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Journal d'Iria Kessler - Premières entrées

Lune 1 – La rencontre

 

Je ne sais pas si j'ai fait le bon choix. Probablement pas. Mais rester à la Capitale, c'était crever lentement en regardant Presley se pavaner avec ses conneries capitalistes.

Zillah a lancé un appel. Une grande perche encapuchonnée, sinistre à souhait, avec une voix d'outre-tombe et des doigts de faucheuse. Franchement, tout chez elle hurle « danger », mais elle proposait ce que je voulais : se barrer de cette ville de merde.

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Une souillure inomable

Le matin se levait doucement sur les rives du grand fleuve qui coulait paisiblement à travers le Wasteland. C’était l’un de ces instants suspendus où la Capitale dormait encore : seuls quelques chiens faméliques se disputaient des restes moisis, les prostituées vidaient leurs seaux à sperme à l’abri des regards, et l’équipe de Rangers du matin ramassait les cadavres refroidis pendant la nuit.

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Make Anarchy Great Again


Tuer c'est une chose.
Encore qu’ôter la vie à un déchet humain puisse le plus souvent être considéré comme un acte naturel, voir de miséricorde. Comme celui de respirer, pisser ou encore rejeter l'ancien monde. Sur cette saine philosophie, les filles, Steph' et Mei, se sont donc chargés de l'agent orange qui squattait un bunker isolé au centre de terres ravagées par l'hiver nucléaire. Seul lieu d'intérêt à des zones à la ronde. Tout du moins si l'on a pas l’œil ou l'âme du poète...
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Journal de bord d'un chien..

Journal de bord – Jour 1 (enfin… je crois ... mais rêvez pas trop, j'vais surement en oublier)


Rédigé par : Moi. Le chien. Celui qu’on ne soupçonne jamais. Koda pour les intimes.
 




Avant, le monde sentait surtout le canapé, la croquette, l'herbe fraichement coupée, la pisse parfois, souvent de fois en fait ... et

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L'huile et la souillure
De la graisse et un pigment. Il ne faut pas plus d'éléments en ce monde pour permettre à l'homme d'offrir à l'univers tous les tourments qui le traversent.
Ce qui est visqueux, et ce qui tâche. Le sale. Le fiel. La noirceur. L'encre.

Dis-moi ô mère pourquoi de ton corps grêle et fin comme celui d'une guêpe éreintée par les heures suis-je sorti comme une nymphe vorace, glougloutant d'un appétit qui ne s'apaise qu'en la faisant souffrir ?
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