L'Asile

Bon alors… Tant qu’à refaire le coup…



Ahem !

C’est encore l’inimitable voix de François Juno, toujours aussi ridicule, qui se met à parler. Depuis le temps, il est encore vivant, celui-là ?

Chers nomades, sédentaires, sédentaires itinérants… Mesdames, messieurs, et autres anomalies de toutes sortes… Nous revoilà ! Oui, oui, je sais, vous connaissez… la chanson… Ahem. Ça devient redondant, ce rôle…

Les temps ont été difficiles dans les terres désolées… Canicule, rencontres dangereuses, crise de zombinite, et autres aléas de la vie Post-Crash sont tant de raisons de perdre la vie… Mais nous avons survécu, comme vous tous, si vous m’entendez ! La situation a quand même bien changé, au nord. Le Gyrophare n’est plus, abandonné aux mains des pillards qui peuplaient les cendres…

Mais ne vous en faites pas, nous avons trouvé un nouveau foyer. L’Asile.

Situé à l’ouest, au sud de la mer de cendres, se trouve un ancien bâtiment de soin psychiatrique. Une sorte de château, recouvert de végétation, c’est plutôt beau ! Ah, n’écoutez pas nos deux invités, ils vivent dans un déni de réalité pur et dur ! « Un trouble de la personnalité dys- dysthymique » m’a dit Jest. Une vie d’illusion, oui, ils devraient être heureux d’avoir trouvé un toit ! J’espère que ça se soigne.
À mon avis, une bonne séance de discothérapie, et hop, c’est reparti ! Ou bien quelques vitamines en forme d’animaux, on s’est lancé dans une production dernièrement. Le mieux, c’est de se faire prescrire des herbes médicinales, à inhaler… Tout ce qu’il faut pour des nuits de folie ! Aah… Enfin bref.

Notre communauté est un havre indépendant. Un refuge pour les perdus, les sans-abris, les parias ou les sans-factions qui chercheraient l’Asile. Mais attention hein, je ne veux pas voir de pillards à nos portes, c’est fini, l’époque du Gyrophare. Nous avons une équipe de sécurité bien entraînée maintenant, et je patrouille régulièrement les alentours avec le bazooka dans ma poussette. Vagabonds mal intentionnés, passez votre chemin.

Sinon, nous sommes devenus un hôtel, il paraît, avec ces histoires… Mais je ne suis pas le directeur, alors si vous avez des réclamations, ne vous plaignez pas vers moi, merci ! D'ailleurs depuis notre arrivé on le cherche encore ce directeur ! Si vous le trouvez, contactez-nous !
Olalah, en plus ils m’ont demandé de leur aménager une nouvelle pièce, ils en ont du culot… Ils ont aussi de la chance que je cherchais une excuse pour m’occuper sans être sobre…


Sur ce, portez-vous bien, et bonne survie dans les terres désolées !

 

Héhé ouais, il a raison l'Juno. Et j'fournis les boules quies à base de cire de pied pour ceux qui veulent pas l'entendre chanter ou qui supportent pas la disco. Par contre, confondez pas les baignoires avec les latrines siouplait, on a eu quelques soucis dernièrement sur c'point là avec des clients un peu tatillons. J'espère qu'ils nous donneront quand même une bonne note sur Badtripadvisor. On l'mérite. On a réussi à les accueillir sans tuer personne.

M'enfin  bon sinon pour trouver l'Hospice, enfin l'Asile pardon, c'est simple, vous prenez à droite avant les arbres morts pis ensuite demi-tour toute et foncez dans l'autre sens. Si vous arrivez devant des dunes, c'est que vous êtes pas au bon endroit, revenez en arrière. Sinon vous criez "Hé ho, y'a quelqu'un ?" j'irais vous chercher si desfois qu'on vous entendrait. Enfin bon j'vous préviens, j'suis sourd comme un pot. Enfin bref, démerdez-vous quoi...

Oui François, on est encore vivant. C’est complètement pas naturel ça, oui!
Tien Orwell aussi, pas naturel, je vous dit!

D'ailleurs, merci à tous ceux qui m’on aider à retrouver Cyrano, mon ami de toujours, mon singe.

Nous sommes réunis à nouveau.
Bon, ça fait un moment, oui, mais je n'ai pas dit merci!
Alors merci, ouihihihi!

Par contre, j’ai égaré mon lance-flamme dans la forêt.
Si vous le trouvez, contactez l’Asile.
Je sais bien que vous ne le rapporterez pas, non. Je suis dingue pas con, non!
Mais j’aimerais au minimum savoir s’il est au petit oignon, oui!


J'ai perdus mon lance-flamme dans la forêt, oui! L'auriez-vous trouvé par hasard?