Chasse à la vie, à la mort

Elle avait emprisonné de ses mains les couilles de ses hommes comme on se serre la main... elle avait dévoré les lèvres de la jeunesse comme on déguste un morceau de poulet à pleines dents. Juste pour leur dire qu’elle était fière d’eux et de leur efficacité mortelle. Même si, parmi les 4 corps dont il ne restait plus que temporairement l’enveloppe charnelle, aucun n’avait l’apparence de Richard le fuyard, le couard. Aux petits maux les grands remèdes, le mot était passé à une connaissance, à présent la veuve noire bascule sur la fréquence publique. La voix est étrangement posée malgré la montée récente d’adrénaline, le timbre est grave, chaud, inquiétant peut-être...

On me nomme La Recluse. Un jeune homme voulait me rejoindre selon ses propres mots, mais ses propres jambes l’ont fait détaler. Il a du perdre sa langue en route. Il est brun, la trentaine, porte une veste marron qui recouvre un haut blanc, un pantalon bleu. Un signe distinctif : son cul serré quand il court. Si vous le trouvez, je le veux... vivant. Si vous me le livrez, vous serez récompensé.

Un instant, un silence.

Mon lapin ? Tu m’entends ? N’aie crainte, je suis là...