'en va, Svetlana revient vers nous, elle semble bien plus sereine que quelques heures auparavant.  

Quelques secondes plus tard, je vois une silhouette se diriger droit sur Svetlana qui lui tourne le dos . Malgré nos différents, c'est la soeur de mon homme. je ne peux pas le laisser faire. Mes doigts pressent la détente.

Un coup de feu retentit. J'ai réussi à le toucher. J'avais essayé de viser sa jambe, pour seulement le blesser, mais les armes à feu, c'était pas mon fort. L'homme a pris la balle en pleine tête. Mort sur le coup. 

Au moins, il n'aura pas trop souffert. 

Cette fois, plus rien ne bouge. Je pose mon arme sur le siège à côté de moi. Avant de fondre en larmes.  J'ai toujours détesté la violence... Et depuis que j'avais retrouvé la terre ferme, c'était la deuxième fois que j'étais obligé de tuer quelqu'un pour sauver une vie... La vie de quelqu'un que j'appréciais malgré tout...  
Ce texte vaut 2 bières !
Deryck était tout maigrichon. Maigrichon et pas franchement doué avec un flingue. Ni avec une épée. Ou un couteau. Ou n'importe quelle putain d'arme, en fait. Deryck était un artiste, bordel. Peut-on réellement dire du leader de Sum41 que c'est un artiste ? Si on le met à côté des tarés qui peuplent ce putain de monde parallèle, putain oui. Est-ce qu'il était de taille à affronter lesdits tarés, leur violence, leurs massacres et leur soif de sang ? Putain non.

Mais il avait survécu. Il était le premier surpris. Il avait trouvé un genre d'utilité à son inutilité. Car il n'était, globalement, doué en rien. En rien qu'on demandait à quelqu'un dans ce monde, en tous cas. Mais c'était précisément ce qui le rendait utile. Il pouvait perdre son temps à faire quelque chose pour lequel on hésiterait à gâcher les talents de quelqu'un d'autre. Il pouvait risquer sa vie sans que ça porte à conséquence. Alors il jouait les éclaireurs. Il ramassait des débris de l'ancien monde. Il faisait les coursiers. Il démarrait les véhicules et les entretenait. Il parcourait le monde brûlé et ruiné qui semblait devoir devenir son foyer.

Il avait pris goût à cette errance solitaire. Il appréciait d'autant plus les membres du Cirque quand il les retrouvait. Il n'aimait pas encore ce monde, mais il aimait cette vie et il commençait à aimer ces clowns. Alors quand Hecate lui intima l'ordre de lui servir de
"chauffeur et garde du corps" pour apporter au groupe d'assaut de quoi éliminer sa cible, Deryck ne se dit pas que des gens allaient mourir. Des vrais gens, avec des pensées, des émotions, des amis, de la famille. Non. Deryck se dit qu'il en avait retrouvé une, lui, de famille. Une famille de cinglés, bien sûr, mais une famille quand même.

Avez-vous déjà fait un trajet en voiture au milieu du désert avec une clowne triste qui ne vous adresse la parole que pour vous donner des ordres par monosyllabe et qui vous regarde en permanence avec un air désaprobateur laissant deviner tout le mal qu'elle pense de votre conduite, de vos compétences en tant que garde du corps et de votre personne en général ? En êtes vous ressorti en vous disant que vous seriez, finalement, prêt, vous aussi, à tuer pour cette personne ? Non ? Alors, peut-être, est-ce que la folie infuse entre les survivants de ce monde. Peut-être n'avez-vous pas encore rencontré les bons fous. Et peut-être que, sans s'en rendre compte, Deryck était en train d'y sucomber.