Circonvolution sur la légèreté

Chapitre débuté par Elijah

Chapitre concerne : Elijah,

Ce texte vaut 3 bières !
Texte rédigé d'une belle écriture calligraphiée sur feuille de velin, puis laissé libre aux caprices des vents.
Non signé.

 


Salut à toi le baladin, le requin, le coquin.
Que rien ne rebute, surtout pas les rites païens.
Et les Filles de bien, que l'on culbute à la fin.
Allons donc découvrir de quoi le monde est fait.
Au hasard d'une rencontre amicale dans quelques déserts de cendres ou d'une rixe de poivrots au sortir d'un rade miteux.
Tu étudieras le cancrelat comme la bête sacrée.
Le récit héroïque comme le conte scabreux.
Tu offriras ton oreille indiscrète aux déboires d'êtres misérables.
Aux pleurnicheries, ton épaule consolante.
À la colère, les plus beaux poncifs de ton répertoire.
À l'espoir, ton approbation entendue.
Aux cœurs féminins et sensibles, ton côté mauvais garçon.
Pendant que tu y es, ajoutes-y donc un sourire canaille et un regard félin,
Puis contemple l'émulation.

Salut à toi l'homme sans Cœur.
Qui tombe toujours à Pique.
Tu ne portes pas de Trèfle, et pourtant
Tu laisses toujours le doute sur le Carreau.
Encore une partie?
Aux six faces d'un dé pipé.
Un destin figé, un but cadenassé.
Demain, d'autres cartes seront tirés.
Pour tout recommencer.

Quoi?
Cette litanie t'ennuie?
Cette logorrhée sent le réchauffé?
Mais sais-tu vraiment ce que j'exhibe?
C'est une diatribe psilocybe.

Foutaises! Conneries! Menteur!
Des mots sans valeurs.
Des pensées sans saveurs.
Une poésie sans bonheur.

Mais oui! Bien sûr!
C'est la quintessence de l'absurde.
Le privilège du conteur.
S'abstenir de toute logique.
Du fond de tout propos.
Crois-tu vraiment que le prêcheur a besoin d'être convaincu,
Pour convaincre la brebis du bon goût de son fruit?
Mais baste! Je vois bien que la leçon te laisse de marbre.
Et au final, tu as raison.
Quand il te suffit, pour en récolter la graine, de rester au pied de l'arbre.
Quoique de patience, tu devras te munir.
Une réserve de façade derrière un affable sourire.
Avaler ton comptant de couleuvres,
Pour contenter les bonnes œuvres.
Et qui sait... Engrosser des veuves.

Le rêve, n'est-ce pas?
Que de jouer les saltimbanques sans lendemain.
De s'astreindre à ne suivre qu'une seule et unique règle : Carpe Diem.
Mais pour la beauté de ce songe éveillé, je me plierais à celle de la conclusion.
J'userais d'une citation ancienne.
D'une de celles que l'on fait sienne :
 
À la question toujours posée " Pourquoi écrivez-vous ? ",
la réponse du Poète sera toujours la plus brève :
" Pour mieux vivre. "

Salut à toi l'écrivain, le martien, le devin.